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	<title>traitdemarc™ &#187; Coup de coeur!</title>
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		<title>Il est là, le coeur d&#8217;une ville.</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Nov 2011 00:11:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>marc</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Coup de coeur!]]></category>
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		<description><![CDATA[Samedi après-midi, je suis passé à la Librairie Marie-Laura, sur la rue St-Dominique à Jonquière, ramasser des livres que j&#8217;avais commandés depuis belle lurette. Pas que la commande avait pris du temps à arriver, mais je n&#8217;avais pas trouvé le temps de m&#8217;y rendre. J&#8217;ai profité de ma visite pour acheter le nouveau Paul, et faire un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignright" style="margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="CVS-Automne-11" src="http://www.traitdemarc.com/traitdemarc_blog/wp-content/uploads/2011/11/CVS-Automne-11.jpg" alt="" width="324" height="387" />Samedi après-midi, je suis passé à la <a href="http://marielaura.over-blog.com/">Librairie Marie-Laura</a>, sur la rue St-Dominique à Jonquière, ramasser des livres que j&#8217;avais commandés depuis belle lurette. Pas que la commande avait pris du temps à arriver, mais je n&#8217;avais pas trouvé le temps de m&#8217;y rendre. J&#8217;ai profité de ma visite pour acheter le nouveau <em>Paul</em>, et faire un don pour <a href="http://www.fondationalphabetisation.org/enfants/la_lecture_en_cadeau/">La Fondation pour l&#8217;alphabétisation</a>. Olivier, un de leurs sympathiques libraires, tenait le fort en ce samedi mouilleux et froid. Uniquement à l&#8217;extérieur, car il se dégage de cette librairie une chaleur dont les propriétaires, Daniel et Andrée, ainsi que leurs employés, sont les uniques responsables. Pendant que je fouinais dans le rayon des bandes dessinées et scrutais la table des suggestions de l&#8217;équipe, je pouvais observer le travail d&#8217;Olivier. À une madame âgée, il recommandait de s&#8217;assoir sur un des sièges confortables de la librairie afin de lire quelques pages pour s&#8217;assurer que le livre qu&#8217;il lui conseillait était ce à quoi elle s&#8217;attendait. Un homme accompagné d&#8217;un ami qui cherchait un livre à offrir en cadeau à sa femme, tentant d&#8217;expliquer dans ses mots le style littéraire recherché alors qu&#8217;Olivier fouillait un peu partout pour le combler. L&#8217;atmosphère était sympa. Les gens de la <a href="http://marielaura.over-blog.com/">Librairie Marie-Laura</a> personnifient exactement l&#8217;idée que je me fais de ce noble métier qu&#8217;est celui de libraire; métier qui, avouons-le, est presque en voie d&#8217;extinction de nos jours. L&#8217;achat en ligne, les megas centres comme Walmart et Costco, Archambault ou Renaud-Bray rendent la vie dure à ces boutiques spécialisées, troquant des prix extras à défaut de conseiller. Je ne suis pas du genre à être contre le progrès et j&#8217;ai écrit souvent dans ce blogue que les petits commerces spécialisés doivent se réinventer au lieu de se lamenter. Qu&#8217;au lieu de se battre sur le même terrain que la concurrence, ils doivent jouer ailleurs, en offrant autre chose qu&#8217;un prix, à vendre une expertise ou une expérience. Et c&#8217;est tout à fait ce que font les gens de cette librairie.</p>
<p>Ce qui m&#8217;amène à vous dire que je viens de terminer la nouvelle revue CVS, édition automne / hiver; ce magazine qui parle des centres-villes de Saguenay et de leurs commerces. Formidable outil de communication qui permet à ces entreprises, mais encore plus aux gens qui y travaillent de montrer ce qu&#8217;ils ont à offrir. Bien que ce mandat est une expérience créative intéressante, ce que j&#8217;apprécie par-dessus tout dans son exécution est justement d&#8217;avoir la chance de rencontrer les gens qui font que nos centres-villes bougent et vivent. Tout comme les gens de chez <a href="http://marielaura.over-blog.com/">Marie-Laura</a>, les commerçants des centres-villes sont différents des autres par le côté très personnalisé de leur démarche. Dans ces commerces, la hiérarchie y est beaucoup moins perceptible : on fait des affaires la plupart du temps avec les propriétaires. Y a un côté amical qui se dégage de ces rencontres. Oui, il y transaction, achat, business, mais d&#8217;une façon moins directe, plus humaine&#8230; moins mercantile. Ce fut, encore une fois, un plaisir de travailler avec mon équipe et de sortir du cadre du magazine traditionnel en tentant d&#8217;embarquer nos clients dans des avenues éclatées &#8211; il faut voir Michael Tremblay, du <a href="http://www.temakisushibar.ca/">Temaki Sushi Bar</a>, jouer les samuraïs du dimanche! Sans eux, pas de magazine, et encore moins de centres-ville. Merci.</p>
<p>Je vous invite à arpenter vos centres-villes, mais surtout de prendre le temps de parler avec ces commerçants allumés, à ces artisans qui luttent pour la survie d&#8217;une vie différente que celle dictée par les gros joueurs économiques. Occupons nos centres-villes. Pour reprendre un terme à la mode&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Melomarc™ &#8211; Tom Waits / Frank&#8217;s Wild Years</title>
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		<pubDate>Wed, 02 Nov 2011 01:32:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>marc</dc:creator>
				<category><![CDATA[Coup de coeur!]]></category>
		<category><![CDATA[Humeur]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>

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		<description><![CDATA[Voici un nouveau billet de la catégorie Melomarc™ qui tente de répertorier les albums de musique qui ont marqué ma vie jusqu&#8217;à maintenant. Voyez ça comme un voyage à travers mes souvenirs et ma collection d&#8217;albums; où la véritable histoire de l&#8217;album vit en parallèle de la mienne. J&#8217;ai décidé de partager ces coups de coeur musicaux sur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Voici un nouveau billet de la catégorie <a href="http://www.traitdemarc.com/category/melomarc™/">Melomarc™ </a>qui tente de répertorier les albums de musique qui ont marqué ma vie jusqu&#8217;à maintenant. Voyez ça comme un voyage à travers mes souvenirs et ma collection d&#8217;albums; où la véritable histoire de l&#8217;album vit en parallèle de la mienne. J&#8217;ai décidé de partager ces coups de coeur musicaux sur mon blogue, mais aussi de les faire découvrir plus personnellement à certaines personnes, en leur offrant l&#8217;album décrit via iTunes. Surveillez vos boîtes de courriels, vous aurez peut-être le privilège de recevoir un de ces albums&#8230; mais surtout, ouvrez vos oreilles et vos coeurs. C&#8217;est la mélodie du bonheur</em><em>. </em><br />
<em>- &#8211; - &#8211; - &#8211; - &#8211; - &#8211; - &#8211; - &#8211; -</em></p>
<p><img class="alignright" style="margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="tom_waits" src="http://www.traitdemarc.com/traitdemarc_blog/wp-content/uploads/2011/10/tom_waits.jpg" alt="" width="250" height="250" /></p>
<p>Je n&#8217;écoute plus le gala de l&#8217;ADISQ depuis des années. C&#8217;est mieux pour moi. Pour ma santé intellectuelle. Alors quand j&#8217;ai lu <a href="http://www.cyberpresse.ca/chroniqueurs/marc-cassivi/201111/01/01-4463281-des-sommets-dabsurdite.php">Cassivi</a> dans La Presse de ce matin qui remâchait une chronique sur le sujet, ça m&#8217;a reconfirmé d&#8217;avoir pris la meilleure décision. En vieillissant, je choisis mes combats. Alors au lieu de me battre à trouver ce gala inutile et de me choquer sur leurs choix douteux, je préfère passer mon tour. Comme d&#8217;autres émissions populaires qui ne m&#8217;intéressent plus, je préfère ne pas écouter que de m&#8217;affliger une mauvaise humeur en me forçant à les regarder. Et surtout tenter de comprendre pourquoi les gens aiment ça.</p>
<p>De toute façon, en regardant de plus près, ce n&#8217;est pas tant l&#8217;ADISQ qui me dérange, mais toute cette industrie qui nous dicte ce qu&#8217;il faut écouter, ce qu&#8217;il fait aimer, ce que les radios matantes doivent faire jouer. Quel artiste est le plus intéressant, meilleur vendeur, mais surtout le plus populaire. Haaaa. La fameuse popularité. L&#8217;argument massue qui décide si un truc est bon ou pas. Populaire : bon. Moins connu : douteux. Inconnu : mauvais. Comme Brassens chantait dans la <em>Mauvaise réputation</em> : « Mais les brav&#8217;s gens n&#8217;aiment pas que / L&#8217;on suive une autre route qu&#8217;eux / Non les brav&#8217;s gens n&#8217;aiment pas que / L&#8217;on suive une autre route qu&#8217;eux »</p>
<p>Mais l&#8217;industrie n&#8217;est pas la seule responsable. Les gens en général sont paresseux. Préférant se faire dicter que de trouver par eux-mêmes. Le gens ont besoin de se faire dire quoi faire. Quoi aimer. Quoi écouter. C&#8217;est tellement plus simple. En plus aimer ce que tout le monde aime, c&#8217;est rassurant. De faire ce que tout le monde fait, aussi. Pas besoin de se faire une idée. Et pourquoi donc le faire?</p>
<p>Je dirais que ça serait comme visiter un pays étranger et décider de n&#8217;utiliser que l&#8217;autoroute pour se rendre d&#8217;une ville à une autre. Oubliant toutes les petites routes secondaires foisonnantes de petites bourgades intéressantes. Car la vie de plusieurs artistes se vit ainsi en parallèle des grandes artères. La vie de certains artistes se fera toujours sur des routes secondaires. En toute marginalité. Et ya surtout pas de mal à ça. Ça ne les rend pas moins intéressant. Juste moins populaire.</p>
<p>Depuis que j&#8217;ai créé cette catégorie <em><a href="http://www.traitdemarc.com/category/melomarc™/">Melomarc™ </a></em>,  j&#8217;ai eu à revisiter ma collection de disques, comme on revisite un lieu où l&#8217;on a déjà passé jadis, et certains de ces disques se sont accrochés à mes oreilles. La plupart de ces albums m&#8217;ont servi de bougie d&#8217;allumage et de relais pour m&#8217;orienter vers d&#8217;autres genres musicaux. Comme pour Tom Waits. Depuis que j&#8217;ai connu le parcours de cet artiste hors-normes, je serais incapable de choisir quel album est le meilleur, ou celui qui le caractérise le plus, parce que ce n&#8217;est surtout pas important. Si j&#8217;ai choisi <a href="http://itunes.apple.com/ca/album/franks-wild-years/id83999">Frank&#8217;s Wild Years</a> c&#8217;est uniquement parce que c&#8217;est le premier album de Waits que j&#8217;ai acheté. Faut pas chercher plus loin. Oui Rain Dogs, lui est peut-être supérieur, Bone Machine, peut-être également, mais si vous en parlez à un autre amateur, il vous mentionnera Swordfishtrombones ou Blue Valentine et il aura probablement raison. Tout autant que moi. Et c&#8217;est ce qui rend les découvertes musicales magiques. Quand y&#8217;a ce truc personnel qui vient vous chercher. Au delà des modes et des top 10. L&#8217;étincelle qui vous allume. Vous, pas les autres. Quand les premières notes de <a href="http://itunes.apple.com/ca/album/franks-wild-years/id83999">Frank&#8217;s Wild Years</a> sont venues rebondir sur mon tympan, j&#8217;ai découvert des sonorités auxquelless j&#8217;étais étranger. Un mélange de blues sale avec des instuments difficilement identifiables accompagnés d&#8217;une voix d&#8217;outetombe. Et cette première découverte m&#8217;a donné le goût d&#8217;aller plus loin. De chercher. De trouver d&#8217;autres sonorités. Et j&#8217;en cherche toujours. Et j&#8217;en trouve encore.</p>
<p>J&#8217;ai offert Tom Waits / Frank&#8217;s Wild Years à <a href="http://www.chroniquesblondes.com/">Geneviève Lefebvre</a>, une amie virtuelle toujours pleine d&#8217;humour, dotée d&#8217;une plume que j&#8217;aime beaucoup qui a su par ce tendre et <a href="http://www.chroniquesblondes.com/2011/10/31/cher-martin-leon/">simple billet</a>illustrer comment <a href="http://martinleon.latribu.ca/">Martin Léon</a>, un artiste vivant en marge de la popularité savait nous remuer, nous faire sourire, nous faire pleurer&#8230; sans que l&#8217;on aie besoin d&#8217;avoir l&#8217;aval du monde entier pour le faire.</p>
<p><a href="http://itunes.apple.com/ca/album/franks-wild-years/id83999">Tom Waits / Frank&#8217;s Wild Years sur iTunes</a></p>
<p><em><br />
</em></p>
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		<title>Je suis porteur. Et vous?</title>
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		<pubDate>Fri, 16 Sep 2011 12:10:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>marc</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Coup de coeur!]]></category>
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		<description><![CDATA[Nouvelle campagne de sensibilisation conçue pour CORAMH. CORAMH a pour mission de prévenir les maladies héréditaires en misant sur la sensibilisation, l&#8217;information et l&#8217;éducation. L&#8217;organisme réalise sa mission en transmettant à la population des notions de base sur la génétique et l’hérédité, en informant la population du mode de transmission des maladies héréditaires et en fournissant une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><iframe src="http://player.vimeo.com/video/29113226?title=0&amp;byline=0&amp;portrait=0" frameborder="0" width="400" height="225"></iframe></p>
<p>Nouvelle campagne de sensibilisation conçue pour <a href="http://www.coramh.org/">CORAMH</a>.</p>
<p><a href="http://www.coramh.org/">CORAMH</a> a pour mission de prévenir les maladies héréditaires en misant sur la sensibilisation, l&#8217;information et l&#8217;éducation. L&#8217;organisme réalise sa mission en transmettant à la population des notions de base sur la génétique et l’hérédité, en informant la population du mode de transmission des maladies héréditaires et en fournissant une description des maladies héréditaires fréquentes dans la région. Au Saguenay–Lac-St-Jean, une personne sur cinq est porteuse du gène responsable d’une des quatre maladies héréditaires récessives suivantes : l’acidose lactique, l’ataxie de Charlevoix-Saguenay, la neuropathie sensitivomotrice et la tyrosinémie. Si vous et votre conjoint êtes porteurs du même gène défectueux, vous avez un risque de 20% (1 sur 5) d’avoir un enfant atteint. Pas banal.</p>
<p>Ça aura pris 30 ans aux centaines de personnes qui ont travaillé avec leur coeur, pour la plupart bénévolement, afin d&#8217;arriver au projet-pilote annoncé au milieu de l&#8217;été. Enfin, aujourd&#8217;hui, il est possible (sous conditions, voir <a href="http://www.santesaglac.gouv.qc.ca/genetique/offre_tests.html">ici</a>) de se faire dépister pour une de ces maladies, sans avoir eu d&#8217;antécédents familiaux. Car il a toujours été possible de le faire, mais uniquement si un cas avait été diagnostiqué près de vous. Comme c&#8217;est un projet-pilote, il faut noter que l&#8217;offre de tests se termine en novembre 2012.</p>
<p>Je tiens à remercier personnellement Josée Gagnon, Catherine Gobeil, Dave Tremblay et Nancy Tremblay ainsi que leurs enfants d&#8217;avoir si gentiment accepté de tourner dans cette campagne. Depuis que je travaille avec <a href="http://www.coramh.org/">CORAMH</a>, j&#8217;ai eu le grand privilège de rencontrer des gens formidables, des gens de coeur, d&#8217;une sensibilité sans pareille. Ce fut le cas, encore une fois. Merci à Ken Allaire et son équipe de Zed Productions pour la réalisation; ta sensibilité transpire dans la prise d&#8217;images, mon Ken! Merci à CORAMH de continuer sa mission.</p>
<p>Le <a href="http://wp.me/pddAu-N4">lien</a> vers l&#8217;ancienne campagne.</p>
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		<title>Ma petite prend le large.</title>
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		<pubDate>Wed, 17 Aug 2011 02:05:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>marc</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bouffe]]></category>
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		<description><![CDATA[Ma petite prend le large. Ma fille commence sa « vraie » vie cet automne en entamant des études au Cégep. Elle partagera un appartement avec d&#8217;autres filles. Terminée l&#8217;adolescence. Fini l&#8217;encadrement et vive l&#8217;autonomie. Je trouve ça génial. Contrairement aux parents qui voudraient que leurs enfants restent des bébés toute leur vie, j&#8217;aime ça voir qu&#8217;ils s&#8217;épanouissent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignright" style="margin-left: 5px; margin-right: 5px;" title="mesure" src="http://www.traitdemarc.com/traitdemarc_blog/wp-content/uploads/2011/08/mesure.jpg" alt="" width="280" height="239" />Ma petite prend le large. Ma fille commence sa « vraie » vie cet automne en entamant des études au Cégep. Elle partagera un appartement avec d&#8217;autres filles. Terminée l&#8217;adolescence. Fini l&#8217;encadrement et vive l&#8217;autonomie. Je trouve ça génial. Contrairement aux parents qui voudraient que leurs enfants restent des bébés toute leur vie, j&#8217;aime ça voir qu&#8217;ils s&#8217;épanouissent sans nous. Qu&#8217;ils deviennent eux. Que leur prénom prenne plus de place que leur nom de famille. Depuis le temps que je lui promettais un billet, le voilà.</p>
<p>- &#8211; -</p>
<p>L&#8217;auto était si vide à mon retour de Québec que j&#8217;ai dû l&#8217;emplir de musique à tue-tête pour pallier à ton absence. On venait à peine de se faire un colleux dans le stationnement. On se quittait à nouveau. Ta mère reprenant le relais. Depuis le temps que je te vois partir, le coeur fait moins mal. On s&#8217;habitue. Tu verras.</p>
<p>L&#8217;auto débordait pourtant de trucs quelques minutes auparavant. Chaudrons, douillette, miroir, robot, serviettes, vaisselles, etc., jusqu&#8217;au plafond. Sans oublier tes deux immenses valises rondies par l&#8217;amas de vêtements. Mais ce qui prenait encore plus de place, c&#8217;était ton énergie. Autant d&#8217;énergie dans une si petite personne. Du concentré pleine saveur. Pendant les deux heures qu&#8217;a duré le trajet, on a parlé pas mal. En fait, ça faisait longtemps qu&#8217;on ne s&#8217;était pas retrouvés toi et moi, comme ça. La musique était bonne. Nos échanges aussi.</p>
<p>Y a plein de trucs qui ne se sont pourtant pas dit. Je voulais surtout te reparler de cuisine.</p>
<p>La semaine passée, on a cuisiné  ensemble pour que tu apprennes quelques techniques afin de pouvoir te préparer toi-même tes plats préférés. Pendant toutes les confections des recettes, une question te revenait sans cesse : combien de ci, combien de ça? Et je te répondais que je ne savais pas. Je cuisine à la bouche&#8230; j&#8217;aurais bien écrit « à l&#8217;oeil », mais celui-ci est trompeur, la bouche, elle, ne ment jamais. Les recettes, il ne faut pas suivre ça. Jamais. Sinon, tu ne sauras jamais cuisiner. Sinon, tes plats goûteront comme tous ceux qui les suivent à la lettre. Tes plats auront un goût de papier. Des recettes, il faut t&#8217;en inspirer seulement. En prenant tes décisions par rapport à tes aspirations, tes goûts et tes désirs. Il se peut que certains n&#8217;aiment pas ce que tu cuisineras, et c&#8217;est correct comme ça, tant que tu ne cuisineras que pour toi. Si jamais, tu invites des amis et que tu veux que tout le monde apprécie, tu feras certains compromis à ta « recette », mais jamais pour la dénaturer. Les compromis, en cuisine comme dans la vie, sont importants, mais ils ne doivent jamais te forcer à agir contre ce que veux vraiment. C&#8217;est difficile de savoir les quantités? Ouais. Mais plus tu feras des essais, plus tu feras d&#8217;erreurs et mieux tu réussiras, la fois d&#8217;après. Les vieux cons comme moi appellent ça l&#8217;expérience. Je te souhaite aussi de tout faire cramer dans le fond de tes chaudrons, même s&#8217;ils sont neufs. Ce sera l&#8217;expérience qui va entrer. C&#8217;est la différence entre suivre et imaginer. Les gens qui suivent la même recette éternellement mangeront la même chose toute leur vie. Toi, tu imagineras ton quotidien et le changeras à ta guise. En tentant de manger ce que tu aimes, ce qui t&#8217;inspire. Les variantes sont infinies. À toi de les découvrir. Je voudrais bien te les dire, mais je te gâcherais ton plaisir. Cuisine les ingrédients exotiques en t&#8217;inspirant du monde entier. Ne t&#8217;impose surtout aucune barrière. J&#8217;oubliais aussi de te parler des accidents. Oui, oui, je sais que tu as peur d&#8217;un paquet de trucs. Tu as même peur de la peur. En cuisine, tu vas te brûler quelques fois, te couper aussi. Ça aussi, ça fait partie de la game. Je ne connais personne qui cuisine à qui ce n&#8217;est jamais arrivé. À moins de cuisiner au micro-ondes. Et je voudrais surtout  que tu ne t&#8217;abaisses jamais à ça. Ce qui parait simple peut s&#8217;avérer de mauvais goût. Alors, sors tes chaudrons et réinvente-toi. Tu verras, c&#8217;est tellement valorisant.</p>
<p>J&#8217;aurais aimé te parler de la vie qui commence pour toi, te dire comment faire, mais j&#8217;ai comme une petite fringale qui m&#8217;en empêche et je ne suis pas de très bon conseil. Alors, fais comme moi et croque dans tout ce qui bouge. Et n&#8217;aie surtout pas peur de mordre parfois. x x x</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Melomarc™ &#8211; Mano Solo / Internationale Sha La La</title>
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		<pubDate>Sun, 31 Jul 2011 22:26:30 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Musique]]></category>

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		<description><![CDATA[Voici un nouveau billet de la catégorie Melomarc™ qui tente de répertorier les albums de musique qui ont marqué ma vie jusqu&#8217;à maintenant. Voyez ça comme un voyage à travers mes souvenirs et ma collection d&#8217;albums; où la véritable histoire de l&#8217;album vit en parallèle de la mienne. J&#8217;ai décidé de partager ces coups de coeur musicaux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Voici un nouveau billet de la catégorie <a href="http://www.traitdemarc.com/category/melomarc™/">Melomarc™ </a>qui tente de répertorier les albums de musique qui ont marqué ma vie jusqu&#8217;à maintenant. Voyez ça comme un voyage à travers mes souvenirs et ma collection d&#8217;albums; où la véritable histoire de l&#8217;album vit en parallèle de la mienne. J&#8217;ai décidé de partager ces coups de coeur musicaux sur mon blogue, mais aussi de les faire découvrir plus personnellement à certaines personnes, en leur offrant l&#8217;album décrit via iTunes. Surveillez vos boîtes de courriels, vous aurez peut-être le privilège de recevoir un de ces albums&#8230; mais surtout, ouvrez vos oreilles et vos coeurs. C&#8217;est la mélodie du bonheur</em><em>.</em></p>
<p><em>- &#8211; - &#8211; - &#8211; - &#8211; - &#8211; - &#8211; - &#8211; -</em></p>
<p><img class="alignright" style="margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="mano_solo" src="http://www.traitdemarc.com/traitdemarc_blog/wp-content/uploads/2011/03/mano_solo.jpg" alt="" width="250" height="250" />Je voulais écrire sur la mort. Je voulais écrire sur les amis. La mort et l&#8217;amitié. Deux thèmes tellement difficiles à concilier. On ne veut pas que nos amis meurent. Comme on ne veut pas que l&#8217;amitié s&#8217;achève. Pas avec la mort, en tout cas. Ni d&#8217;aucune manière. L&#8217;amitié meurt et malheureusement, les amis aussi.</p>
<p>Hier, un de mes amis est décédé à 46 ans. Un vieux chum. Un chum du secondaire/cégep/université. Un ami que j&#8217;ai négligé trop longtemps. Je ne l&#8217;avais pas vu depuis des années. On devait se visiter en septembre. Peine perdue. On remet souvent l&#8217;important à plus tard. Trop souvent.</p>
<p>Quand on meurt, on dit que notre vie défile en accéléré; qu&#8217;en l&#8217;espace de quelques secondes le film de notre vie roule à une vitesse vertigineuse. Comme un condensé. Un concentré de moments heureux et malheureux. Une couple de secondes pour résumer des années. Aujourd&#8217;hui, en apprenant la nouvelle de ta mort, c&#8217;est ma vie avec toi qui s&#8217;est déroulée en quelques secondes. Nos années au Séminaire de Chicoutimi. Où tu m&#8217;avais transmis le goût de la photo. Où tu partageais ta grande famille avec tes trois frères, moi qui n&#8217;en avais pas. Où l&#8217;on échangeait nos premières découvertes musicales. Nos soirées à écouter Yes, Genesis et Led Zeppelin. Notre accident d&#8217;auto sur le pont Dubuc. Ton départ vers la grande ville, où je devais te rejoindre quelques années par la suite. Du Noël que tu avais passé dans ma famille à Chicoutimi parce que tu voulais revoir des vieux potes alors que tes parents t&#8217;avaient suivi à Montréal. Je me souviens du New Year&#8217;s Day de U2 au bar Le Vertige, en célébrant la nouvelle année de 84. Je me souviens du spectacle de R.E.M, cinq ans plus tard au vieux forum, pendant que mon garçon se reposait dans le ventre de sa mère. Où je te faisais la confidence de mes peurs de devenir papa si jeune. Je me souviens de tes croquettes de thon aux Corn Flakes que tu préparais dans ton appartement de Laval. Ton appartement si drabe. Appartement de célibataire. Du vin cheap de dépanneur aux allures de grand cru que l&#8217;on buvait. À s&#8217;en saouler. À rire de nos blagues. De ton rire silencieux : tu ouvrais la bouche, fermais les yeux, mais aucun son de sortait de ta bouche. Ton rire était intérieur.</p>
<p>C&#8217;est con. J&#8217;écris tout ça même si ça fait si longtemps que l&#8217;on ne s&#8217;est pas vu. En fait, on a passé plus de temps sans se voir que de passer du temps ensemble. Je ne connais pas le nom de tes enfants : je ne les ai vus qu&#8217;en photo.  Je connais à peine ta blonde. C&#8217;est con. Mais j&#8217;ai le cafard quand même de te savoir parti. J&#8217;ai de la peine de penser qu&#8217;on peut partir n&#8217;importe quand. Comme ça. Et je pense à moi : la mort, c&#8217;est égoïste. On vit celle des autres par rapport à soi. J&#8217;ai de la peine. Oui. Mais j&#8217;ai de la peine parce que je pense à la mort. Tu me fais penser à la mort. Et la mort c&#8217;est triste. Surtout quand tu penses comme moi que ça se termine comme ça. Par la fin, point. Qu&#8217;il y a rien après. Sinon ce qu&#8217;on laisse comme souvenirs à nos proches. À nos amis.</p>
<p>Je regrette de ne pas avoir provoqué une rencontre. De ne pas être débarqué chez toi, sans t&#8217;avertir. Comme le font les amis.</p>
<p>Pourquoi parler de cet album de Mano Solo et de toi. Parce que la mort est au centre de l&#8217;oeuvre musical laissée par cet artiste. Parce que tu es mort d&#8217;un cancer, Mano Solo, du sida. Deux morts à retardement. Des morts qu&#8217;on attend. Qu&#8217;on prépare. Comme si l&#8217;on pouvait se préparer à mourir. Cet album de Mano Solo me rentre dedans comme une aiguille dans la peau. Me fout le cafard. Cette voix décharnée, rauque et tellement souffrante que celle de ce chanteur me chavire à chaque fois. Ce chanteur controversé qui a décidé de parler ouvertement de sa maladie et a pondu quelques albums, mais c&#8217;est ce « live » qui rend le mieux cette douleur intense que ressent un condamné à mort. J&#8217;ai déjà parlé <a href="http://www.traitdemarc.com/2009/11/merci-alain-d/">ici</a> que la musique française venait me chercher dans mes moments les plus sombres, celui de Mano Solo a une place de choix dans ma discothèque « nostalgie ». Ses textes durs, sa poésie noire en font un album d&#8217;une tristesse certes, mais d&#8217;une beauté incroyable. Triste comme la mort peut l&#8217;être. Beaux, comme les amis le sont.</p>
<p>En pensant à toi, Hugues, j&#8217;ai pensé offrir <a href="http://itunes.apple.com/ca/album/internationale-sha-la-la/id83162636">Mano Solo / Internationale Sha La La</a> à Réjean, un pote que tu n&#8217;a pas connu. Parce que je sais qu&#8217;il appréciera cet album, mais surtout parce que l&#8217;amitié s&#8217;entretien, par des petites pensées comme celle-ci. Comme j&#8217;aurais dù entretenir la nôtre. Adieu « Grand Droit&#8217; »!</p>
<p><a href="http://itunes.apple.com/ca/album/internationale-sha-la-la/id83162636">&gt; Mano Solo / Internationale Sha La La sur iTunes</a></p>
<p><em><br />
</em></p>
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		<title>À vos coupes!</title>
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		<pubDate>Sat, 09 Jul 2011 15:00:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>marc</dc:creator>
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		<description><![CDATA[C&#8217;est le 8 et le 9 juillet que les amateurs de vins du Saguenay pourront assouvir leur soif&#8230; de savoir. Oui, oui, je sais, pas uniquement de savoir, mais gardons-nous petite gêne, si vous voulez bien. Vous êtes sur un blogue sérieux, ici. Et le vin, quoique festif est de plus en plus devenu un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignright size-full wp-image-4586" style="margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="FVS-2011" src="http://www.traitdemarc.com/traitdemarc_blog/wp-content/uploads/2011/07/FVS-2011.jpg" alt="" width="324" height="329" />C&#8217;est le 8 et le 9 juillet que les amateurs de vins du Saguenay pourront assouvir leur soif&#8230; de savoir. Oui, oui, je sais, pas uniquement de savoir, mais gardons-nous petite gêne, si vous voulez bien. Vous êtes sur un blogue sérieux, ici. Et le vin, quoique festif est de plus en plus devenu un sujet sérieux dans la plupart des chaumières québécoises. Du breuvage des grandes occasions d&#8217;autrefois, le vin a pris une place encore plus importante sur les tables du Québec d&#8217;aujourd&#8217;hui. Les caves à vins personnelles sont dorénavant courantes, les connaissances des amateurs encore plus développées et le choix, grâce aux importations privées, est devenu d&#8217;ordre mondial.<br />
Se déroulant sur la rue Racine, dans le centre-ville ou la zone portuaire, en cas de pluie, le <a href="http://festivinsaguenay.ca/">Festival des Vins de Saguenay</a> regorge d&#8217;activités pour parfaire ses connaissances et surtout faire des découvertes. L’accès sur le site est gratuit ainsi que toutes les activités de dégustations présentées durant le <a href="http://festivinsaguenay.ca/">Festival</a>. Des coupons sont disponibles au coût de 1 $ chacun sur le site de l’événement et le nombre de coupons demandés varie selon les produits offerts. Des activités de dégustation vous sont présentées par des passionnés du milieu ou tout simplement par ceux qui ont fabriqué les produits que vous aurez la chance de découvrir.<br />
Pour sa cinquième année, j&#8217;ai revu complètement le visuel. Changement de logo et création d&#8217;un visuel facilement adaptable : tous les éléments graphiques (bouteille, serviette de table, visages) sont autonomes et peuvent être appliqués de façon différente, permettant de mieux s&#8217;adapter aux différentes pièces de communication. Par exemple, le programme a été créé à la verticale, le poster à l&#8217;horizontale. Les visages créés par les cernes des verres laissés sur la serviette de table donnent le ton au véritable sens d&#8217;un tel festival : oui, nous y sommes pour parler de vins, mais surtout de parler à ses artisans, distributeurs et créer des liens avec ceux-ci. C&#8217;est là que le <a href="http://festivinsaguenay.ca/">Festival des Vins de Saguenay</a> prend tout son sens. Parler, découvrir, apprendre et passer du bon temps avec gens passionnés qui font un métier hors du commun.<br />
Belle nouveauté cette année, le Festival a développé une <a href="http://itunes.apple.com/WebObjects/MZStore.woa/wa/viewSoftware?id=441907158&amp;mt=8">application pour iPhone</a>, permettant de scanner les code-barres des bouteilles dégustées afin de pouvoir en saisir les informations. Bel outil qui permet aux étourdis, comme moi de se souvenir de vins dégustés.<br />
Allez vous pointer le nez au <a href="http://festivinsaguenay.ca/">Festival</a> et prenez une coupe à ma santé!</p>
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		<title>Les pixels n&#8217;ont pas d&#8217;odeur.</title>
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		<pubDate>Thu, 07 Jul 2011 02:27:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>marc</dc:creator>
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		<description><![CDATA[En fin de journée, j&#8217;avais un joli cadeau qui m&#8217;attendait au bureau. On venait de me livrer des exemplaires d&#8217;une affiche et d&#8217;un programme réalisés pour un client. Enveloppés dans du papier kraft, les deux paquets ressemblaient à des cadeaux sous un arbre de Noël. J&#8217;ai lentement déballé un à un ceux-ci en prenant mon [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignright size-medium wp-image-4576" title="fleur" src="http://www.traitdemarc.com/traitdemarc_blog/wp-content/uploads/2011/07/fleur-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" />En fin de journée, j&#8217;avais un joli cadeau qui m&#8217;attendait au bureau. On venait de me livrer des exemplaires d&#8217;une affiche et d&#8217;un programme réalisés pour un client. Enveloppés dans du papier kraft, les deux paquets ressemblaient à des cadeaux sous un arbre de Noël. J&#8217;ai lentement déballé un à un ceux-ci en prenant mon temps, comme si je me faisais languir. Aussitôt le premier morceau de ruban gommé détaché, une odeur d&#8217;encre s&#8217;évadait par l&#8217;embouchure.<br />
Ça sentait bon. Ça sentait l&#8217;imprimerie. Désolé pour mes amis programmeurs, mais la mise en ligne d&#8217;un site web n&#8217;a rien à voir avec la livraison d&#8217;une pièce imprimée. Les pixels n&#8217;ont pas d&#8217;odeur.<br />
Dans mon bureau ça sentait l&#8217;imprimerie. Ça sentait le passé. Une bouffée de nostalgie. Des souvenirs se sont réveillés lorsque ces effluves ont disparu dans mes narines.</p>
<p><strong>Léopold</strong><br />
En 1983, lorsque je suis entré pour la première fois à l&#8217;Imprimerie Léopold Tremblay, ce ne sont pas l&#8217;odeur, ni les presses qui m&#8217;avaient impressionné, mais le crucifix qui trônait dans le bureau en préfini du propriétaire des lieux. Léopold qui avait accepté d&#8217;engager ce jeunot apprenti de 17 ans que j&#8217;étais pendant les vacances d&#8217;été, était très religieux. L&#8217;Éveché de Chicoutimi et la congrégation des Soeurs du Bon-Conseil faisaient partie de ses clients importants. Ainsi que la chaîne de magasins Continental. Je n&#8217;avais aucune expérience, si ce n&#8217;est que celle acquise au Cégep au journal étudiant. Un vert au nombril bleu qui allait apprendre à mélanger d&#8217;autres couleurs.<br />
J&#8217;allais surtout apprendre ce que serait mon métier plus tard.<br />
Sous la supervision de Suzie, la graphiste, j&#8217;ai commencé à faire des petites jobs de montage : carte d&#8217;affaires, en-tête, factures, tous ces papiers utilitaires qu&#8217;on retrouve un peu partout, cette papeterie noble qu&#8217;on imprimait sur du papier NCR, ce papier révolutionnaire qui remplaçait le carbone permettant de faire des copies sans se tacher. Blanche au client, rose au livreur et jaune pour le commerçant.<br />
J&#8217;étais tellement impressionné par la dextérité de Suzie. Sa propreté, cette ligne franche qu&#8217;elle traçait au Rapido Steadler à l&#8217;aide de sa règle parallèle. Sa facilité à glisser les galées de typo dans la cireuse chaude, à les déposer sur le carton en vérifiant que tout était droit. Ça l&#8217;était toujours tout de suite, elle devait replacer que très rarement ses colonnes de textes. Ses montages étaient des oeuvres d&#8217;art. Propres, précis, droits. Les miens, à côté, étaient des épouvantables collages malpropres. N&#8217;étant pas manuel, mes montages à force d&#8217;être repositionnés et repositionnés, laissaient des traces noires sur le carton, mes lignes laissaient des barbeaux immenses que je devais par la suite gratter à l&#8217;X-Acto causant des trous, des cicatrices dans mes montages. J&#8217;étais un mauvais apprenti. J&#8217;exaspérais Suzie. Je n&#8217;avais pas son adresse ni son expérience. Mais j&#8217;aimais ça. J&#8217;aimais ce métier d&#8217;artisan. J&#8217;aimais ces petits gestes que je devais poser. De prendre un carton couché, d&#8217;y tracer des lignes-guides bleues que la caméra serait incapable de reproduire, d&#8217;y poser par la suite les filets définitifs à l&#8217;encre noire; de créer des coins ronds au tire-ligne, de mesurer les éléments graphiques, comme un logo d&#8217;entreprise, que je déposerais par la suite sur mon montage après l&#8217;avoir réduit à la caméra dans la chambre noire.<br />
J&#8217;aimais les odeurs. Ces odeurs. Celle âcre et vinaigrée des produits chimiques des PMT. Celle de l&#8217;encre; dense lorsque dans son pot de métal d&#8217;origine, presque poivrée quand elle venait s&#8217;écraser sur le papier et parfumée quand on enveloppait la publication terminée dans des paquets de papier kraft. Comme l&#8217;odeur de cet après-midi. J&#8217;aimais aussi l&#8217;odeur du papier. À l&#8217;arrière de l&#8217;imprimerie où étaient disposées les piles de grandes feuilles; glacées, texturées, de couleurs, l&#8217;humidité de l&#8217;endroit tranchait avec l&#8217;aridité des paquets éventrés d&#8217;où émergeaient des restants de feuilles dont on faisait des calepins pour les clients. L&#8217;odeur de la colle blanche qui servait à relier les volumes : Léopold Tremblay imprimait aussi des livres, ce qui était quand même rare pour une si petite imprimerie. Ruth, une collègue s&#8217;occupait de la reliure; à cette époque, les factures numérotées étaient assemblées à la main. Quand mes tâches étaient terminées ou que Suzie en avait assez de me voir détruire mes maquettes, j&#8217;allais rejoindre Ruth pour la suivre comme un petit chien, ramassant une à une les feuilles pour les assembler. Une job difficile. Pas complexe, non, mais tellement répétitive et abrutissante. Que faisait Ruth sans se plaindre. Ou madame Léopold qui venait lui donner un coup de main. Y avait aussi l&#8217;odeur des machines. Des presses. De la cigarette de Guy, le pressier principal. Cigarette au bec, il changeait les plaques d&#8217;impression sans la déposer. Guy et ses blagues cochonnes.<br />
J&#8217;aimais aussi le bruit. Celles des presses omniprésentes, cacophoniques, souvent en canon. Celui de la radio de Guy. Transistor au fil pendant près des presses. Le son du téléphone amplifié par un haut-parleur pour l&#8217;entendre jusque dans l&#8217;entrepôt de papier.<br />
J&#8217;ai passé un bel été en 1983. À apprivoiser ces odeurs et cette nouvelle vie qui s&#8217;offrait à moi. Ces odeurs que j&#8217;aime encore. Autant que ce métier.</p>
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		<title>Chroniques helléniques &#8211; partie 4</title>
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		<pubDate>Wed, 29 Jun 2011 06:00:33 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[De grève en grève Après avoir foulé la grève dorée de Mykonos, l&#8217;inexistante de Santorini et la poudreuse de Paros, voilà que demain nous foulerons celle d&#8217;Athènes. Une autre genre de grève j&#8217;en conviens. Pas de sable fin, ni d&#8217;eau salée, mais une avec une peu plus de vagues je pense. Voilà que la Grèce [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.traitdemarc.com/traitdemarc_blog/wp-content/uploads/2011/06/20110629-095505-300x285.jpg" alt="" title="20110629-095505.jpg" width="300" height="285" class="alignright size-medium wp-image-4531" /><strong>De grève en grève</strong><br />
Après avoir foulé la grève dorée de Mykonos, l&#8217;inexistante de Santorini et la poudreuse de Paros, voilà que demain nous foulerons celle d&#8217;Athènes. Une autre genre de grève j&#8217;en conviens. Pas de sable fin, ni d&#8217;eau salée, mais une avec une peu plus de vagues je pense. Voilà que la Grèce toute entière est mise sous arrêt. Une grève générale perturbe le pays mettant en tutelle tous transports en commun et services publics. Le traversier qui devait nous mener de Paros au port de Pirée est paralysé par celle-ci. Nous avons dû trouver un plan B : passer par un autre port, çelui de Raffina, à quelques 30km de la capitale. On verra comment se rendre par la suite à notre hôtel&#8230; en plein coeur du centre-ville d&#8217;Athènes. Les voyages forment la jeunesse. On verra demain si on a encore la fibre adolescente de l&#8217;aventure&#8230;</p>
<p><strong>On est au ralenti&#8230; comme le pays.</strong><br />
Si nous avons atteint le neutre et que la vie se passe tout doucement pour nous, il y va différemment pour les Grecs. On sent bien que les touristes ont boudé cette destination cette année : terrasses plutôt vides, rues moins achalandées, mêmes les îles voient leur économie ralentir. Cette artiste de qui nous avons acheté des bijoux, cassant le français, heureuse de nous dire qu&#8217;elle connaissait des canadiens en Ontario qui nous confessait qu&#8217;il y avait si peu de touristes cette année à ces serveurs qui en mettent un peu plus qu&#8217;à l&#8217;habitude, il faut être aveugle pour ne pas sentir que les choses ne tournent pas rond ici. Austérité, peut-être, mais malveillance, jamais. Avant notre départ, plusieurs personnes s&#8217;inquiétaient ou tentaient de nous faire peur sur les possibilités que notre séjour soit perturbé d&#8217;une façon ou d&#8217;une autre, mais jusqu&#8217;à maintenant les grecs rencontrés nous ont parus très sympas. Un peu bourrus,  comme le sont les  méditerranéens, mais gentils, drôles&#8230; et fumeurs! Diable que nous n&#8217;étions plus habitués a être boucanés de la sorte. Sur les terrasses, dans les restos, plages, etc, toujours cette fumée secondaire qui nous agresse. L&#8217;ancien fumeur en moi a su distinguer certaines marques, mais pas d&#8217;envie d&#8217;y regoûter. </p>
<p>Assis à un café, en attente du bateau, j&#8217;écris ces quelques lignes à la sauvette afin de replonger dans mon roman au plus vite. Je tenterai de prendre quelques clichés des manifestations à Athènes&#8230;</p>
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		<title>Chroniques helléniques &#8211; partie 3</title>
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		<pubDate>Sat, 25 Jun 2011 17:24:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>marc</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Voyage]]></category>

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		<description><![CDATA[En relisant mon dernier billet, j&#8217;ai ressenti un certain malaise. De ceux qu&#8217;on a quand on se rend compte que ce qu&#8217;on a écrit en 600 mots auraient pu se résumer en 25 derrière une carte postale. Des balivernes. Des mots qu&#8217;on aligne un après l&#8217;autre pour rassurer les proches, des mots clichés sans saveur. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.traitdemarc.com/traitdemarc_blog/wp-content/uploads/2011/06/20110625-083359-300x291.jpg" alt="" title="20110625-083359.jpg" width="300" height="291" class="alignright size-medium wp-image-4513" />En relisant mon dernier billet, j&#8217;ai ressenti un certain malaise. De ceux qu&#8217;on a quand on se rend compte que ce qu&#8217;on a écrit en 600 mots auraient pu se résumer en 25 derrière une carte postale. Des balivernes. Des mots qu&#8217;on aligne un après l&#8217;autre pour rassurer les proches, des mots clichés sans saveur. Il fait beau, on pense à vous. Mon dernier billet avait le sex-appeal d&#8217;un Guide Michelin et goutait l&#8217;agenda. Voilà, c&#8217;est terminé. N&#8217;en parlons plus. Parlons désormais des vrais affaires:il faut beau, on pense à vous.</p>
<p><strong>Miam.</strong><br />
Quand je reviens de voyage, il ne faut pas me demander ce que j&#8217;ai vu ou fait, il faut m&#8217;interroger sur ce que j&#8217;ai mangé. À Athènes, un resto trouvé grâce à mes recherches sur internet, Kuzina, a réussi a bouleverser mes papilles. Le restaurant réinvente la cuisine grecque, puisant dans sa riche histoire des recettes oubliées ou de nouvelles interprétations de classiques, et ce, toujours avec un souci d&#8217;utiliser des aliments frais de provenance. C&#8217;est ici que j&#8217;ai goûté pour la première fois à la bottarga, une pâte créée à partir d&#8217;oeufs de poisson, salés et séchés que l&#8217;on tranche en fines lamelles et réveille d&#8217;un filet d&#8217;huile d&#8217;olive sur un petit pain. Délicieux, ça m&#8217;a rappelé un peu l&#8217;anchois et la sardine. Je tenterai d&#8217;en apporter innocemment dans mes valises.<br />
À Mikonos, en soupant à la Taverna Matthew, j&#8217;ai eu la chance d&#8217;échanger quelques mots avec une gentille dame d&#8217;une table voisine. Grecque émigrée aux States, elle venait passer quelques mois dans sa maison à Ano Mera. Elle a eu la gentillesse après un toast d&#8217;ouzo, de m&#8217;orienter sur le menu. Les anchois marinés étaient fabuleux! Je pesterai encore pendant plusieurs mois contre ceux que j&#8217;achète, même chez Milano à Montréal, en pensant à ce goût sans saumure si savoureux. Je vivrai le même backslach qu&#8217;à mon retour de Barcelone. Misère.<br />
De Santorini, je ramènerai des feuilles de câpres. J&#8217;aurais bien ramené des tomates, mais je doute que Douanes Canada approuve.  Il faut savoir que le volcan n&#8217;a pas que laissé un paysage à couper le souffle à cette île grecque, son sol ravagé par la lave a vu son ADN se modifier. Sa terre devenue très fertile a développé des saveurs que l&#8217;on ne retrouve nulle part ailleurs; aubergine blanche, tomate miniature a peau croquante, fava, etc. Même chose pour les fromages; depuis mon arrivée j&#8217;ai mangé du feta tous les jours, sans jamais avoir eu l&#8217;impression de manger le même fromage. J&#8217;en bave à en parler.</p>
<p><strong>Des kilomètres de mots.</strong><br />
Y a pas que la bouffe qui me fait vibrer depuis que j&#8217;ai posé le cul ici. Ça n&#8217;a rien à voir avec le pays, mais avec mon état d&#8217;esprit. J&#8217;ai repris le goût à la lecture. Pas que je l&#8217;avais perdu, mais je ne lisais que des trucs reliés au travail, des magazines, etc. Je m&#8217;apprête à entamer les romans de ma blonde, je suis venu à bout des miens. Des milliers de pages englouties voracement, je m&#8217;en voudrais de passer sous silence Middlesex . Ce roman racontant l’histoire d’un hermaphrodite et plus largement l’histoire d’une famille : des immigrés grecs arrivés aux États-Unis en 1922 après avoir fui leur ville natal envahi par les Turcs. Des terres d’Asie Mineure aux quartiers de Detroit, Jeffrey Eugenides, celui à qui l&#8217;on doit Virgin Suicides &#8211; mis en film par Sophia Coppola, dresse un portrait de l’Amérique des années 20 aux années 70. Un livre difficile, mais terriblement beau. Trouvaille qui allait parfaitement avec ma destination. Il parait que le goût d&#8217;écrire vient avec celui de lire. Ça me donnera le coup de pied au cul pour cesser de négliger ce blogue.</p>
<p>Sinon, en 25 mots : il fait beau, le paysage est époustouflant (marcher la dizaine de kilomètres à flancs de montagne, reliant Fira à Oia, pour y voir mourir le soleil dans la mer Égée fût génial) et on a hâte de vous revoir (pfff, quel menteur!).</p>
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		<title>Chroniques helléniques &#8211; partie 2</title>
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		<pubDate>Wed, 22 Jun 2011 13:07:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>marc</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bouffe]]></category>
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		<description><![CDATA[Ça tangue. J&#8217;ai l&#8217;impression d&#8217;être dans le manège de la Pitoune à La Ronde. Y a de l&#8217;eau qui perle sur les vitres. Ça tangue encore. On vient à peine de quitter l&#8217;île de Mykonos sur une frégate rapide. Elle nous mènera à Santorini, troisième étape de notre voyage. Le bateau est tout de même [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.traitdemarc.com/traitdemarc_blog/wp-content/uploads/2011/06/20110622-040803-300x286.jpg" alt="" title="20110622-040803.jpg" width="300" height="286" class="alignright size-medium wp-image-4499" />Ça tangue. J&#8217;ai l&#8217;impression d&#8217;être dans le manège de la Pitoune à La Ronde. Y a de l&#8217;eau qui perle sur les vitres. Ça tangue encore. On vient à peine de quitter l&#8217;île de Mykonos sur une frégate rapide. Elle nous mènera à Santorini, troisième étape de notre voyage. Le bateau est tout de même confortable. Ma blonde n&#8217;est pas du même avis que moi. Elle lutte contre le mal de mer. Il faut dire que les vents extrêmes de ce matin rendent la traversée plus périlleuse. J&#8217;ai l&#8217;impression que les trois heures que dureront la croisière ne sera pas de tout repos&#8230;</p>
<p><strong>Retour sur Mykonos</strong><br />
Relaxe. Si la destination est reconnue pour ses fêtes éternelles, prisée par toute une jeunesse, pour nous elle aura été tout le contraire. Sous les soins de Maria, la propriétaire du Amazing View Hotel, le complexe de huit petits studios que nous avions choisi, on nous a bichonné comme des bébés. D&#8217;abord, le studio : je ne pense pas que le nom soit exagéré, la vue de notre terrasse était hallucinante. Surplombant la plage d&#8217;Agio Stefanos, juché à plus de 750m du niveau de la mer, nous avons pu décrocher et se reposer comme nous le souhaitions. La marche pour se rendre à la plage a fait passer les kilos de fêta engloutis depuis notre arrivée. Si l&#8217;expression monter dans la face d&#8217;un singe décrit une pente extreme, mon chympanzé n&#8217;avait pas de nez, ni de menton. Un mur.<br />
Puis les déjeuners de Maria. La plupart des hôtels offrent un petit déjeuner de base constitué d&#8217;un café et d&#8217;un yogourt. Pas ici. Deux cabarets apparaissaient chaque matin : fromages, fruits, charcuteries, tomates, olives, beignets, miel, confitures, jus, etc. Place charmante, je vous le recommande chaudement.<br />
Mise a part notre petit nid, Mykonos s&#8217;est avéré sympathique, surtout quand on sort de la Chora, le village le plus important de l&#8217;île ou s&#8217;agglutinent mauvais restos hors de prix, boutiques de souvenirs made in china et les hordes de touristes et de croisiéristes débarqués pour la journée. Une location de voiture nous a permis de faire un tour de l&#8217;île, d&#8217;emmagasiner d&#8217;autres points de vue, mais surtout de constater que les grecs conduisent de façon assez cavalière. Les minuscules routes, sans accotement ni garde-fou, tournant a 90 degré dans les montées dans lesquelles je me faisais passé à toutes vitesses m&#8217;ont fait apprécié la petitesse de ma voiture. Comme dans les autos tamponneuses de La Ronde, nous en sommes sortis avec plus de peur que de mal.<br />
Ce qui nous ramène à La Pitoune. Qui tangue. Qui donne mal au coeur à ma blonde. Qui lui rappelle les trops gros déjeuners de Maria&#8230;</p>
<p><strong>De bonnes nouvelles</strong><br />
Si vous suivez mon blogue, vous vous rappellerez que lors de notre dernier voyage à New York, nous avons été les premiers arrivés sur les lieux d&#8217;un terrible accident de voiture (raconté <a href="http://www.traitdemarc.com/2011/03/boris-et-sonia-dans-les-adirondacks/">ici</a>). Avec la magie de Google et de son service de traduction, une des victimes, Boris, est tombé sur mon récit et m&#8217;a adressé un commentaire de remerciement extrêmement touchant. Je suis content que cette aventure se termine mieux pour eux. Bonne chance pour le reste.</p>
<p>Aussi lu sur Facebook, deux petits messages de mes deux enfants qui m&#8217;ont adressés des voeux pour la fête des pères. Je vous aime aussi.</p>
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