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    Client

    Il est là, le coeur d’une ville.

    Samedi après-midi, je suis passé à la Librairie Marie-Laura, sur la rue St-Dominique à Jonquière, ramasser des livres que j’avais commandés depuis belle lurette. Pas que la commande avait pris du temps à arriver, mais je n’avais pas trouvé le temps de m’y rendre. J’ai profité de ma visite pour acheter le nouveau Paul, et faire un don pour La Fondation pour l’alphabétisation. Olivier, un de leurs sympathiques libraires, tenait le fort en ce samedi mouilleux et froid. Uniquement à l’extérieur, car il se dégage de cette librairie une chaleur dont les propriétaires, Daniel et Andrée, ainsi que leurs employés, sont les uniques responsables. Pendant que je fouinais dans le rayon des bandes dessinées et scrutais la table des suggestions de l’équipe, je pouvais observer le travail d’Olivier. À une madame âgée, il recommandait de s’assoir sur un des sièges confortables de la librairie afin de lire quelques pages pour s’assurer que le livre qu’il lui conseillait était ce à quoi elle s’attendait. Un homme accompagné d’un ami qui cherchait un livre à offrir en cadeau à sa femme, tentant d’expliquer dans ses mots le style littéraire recherché alors qu’Olivier fouillait un peu partout pour le combler. L’atmosphère était sympa. Les gens de la Librairie Marie-Laura personnifient exactement l’idée que je me fais de ce noble métier qu’est celui de libraire; métier qui, avouons-le, est presque en voie d’extinction de nos jours. L’achat en ligne, les megas centres comme Walmart et Costco, Archambault ou Renaud-Bray rendent la vie dure à ces boutiques spécialisées, troquant des prix extras à défaut de conseiller. Je ne suis pas du genre à être contre le progrès et j’ai écrit souvent dans ce blogue que les petits commerces spécialisés doivent se réinventer au lieu de se lamenter. Qu’au lieu de se battre sur le même terrain que la concurrence, ils doivent jouer ailleurs, en offrant autre chose qu’un prix, à vendre une expertise ou une expérience. Et c’est tout à fait ce que font les gens de cette librairie.

    Ce qui m’amène à vous dire que je viens de terminer la nouvelle revue CVS, édition automne / hiver; ce magazine qui parle des centres-villes de Saguenay et de leurs commerces. Formidable outil de communication qui permet à ces entreprises, mais encore plus aux gens qui y travaillent de montrer ce qu’ils ont à offrir. Bien que ce mandat est une expérience créative intéressante, ce que j’apprécie par-dessus tout dans son exécution est justement d’avoir la chance de rencontrer les gens qui font que nos centres-villes bougent et vivent. Tout comme les gens de chez Marie-Laura, les commerçants des centres-villes sont différents des autres par le côté très personnalisé de leur démarche. Dans ces commerces, la hiérarchie y est beaucoup moins perceptible : on fait des affaires la plupart du temps avec les propriétaires. Y a un côté amical qui se dégage de ces rencontres. Oui, il y transaction, achat, business, mais d’une façon moins directe, plus humaine… moins mercantile. Ce fut, encore une fois, un plaisir de travailler avec mon équipe et de sortir du cadre du magazine traditionnel en tentant d’embarquer nos clients dans des avenues éclatées – il faut voir Michael Tremblay, du Temaki Sushi Bar, jouer les samuraïs du dimanche! Sans eux, pas de magazine, et encore moins de centres-ville. Merci.

    Je vous invite à arpenter vos centres-villes, mais surtout de prendre le temps de parler avec ces commerçants allumés, à ces artisans qui luttent pour la survie d’une vie différente que celle dictée par les gros joueurs économiques. Occupons nos centres-villes. Pour reprendre un terme à la mode…

     

    Meilleur avant.

    Pour vous remercier d’avoir travaillé pendant 25 ans dans son entreprise, votre employeur vous fera une belle petite fête, un beau petit gâteau et vous offrira une belle petite bague ou une belle petite montre. Vous serez peut-être ému sur la belle petite photo. Au lieu de ça, il aura dû vous offrir la porte il y a belle lurette. Vous foutre dehors. Pour votre bien. Et celui de son entreprise.

    Nous avons tous une date d’expiration. Par rapport à ses clients, employeurs, amis, etc. Nous atteignons tous, un jour ou l’autre notre seuil d’incompétence comme parlait J. Peter et Raymond Hull, dans leur livre le Principe de Peter, paru en 1969… Comme pogner un mur. Le mur du con.

    Ne me parlez pas d’emploi à vie ou de client à vie. Ne me parlez pas d’éternité syndicale, sinon je vous parlerai d’ennui cervical.

    Vous voulez savoir si votre date est arrivée, regardez-vous agir. Prenez du recul. Survolez-vous. Quand vous tombez dans vos petites habitudes et que vous vous vautrez dans ces petits plis confortables de la réplétion, ça sent la fin. Quand vous levez le pied de sur l’accélérateur du dynamisme ou quand vous haïssez vos collègues qui ne le font pas, la date approche. Quand vous tombez dans la routine et que vous vous rebiffez à tous changements, vous y êtes peut-être déjà. Quand votre phrase préférée est « on l’a déjà essayé ça, pis ça jamais marché » en banalisant la candeur des petits nouveaux, vous vous en approchez. Si vous vous reconnaissez, serait peut-être le temps de fouiller sur Jobboom. Quand tu passes plus de temps à consulter ta convention collective qu’à travailler, tu es au bout du rouleau.

    Quand vous n’êtes devenu qu’un frein au développement et aux nouvelles idées, c’est que vous êtes dépassé. Over. Votre meilleur est derrière vous. À moins de vous prendre en main.

    Et je ne parle pas d’âge. Comme n’importe quel produit sur le marché, les dates d’expiration peuvent être différentes. Les produits sans agents de conservation ont une durée plus limitée, les produits à hautes valeurs chimiques ont une vie quasi éternelle. En parallèle, un emploi qui demande du renouvellement et des idées fraîches est exigeant et demande de suivre la parade par rapport à un travail qui en demande moins. Et n’y voyez pas de jugement de valeur, plutôt comme un simple constat.

    Et je ne parle pas d’âge. Y a des trentenaires balaises comme des quinquagénaires qui débordent d’énergie. Y a des jeunes qui veulent tout avoir tout de suite, comme des vieux qui ne veulent rien donner, jamais.

    Je vous parle uniquement de ce que les Anglais appellent « soul ». La passion. Si elle vous quitte, c’est que vous n’avez rien fait pour la retenir ou qu’on vous l’a extraite trop rapidement. Retrouvez-la.

    Ce n’est peut-être pas toujours votre faute, j’avoue. Vous ne pouvez y être pour rien. Vous aurez conservé cette belle attitude et votre créativité sera toujours à son zénith, mais c’est peut-être votre employeur qui a atteint sa date de préemption. Par rapport à vos attentes. Le résultat demeure le même, vous n’y avez plus votre place. À rester sur la tablette, à attendre d’expirer vous aussi. À voir pourrir votre potentiel. Le clown Sol disait : le problème avec les cadres, c’est qu’ils s’accrochent. Et c’est ce que vous faites trop souvent, au lieu de vous secouer, de reprendre vie. Une vie qui se trouve tout simplement ailleurs.

    Il y va de même avec nos relations clients. Comme marque, vous atteindrez peut-être votre date date limite avec certains de vos clients qui ne voudront pas nécessairement avoir mieux, mais l’avoir différemment. Et comme consommateur, vos attentes ne seront peut-être plus soutenues par votre marque préférée. Et c’est normal. Le monde change, les besoins changent, et vous aussi vous changez.

    Réaliser qu’être malheureux au travail ou dans une relation fait peut-être mal, mais l’endurer pour des raisons de stabilité est pire. La vie est courte quand vous en profitez, mais longue quand vous vous emmerdez. N’attendez pas d’expirer.

    Je suis porteur. Et vous?

    Nouvelle campagne de sensibilisation conçue pour CORAMH.

    CORAMH a pour mission de prévenir les maladies héréditaires en misant sur la sensibilisation, l’information et l’éducation. L’organisme réalise sa mission en transmettant à la population des notions de base sur la génétique et l’hérédité, en informant la population du mode de transmission des maladies héréditaires et en fournissant une description des maladies héréditaires fréquentes dans la région. Au Saguenay–Lac-St-Jean, une personne sur cinq est porteuse du gène responsable d’une des quatre maladies héréditaires récessives suivantes : l’acidose lactique, l’ataxie de Charlevoix-Saguenay, la neuropathie sensitivomotrice et la tyrosinémie. Si vous et votre conjoint êtes porteurs du même gène défectueux, vous avez un risque de 20% (1 sur 5) d’avoir un enfant atteint. Pas banal.

    Ça aura pris 30 ans aux centaines de personnes qui ont travaillé avec leur coeur, pour la plupart bénévolement, afin d’arriver au projet-pilote annoncé au milieu de l’été. Enfin, aujourd’hui, il est possible (sous conditions, voir ici) de se faire dépister pour une de ces maladies, sans avoir eu d’antécédents familiaux. Car il a toujours été possible de le faire, mais uniquement si un cas avait été diagnostiqué près de vous. Comme c’est un projet-pilote, il faut noter que l’offre de tests se termine en novembre 2012.

    Je tiens à remercier personnellement Josée Gagnon, Catherine Gobeil, Dave Tremblay et Nancy Tremblay ainsi que leurs enfants d’avoir si gentiment accepté de tourner dans cette campagne. Depuis que je travaille avec CORAMH, j’ai eu le grand privilège de rencontrer des gens formidables, des gens de coeur, d’une sensibilité sans pareille. Ce fut le cas, encore une fois. Merci à Ken Allaire et son équipe de Zed Productions pour la réalisation; ta sensibilité transpire dans la prise d’images, mon Ken! Merci à CORAMH de continuer sa mission.

    Le lien vers l’ancienne campagne.

    Bon à tirer*

    Dans mon billet précédent, je faisais allusion à deux textes portant sur le même sujet et illustrés avec la même image. Deux billets écrits à quelque 1000 jours d’intervalle. C’est cocasse de réaliser que même si les deux textes racontent ma hantise des présentations aux clients, ou pitch pour utiliser le jargon du métier, ils se complètent parfaitement. L’un racontant l’avant alors que le second s’attarde plus au moment présent de la présentation.  Les voici, en rafale…
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    Version 2011

    Bon à tirer*

    Mes maquettes sont déposées sur mes genoux. Mon cul repose sur une chaise droite sans confort devant le bureau de la réceptionniste. À ma droite, le magazine l’Actualité, des Sélections du Reader’s Digest et quelques revues spécialisées copulent les unes sur les autres dans l’indifférence la plus totale, créant en se superposant, des titres surréalistes comme « En période de RÉER, visitez la Gaspésie », « 10 capris, pour mieux gérer son portefeuille », « Châtelaine des Affaires », « Semez tôt pour une peau en santé ». Je n’invente rien, ils sont là à me crier leurs absurdités. Je regarde ma montre. Je suis définitivement arrivé trop tôt. Moi et ma peur d’arriver en retard. Tellement tôt que je suis là à me morfondre à créer des slogans à partir de coupures de magazines. La réceptionniste jette quelques coups d’oeil vers moi quand elle n’a pas le nez rivé à son écran. Elle semble se demander ce que j’ai à regarder ces revues sans les prendre dans mes mains. Ou s’interroger si mes cheveux sont toujours comme ça à se battre sur ma tête. Je délire. Elle est simplement concentrée à taper sur son clavier. Le son m’impressionne. Moi qui ne tape qu’à deux doigts. Ce concert de touches rapides m’émeut. Je suis définitivement arrivé trop tôt et ma nervosité me rend gaga. Pourtant dans quelques minutes, je vais regretter ce moment de plénitude que je vis présentement. Comme ces soldats au jour J, se plaignant de l’humidité de la mer, alors que la Normandie était à quelques noeuds.

    Je dois rester concentré. Je serai bientôt appelé. Appelé à aller au front.

    Je déteste ces présentations. Où il faut parader avec nos maquettes. Expliquer notre démarche. Ventiler notre budget. Vendre.

    Je sais, ces présentations font partie de mon métier. Et c’est aussi un thrill de « pitcher ». De se battre. De débattre. Y a un côté grisant à faire ça, mais je suis pas toujours à l’aise de.

    Je suis un gars d’idées. De plein d’idées. Mais je dois y réfléchir. Oui, je suis capable de vous en garrocher des idées, comme ça à la volée, mais je ne pourrai vous les pousser de force si je ne suis pas convaincu. Et pour l’être, je dois y penser plus d’une fois. Foglia, dans une chronique expliquait comment il était mauvais en débat direct, qu’il refusait dorénavant d’y participer. Parce qu’il avait besoin de temps pour clarifier ses idées. Je suis comme ça aussi. Et comme je n’ai pas l’âme d’un vendeur, mes présentations peuvent sembler un peu plates. Les mots se bousculent dans ma bouche. Je perds le fil de la discussion. Y a une tempête qui se déroule dans ma tête. Ça explique peut-être les cheveux. J’y peux rien. Quand j’étais plus jeune, je ne dormais pas des jours avant mes exposés oraux. Je gaspillais des semaines de recherche en vomissant un travail de rédaction de 50 pages en moins de 5 minutes. Sans respirer. En transpirant. Les grandes gueules comme moi sont souvent de grands timides qui, en se servant d’humour, arrivent à s’en sortir. Pendant que la bombe intérieure est prête à exploser, y a que la moiteur des mains qui en dénote la présence.

    J’ai appris avec le temps que pour passer cette difficile épreuve, je dois avoir des maquettes sans failles. Des idées percutantes qui devront débattre seules. Sinon, mon apathie ne peut que leur nuire. Sur un dossier remporté dernièrement, l’une des responsables me faisait la remarque que ma présentation n’était pas la meilleure parmi tous mes concurrents, mais que mon document de présentation était fort, ce qui avait sauvé la mise. Allez, faites-vous plaisir tout en me faisant souffrir et invitez-moi à pitcher…

    * Bon à tirer : En imprimerie, la dernière étape avant l’impression : on effectue une simulation de l’impression d’après les éléments finalisés. Vieux terme oublié, mais qui faisait un beau titre!

     

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    Version 2009

    Feu.

    (originalement écrit le 27 janvier 2009 – pour voir l’original et ses commentaires, cliquez ici)

    pitchVous entrez dans la pièce. On vous attendait. On vous a d’ailleurs réservé la place du milieu, juste en avant, devant tout le monde : le « hot spot ». Il y a peu de chance d’y trouver une chaise. Si oui, elle sera normalement peu confortable et plus basse que celles des gens qui vous font face. C’est psychologique. Il fait normalement froid dans la pièce. Mais ce n’est qu’une illusion, vous êtes le seul à avoir froid. Les gens qui vous regardent vous installer font seulement semblant d’être de glace : c’est normal, c’est leur rôle d’être comme ça. Ce n’est surtout pas le temps pour eux de montrer des sentiments, de montrer un signe de sympathie. Vous vous préparez tranquillement, placez vos documents devant vous et en distribuez à vos protagonistes. Avant même d’en juger le contenu, vous sentez leurs yeux sur vous, c’est présentement le messager qui les intrigue et non le message. Il ne faut surtout pas que vous vous laissiez impressionner par ces regards, ne pas vous laisser distraire, sinon cela pourrait tourner au cauchemar. Mais c’est plus fort que vous. Vous avez déjà les yeux qui se promènent sur chacune des personnes, vous êtes en train de les analyser un par un. Vous êtes tranquillement en train de mettre ces gens dans des cases. Vous leur attribuez déjà des personnalités, vous imaginez une hiérarchie. Même si c’est la pire chose à faire présentement, c’est plus fort que vous. Pire que les idées que vous vous mettez dans la tête, vous allez imaginer maintenant ce qu’il pense de vous, avant même de vous avoir entendu. Parmi toutes les personnes présentes, une seule est différente : son sourire, sa compassion la distingue totalement. C’est le lien entre vous et les autres. Cette personne fait les présentations d’usage. Elle en profite même pour brosser un portrait assez élogieux de votre personne, de votre travail. Sous le regard impassible du reste du groupe, bien sûr. Ça y est, c’est à votre tour. Vous pensez que ce serait normalement le temps de vous lever, mais vous êtes déjà debout. Alors, vous commencez. Vous êtes dans votre zone de confort, ce n’est pas votre première présentation, et votre introduction n’est pas nouvelle, vous avez déjà eu le temps de la peaufiner avec le temps. Le regard sommaire que vous posez sur l’audience vous donne raison : tout baigne! Alors, vous décidez de passer à l’étape deux. Vous plongez. C’est ici que les regards de vos spectateurs commenceront à changer : certains s’éclaireront, d’autres, par contre, s’éteindront. Vous sentez par contre qu’il y peu ou pas de gens avec cette deuxième réaction. C’est cool. Vous êtes tranquillement en train d’avoir moins froid, mais c’est encore un feeling, c’est uniquement le courant qui passe : votre présence semble appréciée. Vous respirez mieux. Même si les seules réactions que vous avez décelées sont pure intuition et spéculation. La période de questions commence. C’est la fin du monologue. Et du discours maîtrisé. Vous tombez dans une zone non contrôlée. Les premières questions sont faciles, le message a bien passé. On vous a trouvé peu de failles. Jusqu’à ce que, de nulle part, arrive cette question qui n’en a pas tout à fait la forme, puisqu’elle ne possède pas une forme interrogative : c’est un piège. On vous tend un piège. Et vous tombez presque dedans, tellement votre réaction n’est pas directe.  On vous a déstabilisé. Vous devez improviser au plus vite, ramener le discours, ce n’est pas le temps de flancher. Garder la ligne. Ne pas rougir. Ne surtout pas être sur la défensive. Garder la ligne. Mais cette petite faille, rien de majeur, ce minuscule détail, que personne n’aurait pu remarquer est en train de bouleverser votre présentation. Du moins, nuire à la pertinence de votre discours. Et vous savez que ce n’est pas tant ce détail, mais bien la façon dont vous réagissez qui vous cale. Mais il est déjà trop tard pour la balayer du revers de la main, cette réaction doit se faire dans les secondes après la question. Votre réaction tardive ne fait que donner du mordant au problème. Vous réussissez bien que mal à revenir, avec effort, à reprendre le contrôle de la situation. Vous savez que vous avez perdu quelques plumes, mais dans l’ensemble les dommages semblent minimes. La personne qui vous a tendu le piège semble assez fière d’elle. Elle a eu avantage sur vous. Vous lui en voulez, mais cela fait partie du jeu. Et de toute façon, vous n’avez que vous à blâmer, ou du moins votre réaction. Les questions sont terminées. La présentation aussi. Cela s’est bien passé, du moins c’est ce que vous pensez, ou ce que vous voulez croire. En diminuant l’impact de votre dérapage. Après avoir salué tout le monde, en quittant la pièce, le doute subsiste, vous angoisse. Mais c’est trop tard. Ce n’est plus à vous de jouer. En tout cas, plus en direct. Uniquement ce que vous aurez laissé comme impression. Des mots. Des images. Une personnalité. Un feeling. Des perceptions. Et un simple petit détail dont vous n’êtes pas encore capable de mesurer l’impact.


    Design Vs Marketing

    Au début des années 1990 était publiée, une publicité irrévérencieuse dans le très sérieux Wall Street Journal qui disait ceci : « Comment deux hommes avec des études en arts graphiques peuvent faire plus pour votre entreprise qu’une salle pleine de MBA » (traduction libre). Impertinente dans le titre autant que dans son contenu, la pub réalisée par le mythique designer Joe Duffy alors récemment associé au Michael Peters Group (mais dissocié depuis…), vantait le mérite du design en opposition au marketing. « … Avec un simple crayon, nous pouvons apporter des solutions à des problèmes que vos plus brillants MBA ne pourraient résoudre avec une craie ». Créativité vs Chiffres. Design vs Marketing. Baveux, je vous dis. Mais encore aujourd’hui tellement juste.

    Je suis toujours surpris du débalancement anormale du design par rapport au marketing que commettent les entreprises d’ici quant au développement de produits. On passe des mois, voire des années à développer un nouveau produit et on laisse des miettes aux créateurs qui le feront vivre sur les tablettes. Que ce soit au niveau du design même de l’objet ou de son emballage, ou de son interface client. La plupart des entreprises laissent entrer en scène, les spécialistes que nous sommes, nous designers (graphiques/industriels/,etc.) beaucoup trop tard et avec souvent trop peu de ressources. Trop tard pour apporter des ajustements importants au produit même quant à sa création initiale. Trop tard surtout pour être au parfum des besoins que peut combler ce produit. On a calculé le coût de revient, de fabrication, de distribution, etc. Mais on a laissé pour compte l’élément le plus essentiel à la fin : le sex-appeal, l’attirance que ce produit déclenchera sur celui ou celle à qui il est destiné. C’est fou, non?

    On accorde, encore aujourd’hui beaucoup d’importance aux chiffres, aux sondages et aux focus groups, laissant de côté l’intangible, le déclic, le coup de foudre que provoque un produit attractif. Steve Jobs disait dans une entrevue : « C’est difficile de créer des produits à partir de focus group. La plupart du temps, les gens ne savent pas ce qu’ils veulent avant qu’on leur montre… ». Ainsi, si Apple avait arrêté son développement de produits à ce que le consommateur moyen exigeait, nous n’aurions pas en mains l’iPhone, iPad et autres produits d’avant-garde. Pour en ajouter sur la Pomme et son mode de fonctionnement, on gratifie énormément Jobs, mais il ne faut surtout pas oublier Jonathan Ive, le vice-président senior du Design d’Apple. On dit que Jobs a rêvé du iPhone, mais que c’est Ive qui l’a créé. Apple a toujours eu des designers sur son Board of Directors, contrairement à ces compétiteurs, mettant le design à l’avant-plan de son processus de développement de produits et non comme une simple étape avant la commercialisation. La forme suivant la fonction. En donnant autant d’importance à la créativité qu’aux chiffres, Apple a su dépasser ses concurrents qui continuaient d’enligner de faibles copies, préférant suivre la parade au lieu de la créer.

    Omnubilé par le rendement à court terme, une entreprise prend la mauvaise décision en coupant sur le développement même de son produit. Au lieu de faire de la veille sur les réseaux sociaux pour lire ce que les gens disent de mal sur nous, on devrait prendre ces mêmes moyens pour s’améliorer. Plus logique. Vous avez beau, avec vos beaux slogans et vos belles pubs, dire à vos clients que votre produit est le plus beau et le plus génial, s’il ne l’est pas, c’est peine perdue. Il y a une quinzaine d’années, j’ai travaillé (avec l’agence auquel j’étais associé) au design d’un emballage de bière : nom, étiquette, caisse, affiches, pub, etc. Notre cible : les jeunes de 18 à 24; notre mandat : créer un brand éclaté qui sortait de l’ordinaire. Tout ça, c’était bien beau et nous avions réussi notre mandat… à moitié, puisque le produit n’a jamais levé. Le design du produit avait reçu un prix national, il plaisait au public-cible auquel il était destiné, mais les jeunes boudaient quand même cette bière : trop chère, trop goûteuse et d’une production inégale. On nous avait fait plancher sur un produit qui s’avérait totalement différent de celui qu’on nous avait promis. Nous étions intervenus trop tard dans le processus sans pouvoir dire au client que son produit ne répondrait pas aux attentes créées. Que ce design « jeune » demandé ne collait pas au goût de la bière. Qu’aucune mise en marché, distribution et publicité ne pouvait maintenant pallier à ça. Le design d’un produit ne s’arrête pas à son look. Travailler son produit est plus payant que n’importe quel pub.

    Plus facile d’être aimé quand on est aimable, sinon ça demeure du toc, de faux sentiments facilement remplaçables. Créativité vs Chiffre. Passion vs routine. Design vs Marketing.

    Nouvelle image de Marc™ pour Chlorophylle.

    C’était un secret de polichinelle que ce changement de logo chez Chlorophylle. Travail qui a débuté l’an passé, voilà qu’on l’annonce plus officiellement cette saison. Pour certaines entreprises, changer son logo n’est pas aussi simple que ça. C’est le cas pour une entreprise comme Chlorophylle, où l’identification est au coeur même de son produit : sur chaque vêtement on y retrouve la signature. L’absence de reconnaissance à la marque devient un frein majeur quand on songe à la remplacer. C’est pourquoi ce changement total fût dans un premier temps longuement mûri par l’équipe de direction et qu’un long processus créatif s’en est suivi.

    Pourquoi avoir remplacé la marque complètement au lieu de la modifier? Dans un premier temps, malgré quelques ajustements apportés depuis sa création (près de 30 ans), le logo était resté inchangé. Mis à part une petite rectification de typo et un raccourcissement de la ligne d’horizon, le logo était demeuré le même. Ce fut une erreur. On se doit d’améliorer son logo avec les années; les changements technologiques, les nouvelles techniques d’impression, l’apparition de nouveaux médias, les multiplications de mode et de tendances sont tous des raisons valables pour une amélioration de son image. La deuxième raison qui justifiait un changement majeur plutôt qu’une évolution de la marque : la reconnaissance. Dans un marché comme celui que couvre Chlorophylle, les vêtements de plein air haut de gamme, l’identification à une marque passe obligatoirement par le logo. On arbore fièrement notre dernier soft-shell North Face ou Arc’teryx, mais les produits Chlorophylle passaient plus inaperçu. Pas que le logo était inesthétique, mais sa forme extrême allongée rendait sa visibilité difficile, et ce, même à une grandeur maximum. En test, au bureau, on alignait trois manteaux de même catégorie de trois fabricants différents et celui de Chlorophylle demeurait anonyme. Impardonnable, quand on sait que le marché aime être identifié à une marque. Si celle-ci est non reconnaissable, on a un problème. Même si l’entreprise modifiait les vêtements que les athlètes commandités portaient, en agrandissant sérieusement la grosseur du logo, le problème persistait. C’était au niveau même de la conception qu’il fallait s’attaquer.

    Le processus créatif s’est donc déroulé sur plusieurs mois. Il faut comprendre que dans le domaine des vêtements, des changements majeurs comme celui-ci se doivent d’être planifiés des mois d’avance. Par exemple, Chlorophylle travaille présentement sur la ligne de printemps 2013. Donc la planification était incontournable puisqu’il fallait tenir compte de la production d’objets spécifiques comme des boutons, fermeture éclair, etc. Il fallait s’assurer que le changement serait plus que simplement esthétique. Des premières esquisses jusqu’à la construction finale nous avons fait beaucoup de tests au niveau de la visibilité et du défi de le remarquer facilement sur tous types de vêtements. Bien qu’audacieux, j’ai recommandé de jouer le mot Chlorophylle sur deux lignes afin de permettre, à grandeur égale de typo, de doubler la superficie de la signature. Ce fut mon meilleur coup. En acceptant de faire ainsi, nous venions de régler le premier problème de visibilité de l’ancien logo; pour une utilisation semblable quant à la largeur, le nouveau logo devenait énorme en comparaison quand on le plaçait sur un vêtement. Pour la typographie, je suis parti d’une police de caractère, créé par mon pote Alejandro Paul, que j’ai complètement reconstruite : encore une fois, je ne voulais qu’aucune autre marque ne soit par erreur identifiée par celle-ci. Cette police avait la grande qualité d’être solide, capable d’être reproduite en très petit format, et pouvant facilement être brodée sur des tissus complexes. L’emboîtement des lettres a permis d’en réduire le nombre. On ne voulait plus non plus d’un logo à plusieurs couleurs. Le vert allait de soi. La feuille créée à partir du « P » devenait le seul élément coloré du logo, et était surtout imperméable à tout changement de fond : qu’on utilise le logo en noir ou en blanc sur n’importe quel fond la touche verte restait toujours protégée par le contour de la lettre.

    Un changement majeur de marque comme celui de Chlorophylle ne se fait pas sur un coup de tête et représente des dangers et surtout des coûts importants. On n’a pas l’opportunité de se tromper. Vaut mieux confier un travail comme ça à un pro. Un gars qui prendra soin de votre marque. Comme si c’était la sienne. Et si je devenais votre Marc™?

    Maudit que le monde est beau.

     C’est Dédé Fortin et ses Colocs qui chantaient cette toune-là sur leur premier album. Cette chanson m’est revenue en écoutant Elage Diouf chanter l’air qu’il avait prêté au même groupe dans la chanson «Tassez vous de d’là!». Bel exemple de mélange et d’intégration de cultures. Beau métissage. Le même qui se vit au Saguenay depuis le 28 juillet pendant le Festival international des Rythmes du Monde. Avec une programmation réunissant plus de 950 artistes et artisans, provenant d’une vingtaine de pays, le FIRM comme on aime l’appeler est l’happening de l’été au Saguenay. Vingt-et-un pays en deux semaines, de l’Amérique latine à la musique Maghrébienne en passant par l’Europe et l’Afrique, on fait le tour du monde en musique.

    C’est cool de voir autant d’étrangers débarquer dans une région si (trop?) homogène. Ça fait du bien. Ça ouvre les esprits. Ça amène surtout des couleurs différentes. Parlant couleur, voici le visuel que j’ai créé pour cette édition 2011. Je voulais un truc sobre, coloré, percutant et festif. Mon client depuis ses tous débuts, j’ai participé au visuel de toutes les éditions du Festival. Déjà hâte de travailler sur l’édition du 10e de l’an prochain!

    Si ce n’est déjà fait, profitez de la dernière fin de semaine pour découvrir des sons et des airs que vous ne connaissez pas, pour découvrir des cultures différentes et rencontrez des gens sympathiques.

    Maudit que le monde est beau, surtout quand on s’y intéresse!

    Affinité.

    Les entreprises tentent désespérément de séduire les consommateurs. À grand renfort de prix spéciaux, de promotion, de pubs, ils veulent accrocher, séduire et provoquer un attachement à leur marque. Notre produit est le meilleur. Notre service est irréprochable. Nos prix sont les plus avantageux du marché. Tout ça enrobé dans un visuel génial avec les bons mots. Je le sais, car c’est mon job de faire ça. D’emballer. D’emballer des produits. D’emballer des gens pour ces produits.

    Je suis comme une agence de rencontre. Produit A cherche consommateur B pour relation durable, chercheur de prix s’abstenir. Je suis un entremetteur. C’est mon job de vous matcher. De combler vos désirs de consommation. Et comme dans ces réseaux-là, il nous arrive de faire des mixes douteux. D’arriver à vous faire aimer ce que vous ne désiriez pas, une minute avant de l’avoir vu. En vous vantant des atouts. Atouts auxquels vous ne vous attendiez pas.

    Ça fonctionne? Pas toujours. Difficile de créer de l’amour, vous savez. C’est un sentiment complexe qui ne s’invente pas. On peut faire semblant, comme dans une relation humaine, mais on vient rapidement à vous démasquer. Et tout balance. Le faux amour se transforme en vraie haine. L’amour, c’est un sentiment avec lequel on ne badine pas. C’est sérieux l’amour. Et comme ça ne s’achète pas, logiquement ça ne se vend pas non plus.

    Et si je vous disais que l’amour, ce n’est pas si complexe que ça.

    Et si je vous disais que finalement, si vous voulez séduire, vous n’avez qu’à être ce que vous êtes. Pas plus, pas moins. Seulement, ce que vous êtes. Et que si vous l’on vous choisit, ce n’est que parce que vous êtes fait ainsi. Sans flafla, sans artifice ou maquillage. Rien de tout ça. Seulement en exprimant qui vous êtes et ce que vous recherchez. Avec vos qualités et vos défauts. Honnêtement.

    Pour qu’une relation humaine fonctionne, il est primordial d’y retrouver des accords communs. A est avec B, parce qu’ils pratiquent tous les deux une activité C, que leurs valeurs se rejoignent ou qu’ils ont les mêmes réflexions sur des sujets différents. Des affinités. Ressemblance, analogie, parenté, comme dirait Antidote, mon dictionnaire. Un commerce au niveau de l’amour, est comparable à un humain. Si elle veut être désirée, convoitée et devenir l’élue dans le coeur du client, elle doit mettre de l’avant sa réalité. Pas en se créant un réel. On cherche du vrai. Je connais un magasin de sport dont les deux propriétaires sont des cyclistes chevronnés. Sa clientèle? Des cyclistes chevronnés. Je connais un autre magasin de sport qui cherche à attirer ces mêmes cyclistes avec un staff qui maîtrise les termes techniques, certes, mais qui est incapable de comprendre ce que ces sportifs vivent quand ils ont le feu dans les mollets au milieu d’un col abrupt. Absence d’affinités. Et ça, ça ne s’invente pas. À long terme, y aura pas possibilité d’accrocher ces sportifs parce qu’on ne pourra pas parler d’une relation forte, de ce mélange primordial d’affinités. L’erreur que fait le deuxième magasin, c’est de vouloir faire croire qu’elle est comme le premier, alors que c’est tout faux. Au lieu de mieux servir sa clientèle de base, il veut à tout prix en solliciter une dont il n’a pas les affinités. Pensez à mon allégorie d’agence de rencontres : un vieux fumeur, abonné au MacDo, fan de hockey a peu de chance de séduire une jeune violoncelliste végétarienne, coureuse de marathon. Absence totale d’affinités. Absence de relation. Absence d’amour.

    Votre entreprise pense à tort que ce sont les clients qui vous choisissent et c’est là votre erreur : prenez les devants en affichant vos couleurs. Soyez vous même en cherchant à mixer vos affinités avec des gens qui vous ressemblent. Et vivez, vous aussi le grand amour.

    Parle, parle, jase, jase.

    Discussion intéressante avec un client/ami lors d’un diner improvisé la semaine passée. On échangeait sur les gens qui parlent, mais qui n’agissent jamais. Ces sempiternels rabats-joies qui tirent sur tout ce qui bouge sans apporter une simple petite solution. Ces critiques acerbes qui ont de belles paroles pour décrier toutes les situations, mais en ont rarement pour apporter des réponses ou solutions concrètes à des problèmes. Comme s’ils étaient éternellement dans l’opposition. Des gérants d’estrade. Des sportifs de salon.
    Ces gens-là me dépriment. Bla-bla contre ci, bla-bla contre ça. Jamais content. Toujours à comparer. Non pas que je sois contre toute critique, au contraire (ce blogue en est la preuve…), mais j’ai plus de respect pour les gens qui démontrent leurs convictions par des actions précises que par des bla-bla faciles et non concluants. Faut que les bottines suivent les babines. Faut que les actions suivent les pensées, sinon ça demeure du vent. De l’air.
    Critiquer des situations sans tenter d’y opposer des alternatives ou des solutions est à la portée de tout un chacun. Proposer des changements et assumer ses prises de position demandent un peu plus de courage. J’ai beaucoup d’admiration pour les gens qui s’assument, même si je ne partage pas leur combat ou opinion. Argumenter. Définir sa pensée. Accompagné son « je n’aime pas » d’ingrédients plus précis et de finir par changer la recette.
    J’aime beaucoup discuter avec ces entrepreneurs. Ces gars ou ces femmes-là qui mettent leurs tripes dans ce qu’ils créent. Ils vont toujours de l’avant. Ne vivent jamais dans le passé. Ils auraient souvent mille et une raison de se plaindre : contexte économique, compétition, lois trop sévères, etc., mais ils préfèrent garder leur salive pour se cracher dans les mains et travailler. Pour faire avancer leur entreprise. Et ceux qui préfèrent parler se font dépasser par ceux qui agissent.
    Les réseaux sociaux ont permis une démocratisation de la liberté d’expression. Tout le monde a maintenant son porte-voix, son public et surtout des opinions sur tous les sujets. Les prises de position sur l’actualité sont dorénavant mises de l’avant à grand coup de changement de statut sur Facebook. On s’affirme à raison de 140 caractères sur Twitter. On écrit plus, certes, mais on réfléchit moins. On se laisse dicter notre pensée. Par ceux qui crient plus fort, par ceux qui tranchent le plus. On embarque dans un débat sans connaître toutes les facettes du sujet. Avec des idées préconçues. Avec nos valeurs. En jugeant toujours le sujet par rapport à soi. La fameuse saveur du moi.
    Comment peut-on avoir une opinion sur tout? Et surtout, pourquoi avoir une opinion sur tout? Quand tu as plus d’opinions que de connaissances sur un sujet, ça devient inquiétant. Et toutes ces critiques défilant uniquement sur un fil RSS, sans se métamorphoser en prises d’actions précises, ça demeure du bla-bla. Un flot de mots. Un flot de maux.

    À vos coupes!

    C’est le 8 et le 9 juillet que les amateurs de vins du Saguenay pourront assouvir leur soif… de savoir. Oui, oui, je sais, pas uniquement de savoir, mais gardons-nous petite gêne, si vous voulez bien. Vous êtes sur un blogue sérieux, ici. Et le vin, quoique festif est de plus en plus devenu un sujet sérieux dans la plupart des chaumières québécoises. Du breuvage des grandes occasions d’autrefois, le vin a pris une place encore plus importante sur les tables du Québec d’aujourd’hui. Les caves à vins personnelles sont dorénavant courantes, les connaissances des amateurs encore plus développées et le choix, grâce aux importations privées, est devenu d’ordre mondial.
    Se déroulant sur la rue Racine, dans le centre-ville ou la zone portuaire, en cas de pluie, le Festival des Vins de Saguenay regorge d’activités pour parfaire ses connaissances et surtout faire des découvertes. L’accès sur le site est gratuit ainsi que toutes les activités de dégustations présentées durant le Festival. Des coupons sont disponibles au coût de 1 $ chacun sur le site de l’événement et le nombre de coupons demandés varie selon les produits offerts. Des activités de dégustation vous sont présentées par des passionnés du milieu ou tout simplement par ceux qui ont fabriqué les produits que vous aurez la chance de découvrir.
    Pour sa cinquième année, j’ai revu complètement le visuel. Changement de logo et création d’un visuel facilement adaptable : tous les éléments graphiques (bouteille, serviette de table, visages) sont autonomes et peuvent être appliqués de façon différente, permettant de mieux s’adapter aux différentes pièces de communication. Par exemple, le programme a été créé à la verticale, le poster à l’horizontale. Les visages créés par les cernes des verres laissés sur la serviette de table donnent le ton au véritable sens d’un tel festival : oui, nous y sommes pour parler de vins, mais surtout de parler à ses artisans, distributeurs et créer des liens avec ceux-ci. C’est là que le Festival des Vins de Saguenay prend tout son sens. Parler, découvrir, apprendre et passer du bon temps avec gens passionnés qui font un métier hors du commun.
    Belle nouveauté cette année, le Festival a développé une application pour iPhone, permettant de scanner les code-barres des bouteilles dégustées afin de pouvoir en saisir les informations. Bel outil qui permet aux étourdis, comme moi de se souvenir de vins dégustés.
    Allez vous pointer le nez au Festival et prenez une coupe à ma santé!