Melomarc™ – Tom Waits / Frank’s Wild Years
Voici un nouveau billet de la catégorie Melomarc™ qui tente de répertorier les albums de musique qui ont marqué ma vie jusqu’à maintenant. Voyez ça comme un voyage à travers mes souvenirs et ma collection d’albums; où la véritable histoire de l’album vit en parallèle de la mienne. J’ai décidé de partager ces coups de coeur musicaux sur mon blogue, mais aussi de les faire découvrir plus personnellement à certaines personnes, en leur offrant l’album décrit via iTunes. Surveillez vos boîtes de courriels, vous aurez peut-être le privilège de recevoir un de ces albums… mais surtout, ouvrez vos oreilles et vos coeurs. C’est la mélodie du bonheur.
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Je n’écoute plus le gala de l’ADISQ depuis des années. C’est mieux pour moi. Pour ma santé intellectuelle. Alors quand j’ai lu Cassivi dans La Presse de ce matin qui remâchait une chronique sur le sujet, ça m’a reconfirmé d’avoir pris la meilleure décision. En vieillissant, je choisis mes combats. Alors au lieu de me battre à trouver ce gala inutile et de me choquer sur leurs choix douteux, je préfère passer mon tour. Comme d’autres émissions populaires qui ne m’intéressent plus, je préfère ne pas écouter que de m’affliger une mauvaise humeur en me forçant à les regarder. Et surtout tenter de comprendre pourquoi les gens aiment ça.
De toute façon, en regardant de plus près, ce n’est pas tant l’ADISQ qui me dérange, mais toute cette industrie qui nous dicte ce qu’il faut écouter, ce qu’il fait aimer, ce que les radios matantes doivent faire jouer. Quel artiste est le plus intéressant, meilleur vendeur, mais surtout le plus populaire. Haaaa. La fameuse popularité. L’argument massue qui décide si un truc est bon ou pas. Populaire : bon. Moins connu : douteux. Inconnu : mauvais. Comme Brassens chantait dans la Mauvaise réputation : « Mais les brav’s gens n’aiment pas que / L’on suive une autre route qu’eux / Non les brav’s gens n’aiment pas que / L’on suive une autre route qu’eux »
Mais l’industrie n’est pas la seule responsable. Les gens en général sont paresseux. Préférant se faire dicter que de trouver par eux-mêmes. Le gens ont besoin de se faire dire quoi faire. Quoi aimer. Quoi écouter. C’est tellement plus simple. En plus aimer ce que tout le monde aime, c’est rassurant. De faire ce que tout le monde fait, aussi. Pas besoin de se faire une idée. Et pourquoi donc le faire?
Je dirais que ça serait comme visiter un pays étranger et décider de n’utiliser que l’autoroute pour se rendre d’une ville à une autre. Oubliant toutes les petites routes secondaires foisonnantes de petites bourgades intéressantes. Car la vie de plusieurs artistes se vit ainsi en parallèle des grandes artères. La vie de certains artistes se fera toujours sur des routes secondaires. En toute marginalité. Et ya surtout pas de mal à ça. Ça ne les rend pas moins intéressant. Juste moins populaire.
Depuis que j’ai créé cette catégorie Melomarc™ , j’ai eu à revisiter ma collection de disques, comme on revisite un lieu où l’on a déjà passé jadis, et certains de ces disques se sont accrochés à mes oreilles. La plupart de ces albums m’ont servi de bougie d’allumage et de relais pour m’orienter vers d’autres genres musicaux. Comme pour Tom Waits. Depuis que j’ai connu le parcours de cet artiste hors-normes, je serais incapable de choisir quel album est le meilleur, ou celui qui le caractérise le plus, parce que ce n’est surtout pas important. Si j’ai choisi Frank’s Wild Years c’est uniquement parce que c’est le premier album de Waits que j’ai acheté. Faut pas chercher plus loin. Oui Rain Dogs, lui est peut-être supérieur, Bone Machine, peut-être également, mais si vous en parlez à un autre amateur, il vous mentionnera Swordfishtrombones ou Blue Valentine et il aura probablement raison. Tout autant que moi. Et c’est ce qui rend les découvertes musicales magiques. Quand y’a ce truc personnel qui vient vous chercher. Au delà des modes et des top 10. L’étincelle qui vous allume. Vous, pas les autres. Quand les premières notes de Frank’s Wild Years sont venues rebondir sur mon tympan, j’ai découvert des sonorités auxquelless j’étais étranger. Un mélange de blues sale avec des instuments difficilement identifiables accompagnés d’une voix d’outetombe. Et cette première découverte m’a donné le goût d’aller plus loin. De chercher. De trouver d’autres sonorités. Et j’en cherche toujours. Et j’en trouve encore.
J’ai offert Tom Waits / Frank’s Wild Years à Geneviève Lefebvre, une amie virtuelle toujours pleine d’humour, dotée d’une plume que j’aime beaucoup qui a su par ce tendre et simple billetillustrer comment Martin Léon, un artiste vivant en marge de la popularité savait nous remuer, nous faire sourire, nous faire pleurer… sans que l’on aie besoin d’avoir l’aval du monde entier pour le faire.
Tom Waits / Frank’s Wild Years sur iTunes
Posté: novembre 1st, 2011 sous Coup de coeur!, Humeur, Musique.
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Je voulais écrire sur la mort. Je voulais écrire sur les amis. La mort et l’amitié. Deux thèmes tellement difficiles à concilier. On ne veut pas que nos amis meurent. Comme on ne veut pas que l’amitié s’achève. Pas avec la mort, en tout cas. Ni d’aucune manière. L’amitié meurt et malheureusement, les amis aussi.

J’avais glissé le texte que j’avais écrit sous la porte et m’apprêtais à m’enfuir. Comme à la dernière occasion. Sauf que cette fois, la porte s’était ouverte devant moi et j’étais pris comme un rat. On venait de me prendre au piège. Ce grand gaillard barbu tenant dans sa main la feuille que je venais de glisser sous le porche, m’invitait à entrer dans le local pour que l’on fasse plus ample connaissance. J’avais 17 ans, j’étais gêné et je devais avoir encore des boutons. Ce grand barbu de 21 ans, c’était Roger Blackburn, rédacteur en chef du journal étudiant Le Tract du 


Salut, mon Renaud. C’est ton papa. Ben, c’est plutôt con ce que je vais te dire… mais tu ne me connais pas encore. C’est très normal tu me dirais, puisque tu n’es pas encore né. J’écris ce texte au présent, mais nous sommes en 1983, six ans avant que tu ne naisses. C’est con, hein?… j’ai à peu près ton âge quand je tape ce billet. En fait, je suis peut-être même un peu plus jeune que ça. J’ai un prof au Cégep, à qui j’ai déjà rendu hommage
En 1998,