Je suis porteur. Et vous?
Nouvelle campagne de sensibilisation conçue pour CORAMH.
CORAMH a pour mission de prévenir les maladies héréditaires en misant sur la sensibilisation, l’information et l’éducation. L’organisme réalise sa mission en transmettant à la population des notions de base sur la génétique et l’hérédité, en informant la population du mode de transmission des maladies héréditaires et en fournissant une description des maladies héréditaires fréquentes dans la région. Au Saguenay–Lac-St-Jean, une personne sur cinq est porteuse du gène responsable d’une des quatre maladies héréditaires récessives suivantes : l’acidose lactique, l’ataxie de Charlevoix-Saguenay, la neuropathie sensitivomotrice et la tyrosinémie. Si vous et votre conjoint êtes porteurs du même gène défectueux, vous avez un risque de 20% (1 sur 5) d’avoir un enfant atteint. Pas banal.
Ça aura pris 30 ans aux centaines de personnes qui ont travaillé avec leur coeur, pour la plupart bénévolement, afin d’arriver au projet-pilote annoncé au milieu de l’été. Enfin, aujourd’hui, il est possible (sous conditions, voir ici) de se faire dépister pour une de ces maladies, sans avoir eu d’antécédents familiaux. Car il a toujours été possible de le faire, mais uniquement si un cas avait été diagnostiqué près de vous. Comme c’est un projet-pilote, il faut noter que l’offre de tests se termine en novembre 2012.
Je tiens à remercier personnellement Josée Gagnon, Catherine Gobeil, Dave Tremblay et Nancy Tremblay ainsi que leurs enfants d’avoir si gentiment accepté de tourner dans cette campagne. Depuis que je travaille avec CORAMH, j’ai eu le grand privilège de rencontrer des gens formidables, des gens de coeur, d’une sensibilité sans pareille. Ce fut le cas, encore une fois. Merci à Ken Allaire et son équipe de Zed Productions pour la réalisation; ta sensibilité transpire dans la prise d’images, mon Ken! Merci à CORAMH de continuer sa mission.
Le lien vers l’ancienne campagne.
Posté: septembre 16th, 2011 sous Client, Coup de coeur!, Pub.
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Vous recevez une demande d’amitié Facebook d’une entreprise. Bon. Vous savez que ce n’est pas la procédure normale. Qu’une entreprise devrait plutôt se créer une page qu’elle moussera dans son réseau pour la faire connaître afin d’y recruter le plus d’adeptes possibles. Vous déciderez vous-même d’y adhérer et même jusqu’à la partager à vos propres amis si vous pensez que ça leur conviendrait à eux aussi. Mais bon, vous vous dites que l’entreprise qui sollicite votre « amitié » n’est peut-être tout simplement pas au courant et vous faites : bah, ce n’est pas la fin du monde en cliquant « accepter » pour augmenter votre propre réseau.
Un consultant en communication, comme beaucoup d’autres professionnels, vit de ses honoraires. Des honoraires de gestion, de planification ou plus particulièrement dans mon cas, de création. Les heures travaillées sont comptabilisées et facturées au client. Toujours? Mmmm, non pas toujours. Je ne peux pas parler pour les autres qui travaillent dans le même domaine que moi, nous possédons tous notre façon de faire, mais je donne à mes clients beaucoup de conseils que je ne facture pas. Je fais de la veille dans un paquet de secteurs qui m’intéresse et quand je tombe sur un article ou une étude qui pourrait intéresser mes clients, je leur envoie. Gratuitement. Parce que je suis comme ça. Je ne pense pas que tout soit monnayable et que l’on doive «partir» le compteur comme un chauffeur de taxi ou un avocat quand un client nous appelle pour solliciter un avis ou un conseil. Et ce n’est surtout pas parce que ça ne vaut rien. Pour reprendre sur le ton que mon dernier billet (sur les vendeurs), on bâtît une relation d’affaires comme une d’amitié, en donnant plus qu’en recevant.
Vous devriez.
Je suis souvent dans le doute. Je doute de la couleur que je choisis. Je doute du mot que j’utilise. Je doute du média utilisé. Je passe des heures à changer de typographie. Je détruis et reconstruis mes mises en pages. Je joue mon titre sur une, deux, trois lignes. Je le mets en majuscule. En minuscule. Je rogne ma photo. Dérogne. Rerogne. Je noircis à l’infini les pages de mes cahiers. J’UNDO à l’infini. Mon back-up est ma bouée de sauvetage. Je fais des versions à ne plus savoir comment les nommer. Le doute fait partie intégrante de mon processus de création. Je ne vois pas le doute comme une faiblesse, mais comme une exploration obligatoire. Si je ne doute pas, c’est que je suis dans ma zone de confort ou pire, de facilité. Et c’est malsain.
Les circonstances ou la nature des mandats que je réalise présentement me forcent à être la plupart du temps à l’extérieur du bureau, en shootting photo. Soit en studio ou dans des univers très disparates. J’y suis avec des clients différents, des photographes différents et des mannequins qui sont, soit professionnels ou qu’ils le deviennent par la force des choses (prenons l’exemple d’un client qui se retrouve sur un cliché). J’ai déjà parlé du travail de studio, de sa complexité souvent ignorée ou banalisée, mais je n’avais pas parlé de l’atmosphère qui se dégage de ses séances. Il est impossible de prédire à l’avance comment chacune d’elle se déroulera, tellement d’impondérables peuvent s’y produire et changer le déroulement de celles-ci. Une chose demeure, il faut savoir travailler en équipe et respecter les individus.
On me demande souvent lors de la présentation d’un concept ou d’une idée : comment vous est venue l’inspiration? Comment en êtes-vous arrivé à cette idée? Les clients sont souvent intrigués devant le processus créatif. J’avoue ne jamais savoir trop quoi répondre. La création, c’est à la fois si simple et si complexe. Je pense que la plupart des idées gravitent déjà autour de nous, dans notre univers personnel, dans notre inconscient. Elles nous viennent de notre vécu, de notre culture, de nos lectures, mais naissent, avant tout, d’une certaine ouverture d’esprit et de la possibilité de faire des rapprochements ou des associations avec des concepts pas toujours automatiques. Il m’arrive de suer sang et eau pour trouver l’idée géniale comme il m’advient de devoir faire un choix parmi des dizaines d’excellentes idées. Plus jeune, je me disais que l’inspiration était plus facile à trouver quand le sujet était palpitant et sortait de l’ordinaire. Aujourd’hui je considère que c’est plus facile de travailler quand le climat est parfait, que le client pour qui tu travailles te pousse et t’encourage au lieu de te restreindre et d’émettre des doutes sur ta capacité. J’ai déjà parlé de la fragilité des créatifs,
C’est ce soir qu’aura lieu le lancement officiel du magazine CVS (Centres-Villes Saguenay) Printemps 2010 au Resto Bistro Le Spag à Chicoutimi. Troisième édition de ce magazine qui décrit les activités des centres-villes de Saguenay; les commerces certes, mais surtout les gens qui y travaillent et y vivent. Véritable outil de promotion qui se veut une fenêtre pour le développement du coeur même d’une ville. Piloté par le département d’Industrie et Commerce de Promotion Saguenay, ce magazine représente une somme de travail énorme; surtout parce que nous, l’équipe de production, avions décidé de tout faire : les textes, photos, concepts de pubs pour donner une saveur très « Saguenay » à celui-ci. Les commerçants qui y ont participé ont embarqué dans nos folies les plus grandes, les concepts les plus audacieux et les réalisations les plus osées. Tous les mannequins figurants dans la plupart des publicités travaillent aussi dans le centre-ville : ainsi, pour la publicité d’une quincaillerie de Chicoutimi-Nord, on a choisi une serveuse d’un restaurant de Jonquière, pour une pub d’un magasin de souliers de Chicoutimi, une caissière de la Caisse Desjardins de Chicoutimi. C’est notre troisième édition et je dois dire que c’est la plus intéressante. Nous avions réussi à réaliser un magazine de qualité lors de nos deux premières parutions, mais celui-ci avec ses 52 pages vient de mettre la barre encore plus haute pour le prochain. Aux photos, Paul Cimon (et son assistant Sylvain Tremblay); de Promotion Saguenay : Marie-Josée Boudreault, à la coordination (mais tout autant au décor – on lui doit la maison sur la couverture, au maquillage et même mannequin dans une pub!), Francois Hains (comme coéditeur, mais on lui doit aussi certaines idées de concept de pub!), Ruth Vandal et Sophie Bouchard aux communications et moi, à la direction artistique et graphisme. Un véritable travail d’équipe. D’ailleurs, sur le plateau de photo ou dans les réunions de travail, chacun amènait ses idées et personne, malgré son titre, n’avait plus de chance qu’un autre de voir son idée primée. Le produit est roi et non les individus. Je pense que c’est de cette manière que cela doit se passer. Dans les dossiers que je pilote, je tente de plus en plus de laisser une place importante au client, pour qu’il participe à la création et au développement de sa marque. Il ne faut que le titre pompeux de « directeur artistique » ou « de création » nous donne un rang intouchable, qu’il nous donne le privilège d’être le seul à avoir des idées spectaculaires et inébranlables. Quand tu travailles sur un dossier en équipe, si tu n’es pas celui qui trouve l’idée finale, tu peux quand même être celui qui met la table et en permettre l’éclosion (j’en parle dans ce