25 trucs qui me font chier d’être graphiste

01. Passer des heures à zigonner devant 100,000 polices de caractère pour finir par utiliser Helvetica.

02. Fuir le regard intrigué des passants quand tu te penches à la verticale pour lire les crédits d’une sacrée belle affiche sur un mur.

03. Être incapable d’apprécier un document si le texte est justifié, composé en comic sans en utilisant toutes les fonctions horribles de déformation de typo du logiciel Word.

04. Te faire demander qu’est-ce que tu as fait « exactement » dans cette brochure si les illustrations et les photos viennent d’ailleurs, que tu n’as pas composé le texte et que tu n’es pas l’imprimeur.

05. Être désigné par ta famille pour faire la carte de fête de ma tante ou l’affiche de la vente de garage du quartier.

06. De toujours barbouiller sur tous les documents que l’on te donne : ordre du jour d’une réunion, document de travail, serviette de table.

07. Être incapable d’acheter un t-shirt, si le design n’est pas hype.

08. Décider qu’un vin est un grand cru uniquement si l’étiquette est belle.

09. Se rendre compte, après 40 ans que d’utiliser de la typographie en 6 points, c’est illisible.

10. Présenter un truc de merde à un client et qu’il l’accepte.

11. Te faire dire par un client que ton design fait très professionnel. J’espère.

12. Te faire demander si tu fais des « crest », des sigles ou des légos.

13. Télécharger toutes les applications pour iPhone qui touchent de près ou de loin au graphisme et n’en utiliser aucune.

14. Être considéré comme un artiste dans le milieu des affaires.

15. Être considéré comme un commercial dans le milieu artistique.

16. N’avoir aucune reconnaissance professionnelle et réaliser que n’importe qui peut porter le nom de designer graphique sans en avoir la formation.

17. Recevoir des conseils de mise en page de la part d’une secrétaire.

18. Subir les innombrables mises à jour inutiles de tous les logiciels indispensables à la réalisation de ses créations.

19. Trouver une idée géniale, la présenter au client qui l’accepte avec joie, réaliser que cette idée existe déjà, devoir appeler le client pour lui dégonfler sa baloune.

20. Triper plus sur le générique d’un film que sur son intrigue.

21. Apprendre après avoir déposé un projet à un client prospect qu’en plus de toi, il y a 35 autres soumissionnaires.

22. Devoir toujours payer un surplus de bagages à chaque voyage effectué parce que tu achètes toujours trop de livres de design.

23. Se réveiller en pleine nuit, griffonner un concept sur son calepin près du lit et être incapable de déchiffrer le gribouillis le lendemain matin, au réveil.

24. Se rendre compte dans une mission humanitaire que ton métier ne sert à rien quand tu es en plein coeur de la brousse africaine.

25. Trouver l’idée parfaite alors que ton concept est déjà sous presse.

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12 commentaires

  • 18 mars 2011 at 8:50 //

    mouais,beau résumé de carrière ça…je comprends ça…lolll À part ça Marc ça flotte?

  • Pas mal l’article ! J’aime bien le métier de graphiste et je respect cette filière !

  • J’adore …un de tes meilleurs billets depuis longtemps.
    J’apprécie tout particulièrement la 5 et la 17…terrains très connus de mon côté, mais dans une autre sphère évidemment.

    Par contre, tu es trop dur avec toi à la 24…on aurait probablement tous le même feeling dans la brousse africaine…;)

  • Marc… je n’ai pas tout lu … J’ai eu un reflue émotif, genre, la larme à l’oeil. Je suis retraitée depuis peu, le métier me manque et parfois me donne des hauts le coeur pour ne pas dire des nausées. Sais plus…Je pense que je ne serais plus capable d’affronter ce chalenge… Ça fait du bien de lire tes états d’âme.
    Henriette

  • Bonjour Caroline,

    Marrant ton blog…. je suis tombé dessus un peu par hasard en surfant sur twitter. Et comme par hasard, ma femme est graphiste.

    Je pense qu’elle va se retrouver quand je vais lui monter cet
    article^^

    A bientôt peut être

    Ludovic

  • Je ne trouve pas le mot que je voudrais dire dans la langue française. Je le dirais donc en anglais:

    You sir, are jaded.

  • Bah, je me suis forcé.

    En français je dirais que vous semblez désillusionné, désabusé.

  • @ Gral : je parlerais plutôt d’ironie. Il faut savoir lire entre les lignes : j’adore mon métier!

  • 9 août 2011 at 0:10 //

    Salut Marc, dès la 1 je t’ai compris et ça m’a bien fait rire.

  • 14. Être considéré comme un artiste dans le milieu des affaires.
    15. Être considéré comme un commercial dans le milieu artistique.
    sooooo trouuuuuu !!!

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