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    Portfolio

    Le printemps est déjà là.

    Ça sent le printemps à l’extérieur, dans les boutiques Chlorophylle et sur le site internet de celui-ci. Et nous en sommes assez fiers. L’équipe de Chlorophylle et moi avons réussi à sortir le site de la saison dès la mi-février. C’est plus de deux semaines plus tôt que les années passées, ce qui, avec la température printanière hâtive, est un bon coup pour l’organisation! Monté sur la plateforme graphique élaborée à l’automne, le site a quitté ses allures hivernales et mis de l’avant la nouvelle collection dans un décor tout régional. Presque toutes les photos ont été réalisées dans le village enchanteur de L’Anse-St-Jean vers la fin de l’été passé. Disons que nous n’avons pas passé inaperçus dans les rues de celui-ci. Toute notre équipe (photographe, styliste, accessoiriste et mannequins) s’est promenée pendant trois jours, couvrant les sous-bois et le bord de l’eau, à chercher la lumière, affronter les intempéries, de façon à trouver les meilleures places pour mettre en valeur les vêtements, dans ce village bucolique du Bas-Saguenay. La thématique que j’ai élaborée cette saison est « Votre vie ». Le texte suivant: « Qu’elle soit active, familiale, rangée, bohème, de couple ou globe-trotter, marginale ou rangée, c’est votre vie et nous aimons en faire partie » orne le couvert du catalogue printemps 2010 et trace la ligne du concept général. J’utilise encore le vocabulaire traditionnel de l’imprimerie, même si depuis maintenant 3 ans, Chlorophylle a décidé de ne plus imprimer de catalogues, mais simplement de les diffuser sur internet. Je vous invite à le lire (lien). Il est de mon cru et j’en suis particulièrement fier. Pendant la présentation des pages de celui-ci en réunion de production, on m’a dit que c’était l’un des meilleurs que j’avais réalisés pour l’entreprise. Je considère avant tout que c’est un travail d’équipe et j’en ai partagé le mérite, mais j’en suis particulièrement satisfait. Pour deux raisons. Premièrement, j’en suis à ma neuvième année avec Chlorophylle; une douzaine de catalogues différents avec des thématiques élaborée pour la saison à chaque reprise; pouvoir encore me réinventer et de ne pas retomber dans la facilité est un défi vraiment intéressant et deuxièmement, avant dla création de  Traitdemarc™, mon travail dans mon ancienne agence était presque uniquement dirigé vers le graphisme traditionnel, délaissant la partie rédactionnelle à mes clients ou partenaires; dorénavant, je m’occupe toujours des textes de mes productions. Cette nouvelle façon de faire me permet de mieux réaliser mes mandats, de boucler le concept graphique et narratif. Ce qui donne des concepts encore plus intégrés. Encore plus complets. Et j’adore ça. Je vous ai déjà dit que j’adorais mon métier?

    Spectacle bénéfice pour Haïti au Saguenay

    Les artistes du spectacle Ecce Mundo, le groupe Celtic Rythm et d’autres artistes de la région s’unissent sur scène pour aider Haïti. Toutes les sommes amassées lors de ce spectacle, présenté le jeudi 28 janvier à 20 h à l’Hôtel La Saguenéenne, seront remises à la Croix-Rouge canadienne pour le Fonds de Secours « Tremblement de terre en Haïti ».« Nous sommes tous touchés, de loin ou de près, par l’ampleur de la catastrophe qui touche Haïti depuis plus d’une semaine. Ayant moi-même vécu plus de quatre ans à Port-au-Prince, je cherchais, comme bien des gens, à mettre la main à la pâte pour leur venir en aide. L’idée d’organiser un spectacle s’est imposée d’elle-même. Il s’agit là d’une belle manière de démontrer une solidarité et d’envoyer un message d’espoir à ce peuple», estime l’initiatrice du projet, Julie Dubois-Gravel.  Les organisateurs de cette soirée-bénéfice remercient leurs précieux collaborateurs et partenaires sans qui rien de tout cela ne serait possible: la troupe d’Ecce Mundo, l’Hôtel La Saguenéenne, Objectif Scène, LSM Son & Lumière, Traitdemarc, ICLT ainsi que les artistes et artisans. Toute la population est donc invitée à assister à ce spectacle-bénéfice le jeudi 28 janvier à 20 h à l’Hôtel La Saguenéenne. Le coût des billets est fixé à 15$. Des bénévoles seront également sur place, tout au long de la journée, pour amasser les dons volontaires.

    Soyez généreux… encore une fois!

    > Pour joindre le groupe Facebook de l’évènement.

    > Pour acheter des billets
    • La Saguenéenne 418-545-8326
    • Bureau des Farandoles 418-549-4777
    • Julie Dubois Gravel 418-944-3152
    • Julie Lévesque 418-549-8433 ou 418-820-7627

    INTERCAR a 50 ans.

    intercar50Peu d’entreprises peuvent se targuer de passer le cap de la vingtaine, encore beaucoup moins celui de la cinquantaine. Souvent, les entreprises préfèreront se fusionner à plus gros afin de prendre une nouvelle part de marché ou tout simplement se faire avaler par plus gros. Intercar est différent : l’entreprise va réussir à passer la cinquantaine en faisant cavalier seul tout en prenant de l’expansion hors de la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean et développer le marché de Québec et de la Côte-Nord. Intercar a toujours su être un citoyen corporatif de premier niveau : ses associations à des causes sociétales, culturelles et sportives l’ont aidé à rayonner au-delà de son core-business qui est de transporter des gens. Si l’entreprise a une aussi grande crédibilité, c’est surement en grande partie dû à ses dirigeants qui ont su insuffler à tout le groupe des valeurs solides axées sur la famille et le respect des autres. Là ou bien des entreprises se tiraillent et perdent au change, Intercar a quant à elle su tirer profit d’être une entreprise familiale, générationnelle. Dans ce contexte, fêter ses cinquante ans n’est pas à dédaigner.  Lors de mon analyse pré conceptuelle, l’élément qui revenait le plus souvent était la notion de « gens ». La notion humaine. Indissociable d’un transporteur comme Intercar. Si pour certains, la notion de travailler avec des gens est difficile, pour Intercar, c’est tout à fait naturel. Elle s’y intéresse à plusieurs niveaux : premièrement sa clientèle directe utilisatrice de son service, ses propres ressources humaines et les gens auxquels elle touche via sa fondation. L’entreprise a d’ailleurs bonne réputation, c’est un excellent citoyen corporatif qui le rend bien à ses concitoyens. Il était impensable, dès le départ de mon pitch créatif de fouiller des idées qui ne sensibiliseraient pas directement ce capital humain qui gravite autour d’Intercar. Impensable, donc, de tomber dans un concept « meilleur/grand/chef de file » : une entreprise qui excelle n’a pas à en rajouter et crier haut et fort qu’elle est meilleure, elle l’est. Point. Ce sont des notions éculées qui ne touchent plus personne de toute façon : tout le monde est exceptionnel selon sa propre définition. Comment dire aux gens que depuis 50 ans, si nous sommes là, c’est grâce à eux? Comment dire à la population en général qu’Intercar, pendant les cinquante dernières années, a réussi à se rendre où elle est maintenant en capitalisant sur sa clientèle? En donnant la place à laquelle tous ces gens ont droit. En leur offrant un autobus. Celui du 50e. En conceptualisant celui-ci, j’ai voulu créer une fresque de noms reliés ensemble qui reprendrait le design déjà connu de ses autobus, mais au lieu d’utiliser des formes pleines, de remplacer celles-ci par des milliers de signatures. Relier des noms comme se relie un réseau routier. Parce qu’à la base, c’est ce que fait Intercar : relier des gens entre eux ou des lieux en créant des rapprochements, en transportant un élève à son école, un voyageur à sa destination, une grand-maman chez sa fille, etc. Bien que l’idée me soit venue d’utiliser de vraies signatures, la complexité et le manque de rigueur de l’exercice m’ont fait opter pour une seule signature, la mienne. Couvrir un autobus complet de milliers de noms de passagers, mais aussi d’employés est une façon pour Intercar de laisser ceux-ci faire leurs marques en prenant place sur un bus. Leur bus. J’avoue que ce fût une job de moine très complexe, mais le résultat valait les nombreuses heures de réalisation… de toute façon, ça commence à faire partie de ma vie, de me la compliquer…

    Par nous, pour nous.

    FOIRE_COMMERCIALE-logo« Louise, citoyenne de Saguenay qui cherche toujours des bijoux uniques rencontrera Luc, bijoutier artisanal, qui lui, songe à changer ses fenêtres, pourra discuter avec Nathalie, fabricante de produits en aluminium, qui elle, fera la connaissance de Denis, toujours à l’affût de découvertes culinaires, et il sera surpris d’apprendre que Jean, éleveur bio, puisse offir ce type de produit ici, dans sa ville. À la Foire Commerciale de Saguenay, venez découvrir des produits faits par nous, pour nous. » Petit texte accompagnant la publicité journal pour l’événement qui se déroulera dans le hangar de la zone portuaire de l’arrondissement de Chicoutimi ce week-end. Une foire commerciale qui se rapproche de la façon de faire du commerce d’une époque révolue : celui d’avoir un lien direct avec le fabricant. C’est d’ailleurs l’image qui m’a inspiré le logo créé pour l’occasion : deux personnes qui fabriquent un truc pour un couple. Très intéressant comme formule cette foire, vous ne trouvez pas? À l’heure où les entreprises crient à l’injustice de la compétition mondiale qui vient d’internet ou celle des magasins grande surface, à l’heure où la consommation de proximité est un geste à valeur environnementale élevée, à l’heure, finalement, des campagnes d’achats chez nous, nous arrive un projet plus réaliste que théorique : celui de faire rencontrer des consommateurs et des fabricants locaux. Sans intermédiaire. Sans vendeur. Aujourd’hui, la seule façon qu’à une entreprise de se sortir du joug du prix, est d’offrir une valeur supplémentaire à son produit et service. Le prix peut en être une, mais il sera toujours contesté, négocié, et finalement réduit par un concurrent pas nécessairement près de chez vous. Le prix est une valeur pauvre (mmm, beau slogan…). Je veux bien encourager les gens de chez nous. On a tous cette honnête réflexion. Personne n’est contre la vertu. Mais l’idée de payer plus cher est un frein naturel et normal. À produit égal, le meilleur prix l’emportera toujours. C’est la dure loi du marché. La seule façon de s’en sortir, pour une entreprise, est de s’assurer que sa valeur ajoutée est non-négociable, introuvable ailleurs et difficilement copiable. Facile à dire devant mon écran, les mains sur mon clavier, vous vous dites. Oui et non. Je suis graphiste et publicitaire. Il existe à proximité de mon bureau des boîtes de pub connues pleines de talents, d’autres moins bonnes chargeant des pinotes et tout un chacun a sous la main un beau-frère capable de photoshoper tout ce qui bouge, s’improvisant artiste et prêt à vous créer un truc pas cher. J’ai aussi des clients qui ont le poids, le marché et les budgets pour se choisir une plus grosse agence dans une plus grande ville que Chicoutimi. Finalement, il existe des sites internet où il vous est loisible de télécharger un logo, un canevas de brochure ou de site internet pour moins de 100 $. Ça m’empêche de dormir? Non. Pas une miette. Ce qui m’empêche de dormir, c’est de chercher la meilleure façon pour mon client de se démarquer. Et de lui charger ce que cela vaut. Point. Je n’ai aucun contrôle sur le prix de mes concurrents, aucun sur leurs idées et encore moins sur leurs partenaires d’affaires. Aucun. Mais, eux non plus, ils ne l’ont pas sur mes trucs. Conclusion mon Marco? Travaille plus fort, gratte-toi la tête encore plus, botte-toi le cul et sois gentil avec tes clients. Ça devrait bien aller.

    > La Foire commerciale de Saguenay – Samedi, 10 et dimanche, 11 octobre, de 10h à 18h – Hangar du Vieux-Port de Chicoutimi

    Mille Lieux.

    mille-lieuxOuf. Mon dernier billet remonte à plus d’une semaine… Pas eu beaucoup de temps à moi dernièrement; comme j’ai beaucoup de dossiers à mener de front, je néglige un peu cet espace. Parlons de l’un de ces mandats. On m’a confié la recherche du nom et le design du logo de ce qu’on appelait avant Le Village de Sécurité routière. Un parc thématique pour enfant dont la particularité était d’avoir reproduit un village miniature dans lequel les enfants pouvaient rouler en voiturette ou vélo. Cet endroit avait connu son apogée dans les années 80 pour tomber vétuste dans la dernière décennie. Je connaissais très bien l’endroit pour y avoir travaillé l’été de mes 16 ans. Mon deuxième emploi à vie. J’en ai gardé des souvenirs ineffaçables : emploi d’été parfait, à l’extérieur, avec 12 animatrices (remarquez le féminin!!!), et un horaire de semaine. On gagnait peu, mais le travail était assez facile. Bref, disons que j’étais en terrain connu. Le parc sera rénové l’an prochain pour lui donner une seconde vie et une nouvelle vocation : un parc voué à une clientèle plus jeune (0-12 ans) et composé de mondes différents : le labyrinthe, la forêt, le village, les jeux d’eau, etc. Des mondes laissant place à l’imaginaire des enfants. Au lieu d’avoir développé des endroits précis, les concepteurs ont préféré laisser les jeunes explorer eux-mêmes et décider de la vocation finale des habitats. Magnifiquement conçu par le bureau Daniel Arbour & Associés et piloté par la talentueuse Dominique Baril, le parc devrait recevoir ses premiers clients à l’automne 2010. Comme je le mentionnais plus haut, mon mandat était de baptiser le nouveau parc; j’ai opté pour « Mille Lieux ». Inspiré par les mondes qui le composent, le nom a un côté magique digne des contes de fées et le double sens de le placer géographiquement (le parc se situe au coeur du Parc de la colline). « Mille Lieux » renforce la notion d’imagination, en exagérant le nombre de possibilités que représentent les mondes proposés. Le design du logo est venu tout simplement en observant les plans : chacune des lettres devenant un objet représentatif du parc : le M qui fait une maison, les L qui font la forêt, etc. Le logo se veut très ludique et amplifie la notion de jeu. Les couleurs utilisées sont pures et simples, des couleurs de base utilisées par les enfants. Belle initiative pour la Ville de Saguenay que de créer cet univers pour les plus jeunes enfants, à la fois ceux de ces citoyens, mais ceux des touristes en visite. Il y a avait d’ailleurs un manque à ce niveau dans l’offre touristique régionale. À noter que le parc sera ouvert été comme hiver…

    Le nouveau site de Chlorophylle est en ligne.

    chloro_2009Enfin. La mise en ondes d’un site est aussi stressante que celle d’une émission en direct de télévision. On est là devant notre écran, espérant l’accouchement sans douleur. Vous comprendrez que le « on » est très très inclusif, je ne suis pas le mec qui a mis le site en ondes. Voilà, c’est aujourd’hui que le nouveau site de Chlorophylle est lancé. Complètement revu, redesigné, reprogrammé, c’est un site tout neuf qui entre en ligne. Créé conjointement avec Savate, mes potes à la programmation et l’équipe interne de Chlorophylle, mes potes aux textes et au graphisme, le nouveau site se veut plus près des nouvelles tendances du web. Le principal ajout est la possibilité de devenir un Chlorophyllien. Un membre de la gang. Au-delà des couleurs et styles, Chlorophylle veut avant tout que vous adhériez à ses valeurs; en devenant Chlorophyllien, il vous donne l’opportunité de dialoguer avec eux. Vous bénéficiez ainsi d’exclusivités, d’éditions spéciales, de promotions uniques, d’un processus de garantie simplifié et d’une communauté de gens aux passions communes. J’ai écrit souvent sur ce site combien je me sens privilégié d’avoir développé une relation (j’hésite à apposer le mot « affaires » tellement je trouve le terme strict et peu chaleureux); une relation de confiance mutuelle, une relation professionnelle exceptionnelle avec cette organisation. Je suis un Chlorophyllien dans l’âme. Quand je suis à leurs bureaux, je me sens chez moi. On a des discussions autres que « business ». Le site est « slick ». Désolé y a pas de termes plus précis en français. Je n’en suis pas l’unique responsable, vous vous en doutez bien. La boîte de programmation Savate, avec à sa tête Jérome Bouchard, a fait un travail extraordinaire en construisant le site à partir de son tout nouveau module CMS (système de gestion de contenu). Le site est administrable de A à Z, laissant au client, la chance de tout changer, de créer, modifier, améliorer, de se passer de nous, finalement… Bien intéressant pour un designer de créer un site sur papier, mais d’être appuyé par des plus whiz que soi, c’est génial. Bravo les gars. Maintenant, laissez-moi vous parler de l’équipe interne de chez Chlorophylle : Catherine, fraîchement issue du BAC en plein air de l’UQAC, a fait un travail exceptionnel depuis qu’elle s’est jointe à l’entreprise, en donnant un coup de pouce au niveau de la rédaction des textes (on lui doit d’ailleurs le terme « Chlorophyllien » et la rédaction de la plupart des textes sur le blogue interne et externe de l’entreprise), mais avant tout en organisant des activités plein-air pour les employés et planifiant les sorties de photos. Nico, Anne-Julie et Véronique, aux photos et vidéos (ainsi qu’à l’intégration) ont également eu leur mot à dire. J’aime bien me retrouver parmi eux. J’imagine que pour un travailleur autonome, comme moi, se retrouver dans une grosse organisation c’est comme pour un enfant unique de se retrouver à la table d’une grande famille : enivrant et différent, mais surtout ça me sort complètement de mon quotidien. Vistez le site. Et faites ce que vous dit le nouveau catalogue automne-hiver 2009 : sortez. Sortez, Chlorophylle s’occupe de vous garder au chaud, sec, tempéré, confortable…

    Coudon, travailles-tu des fois?

    Il me semble que ça fait un bail que je n’ai pas posté de créations ou parlé de certains dossiers de mes clients. Voici donc, en vrac, quelques logos réalisés dans les derniers mois. Le Centre de Démonstration Scientifique du Saguenay-Lac-St-Jean, qui a pour mandat de donner le goût des sciences aux plus jeunes, en optant, comme son nom l’indique, à démontrer par l’exemple plutôt qu’enseigner que des théories. Onux, entreprise de la rive-sud de Montréal, spécialisée dans l’informatique juridique : extraction, manipulation et analyse de données numériques à des fins d’enquête ou de litige. Souveraineté Alimentaire, consultants en commercialisation et mise en marché au niveau des producteurs agricoles. Voilà.

    logo-TM

    L’âme d’une ville réside dans son centre-ville.

    cvsOn reconnaît le dynamisme d’une ville à la vie que l’on retrouve dans son centre-ville. On découvre une ville à pied, en arpentant ses quartiers, en vivant avec les gens qui y habitent. Qu’importe la grandeur de la ville, celles qui ont des centres actifs sont beaucoup plus accueillantes que les villes dites-dortoir. Je n’ai rien contre les artères commerciales construites sur les boulevards, ils ont leurs utilités, mais le caractère unique, le charme de la boutique qui a pignon sur une rue piétonnière est beaucoup plus distinctif qu’un magasin de type grande surface beaucoup plus anonyme. Besoin différent, clientèle différente. Lorsque les gens de Promotion Saguenay m’ont approché pour plancher sur un nouveau magazine qui mettrait à l’avant-plan les cinq centres-villes de Saguenay, j’ai tout de suite été séduit par l’enthousiasme de toute l’équipe. Car c’est bel et bien un travail d’équipe que de créer un magazine de la sorte. Piloté par François Hains, directeur commerce et services chez Promotion Saguenay, secondé par l’équipe au marketing : Priscilla Nemey, Ruth Vandal, Sophie Bouchard et Marie-Josée Boudreault, le magazine CVS (Centres-Villes Saguenay) se veut une véritable vitrine de ce qui se passe dans le coeur des arrondissements de Saguenay. Comme le disait François, lors du lancement ce midi au restaurant La Cuisine, au-delà des commerces, les gens qui ont décidé de s’établir au centre-ville, qu’ils soient professionnels, restaurateurs ou commerçants le font par choix et par conviction. Ce sont des gens passionnés, des gens différents qui ont de belles histoires à raconter, des histoires qui vont plus loin que le simple fait d’offrir un service ou un produit. En travaillant sur la direction artistique et sur le graphisme de ce magazine, j’ai eu la chance de rencontrer ces gens. Certains dont je connaissais déjà le commerce, mais d’autres dont je n’avais jamais poussé ma visite plus loin que leur vitrine. L’aventure fut assez intéressante! Les photos ont été réalisées par Paul Cimon et les textes par Yves Ouellet, l’impression, quant à elle, fut confiée à ICLT. Je reviens sur l’équipe de Promotion Saguenay afin de souligner les efforts que cette organisation déploie afin d’encourager le développement touristique et économique de la Ville de Saguenay. On critique souvent les organismes publics pour leur laxisme et leur manque de vision : ici, ce n’est pas le cas. Je suis revenu en région en 1990, quittant Montréal à regret. Je me suis établi à Chicoutimi, une ville devenue moribonde où les projets audacieux étaient mis au placard depuis des années. Aujourd’hui le centre-ville de Chicoutimi n’a jamais été aussi vivant : avec sa rue principale bordée de terrasses, ses festivals estivaux rayonnants comme les Rythmes du Monde, ses bonnes tables et ses commerçants sympathiques. Je vous invite à feuilleter la version digitale du magazine (en cliquant sur l’image), mais encore plus à vous déplacer et revisiter les centres-villes de Saguenay. Et si vous passez sur la rue Racine, au-dessus du Cabaret Urbain Opéra, en face de l’Hôtel Chicoutmi, venez me dire bonjour!

    À l’attaque des tablettes.

    luluJ’ai pris connaissance, via Cyberpresse, d’une étude menée par la firme GFK sur les habitudes de consommation par rapport au choix que font les gens lors de leurs emplettes à l’épicerie. On y apprend que si peu de gens ont une liste écrite lorsqu’ils se présentent au supermarché, la plupart ont quand même une bonne idée des trucs qu’ils comptent acheter. Ce qui est spécial, c’est que la décision ultime se prend à 70 % sur place. S’il n’a pas déjà une marque en tête, lorsque le client se retrouve en épicerie à la recherche d’un produit type, celui-ci ira immanquablement vers une marque reconnue. Il y a peu de chance que le client change sa marque référée s’il la retrouve sur les tablettes. Pour réaliser cette étude, GFK a interrogé des gens qui entraient au supermarché en leur demandant ce qu’ils comptaient acheter pour ensuite vérifier leurs paniers à la sortie. L’indice le plus intéressant de l’étude se situe au niveau des achats impulsifs, non prévus lors de la visite à l’épicerie, représentant 40 % du panier d’épicerie du consommateur moyen. Les dégustations, les offres directes (coupons-rabais, promotions de lancement, etc.) exercent une très grande force d’attraction dans les allées des épiceries. Pas besoin de vous expliquer pourquoi la guerre de la tablette et du comptoir en est une si féroce; la place que prendra un produit par rapport à un autre est déterminante par rapport au choix que fera l’acheteur potentiel. L’importance de l’emballage est primordiale, je ne comprends toujours pas pourquoi un fabricant qui a travaillé, en recherche et développement, pendant des années à créer le produit le plus parfait qui soit, quand arrive le temps de mettre celui-ci en marché, économise sur l’emballage, coupe ses budgets en engageant n’importe qui pour le mettre en marché. Certains produits de qualité sont si mal emballés qu’on n’a pas le goût d’aller plus loin dans notre expérience sensorielle. En confiant le mandat de créer un emballage qui mettra leur produit en valeur à des amateurs, les entreprises mettent leurs ventes en péril. En confiant leurs packaging à des fabricants directs au lieu de passer par une firme spécialisée en graphisme, ces entreprises se privent d’une expertise et d’une aide indispensable quant à la mise en valeur de la personnalité unique de son produit. Si 40 % des achats se font sur le coup de l’émotion, imaginez le pouvoir d’attraction que comporte un conditionnement adéquat qui met les qualités du produit en évidence, certes, mais tout autant inspire et séduit le client potentiel. Avant même de goûter au produit, le client potentiel doit être attiré, informé et convaincu. Combien de fois vous êtes-vous retrouvé devant la tablette, hésitant entre plusieurs produits de marques concurrentes, à « regarder » le produit qui vous semblait le meilleur? Alors que le concept culinaire n’a jamais été autant à l’honneur, que nos tablettes n’ont jamais autant débordé d’excellents produits provenant de partout dans le monde, que la richesse alimentaire est à son apogée, que les consommateurs sont de plus en plus informés, connaisseurs, et épicuriens, il serait bête que votre produit reste sur la tablette…

    > Profitez de Pâques qui s’en vient pour acheter des produits de Chocolat Lulu. J’ai pris cette photo dans un magasin, dernièrement, réalisant que malgré ses 10 ans, le packaging que j’avais créé pour leurs figurines en chocolat pour Pâques se défendait encore assez bien.

    Un Festival haut en couleurs.

    jazzetbluesC’est aujourd’hui que le Festival de Jazz et Blues de Saguenay 2009 prend son envol avec le spectacle d’Harry Manx. Jusqu’au dimanche, 29 mars, pas moins de 30 spectacles seront présentés dans plus de 10 salles pour la plupart dans le centre-ville. Il y aura de la vie sur la rue Racine; aussi bien créer notre propre chaleur, car dame nature a oublié qu’on était rendu au printemps… À surveiller, cette année : l’Orchestre Symphonique avec Yannick Rieu et Alain Lefèvre, la délicieuse Bïa, Émilie-Claire Barlow, Ricky Paquette… consultez l’horaire complet sur le site officiel du Festival. Pour leurs communications de cette année, j’ai décidé d’exploiter une gamme de couleurs assez vives : en fait, les programmes sont imprimés dans 4 teintes différentes, pour créer un effet multicolore quand ils sont enlignés dans un présentoir. Une image festive qui continue d’exploiter « madame jazz » (la fille véhiculée depuis les débuts du festival, il y a aura l’an prochain, 15 ans).
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    Dans un billet du mois passé, j’expliquais qu’il arrive très souvent que les tendances se ressemblent, que même en vérifiant préalablement et en tentant de faire des choses différentes, il arrive qu’une idée originale ne le soit pas tant que ça… Astral Affichage lançait la semaine passée sa nouvelle plateforme graphique développée de façon à caractériser chacune des parties du groupe : le bleu pour l’affichage extérieur, le vert pour le mobilier urbain, l’orange pour le transport et le rose pour le numérique… Les mêmes couleurs que celles que j’ai choisies pour le Festival finalement! Pur hasard? Oui et non. Oui, puisqu’à part les couleurs, les concepts sont complètement différents; pour les couleurs, aucun hasard : présentez-vous dans une boutique de vêtements, regardez les publicités (celles du Lait, entre autres) et ce sont les 4 couleurs tendances de la saison (ou de 1982…). C’est ça les tendances. Parfait pour des communications passagères, de saisons, indispensables pour la mode; très peu pour d’autres créations qui se veulent permanentes, qui doivent passer le temps. Pour des gens en création le danger est de tomber dans le panneau, en voulant suivre la mode et de concevoir des pièces qui passeront inaperçues dans le temps.