Le printemps est déjà là.
Ça sent le printemps à l’extérieur, dans les boutiques Chlorophylle et sur le site internet de celui-ci. Et nous en sommes assez fiers. L’équipe de Chlorophylle et moi avons réussi à sortir le site de la saison dès la mi-février. C’est plus de deux semaines plus tôt que les années passées, ce qui, avec la température printanière hâtive, est un bon coup pour l’organisation! Monté sur la plateforme graphique élaborée à l’automne, le site a quitté ses allures hivernales et mis de l’avant la nouvelle collection dans un décor tout régional. Presque toutes les photos ont été réalisées dans le village enchanteur de L’Anse-St-Jean vers la fin de l’été passé. Disons que nous n’avons pas passé inaperçus dans les rues de celui-ci. Toute notre équipe (photographe, styliste, accessoiriste et mannequins) s’est promenée pendant trois jours, couvrant les sous-bois et le bord de l’eau, à chercher la lumière, affronter les intempéries, de façon à trouver les meilleures places pour mettre en valeur les vêtements, dans ce village bucolique du Bas-Saguenay. La thématique que j’ai élaborée cette saison est « Votre vie ». Le texte suivant: « Qu’elle soit active, familiale, rangée, bohème, de couple ou globe-trotter, marginale ou rangée, c’est votre vie et nous aimons en faire partie » orne le couvert du catalogue printemps 2010 et trace la ligne du concept général. J’utilise encore le vocabulaire traditionnel de l’imprimerie, même si depuis maintenant 3 ans, Chlorophylle a décidé de ne plus imprimer de catalogues, mais simplement de les diffuser sur internet. Je vous invite à le lire (lien). Il est de mon cru et j’en suis particulièrement fier. Pendant la présentation des pages de celui-ci en réunion de production, on m’a dit que c’était l’un des meilleurs que j’avais réalisés pour l’entreprise. Je considère avant tout que c’est un travail d’équipe et j’en ai partagé le mérite, mais j’en suis particulièrement satisfait. Pour deux raisons. Premièrement, j’en suis à ma neuvième année avec Chlorophylle; une douzaine de catalogues différents avec des thématiques élaborée pour la saison à chaque reprise; pouvoir encore me réinventer et de ne pas retomber dans la facilité est un défi vraiment intéressant et deuxièmement, avant dla création de Traitdemarc™, mon travail dans mon ancienne agence était presque uniquement dirigé vers le graphisme traditionnel, délaissant la partie rédactionnelle à mes clients ou partenaires; dorénavant, je m’occupe toujours des textes de mes productions. Cette nouvelle façon de faire me permet de mieux réaliser mes mandats, de boucler le concept graphique et narratif. Ce qui donne des concepts encore plus intégrés. Encore plus complets. Et j’adore ça. Je vous ai déjà dit que j’adorais mon métier?
Posté: mars 5th, 2010 sous Client, Portfolio.
Envoyer cet article par courriel


Peu d’entreprises peuvent se targuer de passer le cap de la vingtaine, encore beaucoup moins celui de la cinquantaine. Souvent, les entreprises préfèreront se fusionner à plus gros afin de prendre une nouvelle part de marché ou tout simplement se faire avaler par plus gros.
« Louise, citoyenne de Saguenay qui cherche toujours des bijoux uniques rencontrera Luc, bijoutier artisanal, qui lui, songe à changer ses fenêtres, pourra discuter avec Nathalie, fabricante de produits en aluminium, qui elle, fera la connaissance de Denis, toujours à l’affût de découvertes culinaires, et il sera surpris d’apprendre que Jean, éleveur bio, puisse offir ce type de produit ici, dans sa ville. À la Foire Commerciale de Saguenay, venez découvrir des produits faits par nous, pour nous. » Petit texte accompagnant la publicité journal pour l’événement qui se déroulera dans le hangar de la zone portuaire de l’arrondissement de Chicoutimi ce week-end. Une foire commerciale qui se rapproche de la façon de faire du commerce d’une époque révolue : celui d’avoir un lien direct avec le fabricant. C’est d’ailleurs l’image qui m’a inspiré le logo créé pour l’occasion : deux personnes qui fabriquent un truc pour un couple. Très intéressant comme formule cette foire, vous ne trouvez pas? À l’heure où les entreprises crient à l’injustice de la compétition mondiale qui vient d’internet ou celle des magasins grande surface, à l’heure où la consommation de proximité est un geste à valeur environnementale élevée, à l’heure, finalement, des campagnes d’achats chez nous, nous arrive un projet plus réaliste que théorique : celui de faire rencontrer des consommateurs et des fabricants locaux. Sans intermédiaire. Sans vendeur. Aujourd’hui, la seule façon qu’à une entreprise de se sortir du joug du prix, est d’offrir une valeur supplémentaire à son produit et service. Le prix peut en être une, mais il sera toujours contesté, négocié, et finalement réduit par un concurrent pas nécessairement près de chez vous. Le prix est une valeur pauvre (mmm, beau slogan…). Je veux bien encourager les gens de chez nous. On a tous cette honnête réflexion. Personne n’est contre la vertu. Mais l’idée de payer plus cher est un frein naturel et normal. À produit égal, le meilleur prix l’emportera toujours. C’est la dure loi du marché. La seule façon de s’en sortir, pour une entreprise, est de s’assurer que sa valeur ajoutée est non-négociable, introuvable ailleurs et difficilement copiable. Facile à dire devant mon écran, les mains sur mon clavier, vous vous dites. Oui et non. Je suis graphiste et publicitaire. Il existe à proximité de mon bureau des boîtes de pub connues pleines de talents, d’autres moins bonnes chargeant des pinotes et tout un chacun a sous la main un beau-frère capable de photoshoper tout ce qui bouge, s’improvisant artiste et prêt à vous créer un truc pas cher. J’ai aussi des clients qui ont le poids, le marché et les budgets pour se choisir une plus grosse agence dans une plus grande ville que Chicoutimi. Finalement, il existe des sites internet où il vous est loisible de télécharger un logo, un canevas de brochure ou de site internet pour moins de 100 $. Ça m’empêche de dormir? Non. Pas une miette. Ce qui m’empêche de dormir, c’est de chercher la meilleure façon pour mon client de se démarquer. Et de lui charger ce que cela vaut. Point. Je n’ai aucun contrôle sur le prix de mes concurrents, aucun sur leurs idées et encore moins sur leurs partenaires d’affaires. Aucun. Mais, eux non plus, ils ne l’ont pas sur mes trucs. Conclusion mon Marco? Travaille plus fort, gratte-toi la tête encore plus, botte-toi le cul et sois gentil avec tes clients. Ça devrait bien aller.
Ouf. Mon dernier billet remonte à plus d’une semaine… Pas eu beaucoup de temps à moi dernièrement; comme j’ai beaucoup de dossiers à mener de front, je néglige un peu cet espace. Parlons de l’un de ces mandats. On m’a confié la recherche du nom et le design du logo de ce qu’on appelait avant Le Village de Sécurité routière. Un parc thématique pour enfant dont la particularité était d’avoir reproduit un village miniature dans lequel les enfants pouvaient rouler en voiturette ou vélo. Cet endroit avait connu son apogée dans les années 80 pour tomber vétuste dans la dernière décennie. Je connaissais très bien l’endroit pour y avoir travaillé l’été de mes 16 ans. Mon deuxième emploi à vie. J’en ai gardé des souvenirs ineffaçables : emploi d’été parfait, à l’extérieur, avec 12 animatrices (remarquez le féminin!!!), et un horaire de semaine. On gagnait peu, mais le travail était assez facile. Bref, disons que j’étais en terrain connu. Le parc sera rénové l’an prochain pour lui donner une seconde vie et une nouvelle vocation : un parc voué à une clientèle plus jeune (0-12 ans) et composé de mondes différents : le labyrinthe, la forêt, le village, les jeux d’eau, etc. Des mondes laissant place à l’imaginaire des enfants. Au lieu d’avoir développé des endroits précis, les concepteurs ont préféré laisser les jeunes explorer eux-mêmes et décider de la vocation finale des habitats. Magnifiquement conçu par le bureau
Enfin. La mise en ondes d’un site est aussi stressante que celle d’une émission en direct de télévision. On est là devant notre écran, espérant l’accouchement sans douleur. Vous comprendrez que le « on » est très très inclusif, je ne suis pas le mec qui a mis le site en ondes. Voilà, c’est aujourd’hui que le nouveau site de 

J’ai pris connaissance, via
C’est aujourd’hui que le