<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>traitdemarc™ &#187; Bouffe</title>
	<atom:link href="http://www.traitdemarc.com/category/bouffe/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.traitdemarc.com</link>
	<description></description>
	<lastBuildDate>Sat, 28 Jan 2012 06:02:52 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.3.1</generator>
		<item>
		<title>Le monde est petit. Très très petit.</title>
		<link>http://www.traitdemarc.com/2011/11/le-monde-est-petit-tres-tres-petit/</link>
		<comments>http://www.traitdemarc.com/2011/11/le-monde-est-petit-tres-tres-petit/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 17 Nov 2011 20:58:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>marc</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bouffe]]></category>
		<category><![CDATA[Humeur]]></category>
		<category><![CDATA[Réflexion]]></category>
		<category><![CDATA[Voyage]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.traitdemarc.com/?p=4942</guid>
		<description><![CDATA[Les Québécois n&#8217;auront jamais autant voyagé. En scrutant les données de Statistiques Canada, la courbe est exponentielle. Nous sommes toujours prêts à décoller. Y a pas une semaine où tu n&#8217;entends pas quelqu&#8217;un qui parle de son imminent départ dans des pays avec des noms qu&#8217;il fallait faire semblant de connaître il y pas si [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignright size-full wp-image-4954" title="mondepetit" src="http://www.traitdemarc.com/traitdemarc_blog/wp-content/uploads/2011/11/mondepetit.jpg" alt="" width="205" height="465" />Les Québécois n&#8217;auront jamais autant voyagé. En scrutant les données de Statistiques Canada, la courbe est exponentielle. Nous sommes toujours prêts à décoller. Y a pas une semaine où tu n&#8217;entends pas quelqu&#8217;un qui parle de son imminent départ dans des pays avec des noms qu&#8217;il fallait faire semblant de connaître il y pas si longtemps. On voyage de plus en plus jeune, en famille ou en couple et on voyage de plus en plus loin. Les périples, jadis réservés aux grands explorateurs sont maintenant banalisés par les tours opérateurs qui les rendent accessibles à tout le monde en autocar climatisé. Il y a plus vraiment de destinations qui nous impressionnent. On ne parle plus de Tombouctou comme le bout du monde. On va en Europe comme on allait à Old Orchard dans les années 70. Les voyages dans le sud sont devenus de banals week-ends dont on se confesse quasiment. « Tu arrives de voyage? » &#8211; Non, non je suis seulement allé 10 jours à Cuba. C&#8217;est devenu banal. Anodin.</p>
<p>Et la bouffe? Haaaa la bouffe. On entre dans le plus simple IGA de quartier pour s&#8217;acheter quinoa, manioc, farine de banane plantain. On cuisine le monde de plus en plus quotidiennement. Notre trio carotte/patate/navet est devenu moribond et l&#8217;offre s&#8217;est multipliée pour nous offrir des légumes de champs du monde entier. L&#8217;expression légumes de terre est devenue légumes de Terre. Légumes d&#8217;ailleurs qu&#8217;on réussit maintenant à cultiver très bien, ici même. L&#8217;exotisme ordinaire. On peut manger exotique bio, près de chez nous. J&#8217;écris exotique et je me fais rigoler, car ce mot n&#8217;a plus la même saveur que jadis. Notre alimentation a tellement changé et évolué qu&#8217;on peut difficilement parler de bouffe d&#8217;ailleurs. Beaucoup de produits importés font partie intégrante de notre alimentation quotidienne. Et ce n&#8217;est même plus réservé à une élite. Ni à une classe plus riche. Ricardo, Faita, Pinard et compagnie ont réussi, avec leurs émissions et livres, à métamorphoser la cuisine québécoise et la rendre multiculturelle en démocratisant celle-ci. Notre table est multiculturelle. Nous bouffons le monde.</p>
<p>Nous n&#8217;avons jamais été aussi informés sur les grands conflits mondiaux. Nous avons suivi les dernières grandes révolutions sur Twitter. En direct. Nous avons vécu le printemps arabe, dans le confort de nos foyers. Nous avons pu suivre les élections tunisiennes et en parler parce que sa couverture par les médias nous a été offerte sur le web. Nous nous nourrissons de sources d&#8217;informations diverses et mondiales. Les points de vue sont de plus en plus diversifiés. Nous avons maintenant l&#8217;opportunité de lire comment l&#8217;orient perçoit l&#8217;occident. Nous extrapolons moins. Des idées d&#8217;ailleurs influencent les nôtres. Un mouvement comme Occupons machin s&#8217;exporte, s&#8217;importe, comme un fruit. Nous vivons le village Global. Nous sommes mondiaux. Les barrières tombent.</p>
<p>Nous vivons une époque formidable, comme j&#8217;aime le dire si souvent. Une époque mondialisée.</p>
<p>Le monde est petit, mais plus nous. Nous avons grandi de ces expériences multiculturelles. Nous ne sommes plus des étrangers. Imbibés de culture, nous sommes devenus des citoyens du monde.</p>
<p>Pourtant, quand Khady du Sénégal finira ses études au Saguenay, c&#8217;est dans une autre ville, peut-être province et même pays qu&#8217;elle ira pratiquer.</p>
<p>Pas qu&#8217;elle n&#8217;aime pas le Saguenay, ni le Québec. Elle a quand même choisi de s&#8217;y établir pas seulement le temps de ses études, mais avec le but de s&#8217;y intégrer. D&#8217;épouser une nouvelle culture. Comme des milliers d&#8217;étudiants le font, chaque année au Saguenay, à l&#8217;Université du Québec à Chicoutimi, ou dans un de nos quatre Cégeps. Des milliers d&#8217;Africains, de Magrhébens, de Chinois ont opté pour le Saguenay comme terre d&#8217;accueil pour vivre une nouvelle vie, mais une poignée seulement resteront. Et ce n&#8217;est pas parce qu&#8217;ils n&#8217;aiment pas rester ici. Vraiment pas. C’est le Saguenay ou le Québec qui n’en veulent pas.</p>
<p>« Tu as été victime de racisme ici, Khady? » La question l&#8217;a fait sourire de toutes ces belles dents quand je lui ai posé la question, vendredi passé chez moi. Oui. Elle l&#8217;est. Et pas toujours de façon directe. Le racisme latent, hypocrite est bien pire. Te faire traiter de négresse par un individu sans cervelle fait beaucoup moins mal que de te voir refuser un stage dans une entreprise, que d&#8217;être la dernière choisit pour un travail d&#8217;équipe, que d&#8217;être reconnue coupable sans avoir eu droit à une enquête. Uniquement par ta couleur de peau, ton allure, ton odeur. Pour leur permettre de suivre un stage en entreprise, indispensable à la réussite de leurs études, les intervenants des institutions d&#8217;enseignement doivent user de tous leurs atouts pour convaincre les entreprises de les accepter. Je ne parle pas ici d&#8217;avoir à placer des derniers de classe, des cancres, et je parle encore moins d&#8217;embauche à temps plein, mais uniquement d&#8217;un stage bénéfique à la fois à l&#8217;étudiant et à l&#8217;entreprise. On ne parle ici pas de charité. Mais c&#8217;est quasiment ce que l&#8217;on doit faire pour solliciter les entreprises.</p>
<p>On dit souvent que le racisme vient surtout de l&#8217;ignorance. Pas toujours. On ne peut pas être ouvert à toutes ces cultures culinaires, littéraires, etc. sans l&#8217;être à leurs auteurs, ceux de qui tout cela origine. On se targue de vouloir voir le monde, mais quand ce monde est notre voisin, on lui ferme la porte. On ne veut surtout pas le voir. Le tourisme à sens unique.</p>
<p>Pourtant, nous voyageons comme jamais, nous bouffons cantonais, créole et libanais et nous nous préoccupons d&#8217;envoyer des sous en Haïti quand son peuple souffre de la multiplication de cataclysmes. Nous n&#8217;avons jamais été autant citoyens du Monde. Nous n&#8217;avons jamais autant aimé le Monde. Nous aimons tellement ce qui vient d&#8217;ailleurs. Tellement. Que nous préférons qu&#8217;ils restent ailleurs. Surtout pas chez nous.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.traitdemarc.com/2011/11/le-monde-est-petit-tres-tres-petit/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>5</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Ma petite prend le large.</title>
		<link>http://www.traitdemarc.com/2011/08/ma-petite-prend-le-large/</link>
		<comments>http://www.traitdemarc.com/2011/08/ma-petite-prend-le-large/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 17 Aug 2011 02:05:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>marc</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bouffe]]></category>
		<category><![CDATA[Coup de coeur!]]></category>
		<category><![CDATA[Humeur]]></category>
		<category><![CDATA[Réflexion]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.traitdemarc.com/?p=4718</guid>
		<description><![CDATA[Ma petite prend le large. Ma fille commence sa « vraie » vie cet automne en entamant des études au Cégep. Elle partagera un appartement avec d&#8217;autres filles. Terminée l&#8217;adolescence. Fini l&#8217;encadrement et vive l&#8217;autonomie. Je trouve ça génial. Contrairement aux parents qui voudraient que leurs enfants restent des bébés toute leur vie, j&#8217;aime ça voir qu&#8217;ils s&#8217;épanouissent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignright" style="margin-left: 5px; margin-right: 5px;" title="mesure" src="http://www.traitdemarc.com/traitdemarc_blog/wp-content/uploads/2011/08/mesure.jpg" alt="" width="280" height="239" />Ma petite prend le large. Ma fille commence sa « vraie » vie cet automne en entamant des études au Cégep. Elle partagera un appartement avec d&#8217;autres filles. Terminée l&#8217;adolescence. Fini l&#8217;encadrement et vive l&#8217;autonomie. Je trouve ça génial. Contrairement aux parents qui voudraient que leurs enfants restent des bébés toute leur vie, j&#8217;aime ça voir qu&#8217;ils s&#8217;épanouissent sans nous. Qu&#8217;ils deviennent eux. Que leur prénom prenne plus de place que leur nom de famille. Depuis le temps que je lui promettais un billet, le voilà.</p>
<p>- &#8211; -</p>
<p>L&#8217;auto était si vide à mon retour de Québec que j&#8217;ai dû l&#8217;emplir de musique à tue-tête pour pallier à ton absence. On venait à peine de se faire un colleux dans le stationnement. On se quittait à nouveau. Ta mère reprenant le relais. Depuis le temps que je te vois partir, le coeur fait moins mal. On s&#8217;habitue. Tu verras.</p>
<p>L&#8217;auto débordait pourtant de trucs quelques minutes auparavant. Chaudrons, douillette, miroir, robot, serviettes, vaisselles, etc., jusqu&#8217;au plafond. Sans oublier tes deux immenses valises rondies par l&#8217;amas de vêtements. Mais ce qui prenait encore plus de place, c&#8217;était ton énergie. Autant d&#8217;énergie dans une si petite personne. Du concentré pleine saveur. Pendant les deux heures qu&#8217;a duré le trajet, on a parlé pas mal. En fait, ça faisait longtemps qu&#8217;on ne s&#8217;était pas retrouvés toi et moi, comme ça. La musique était bonne. Nos échanges aussi.</p>
<p>Y a plein de trucs qui ne se sont pourtant pas dit. Je voulais surtout te reparler de cuisine.</p>
<p>La semaine passée, on a cuisiné  ensemble pour que tu apprennes quelques techniques afin de pouvoir te préparer toi-même tes plats préférés. Pendant toutes les confections des recettes, une question te revenait sans cesse : combien de ci, combien de ça? Et je te répondais que je ne savais pas. Je cuisine à la bouche&#8230; j&#8217;aurais bien écrit « à l&#8217;oeil », mais celui-ci est trompeur, la bouche, elle, ne ment jamais. Les recettes, il ne faut pas suivre ça. Jamais. Sinon, tu ne sauras jamais cuisiner. Sinon, tes plats goûteront comme tous ceux qui les suivent à la lettre. Tes plats auront un goût de papier. Des recettes, il faut t&#8217;en inspirer seulement. En prenant tes décisions par rapport à tes aspirations, tes goûts et tes désirs. Il se peut que certains n&#8217;aiment pas ce que tu cuisineras, et c&#8217;est correct comme ça, tant que tu ne cuisineras que pour toi. Si jamais, tu invites des amis et que tu veux que tout le monde apprécie, tu feras certains compromis à ta « recette », mais jamais pour la dénaturer. Les compromis, en cuisine comme dans la vie, sont importants, mais ils ne doivent jamais te forcer à agir contre ce que veux vraiment. C&#8217;est difficile de savoir les quantités? Ouais. Mais plus tu feras des essais, plus tu feras d&#8217;erreurs et mieux tu réussiras, la fois d&#8217;après. Les vieux cons comme moi appellent ça l&#8217;expérience. Je te souhaite aussi de tout faire cramer dans le fond de tes chaudrons, même s&#8217;ils sont neufs. Ce sera l&#8217;expérience qui va entrer. C&#8217;est la différence entre suivre et imaginer. Les gens qui suivent la même recette éternellement mangeront la même chose toute leur vie. Toi, tu imagineras ton quotidien et le changeras à ta guise. En tentant de manger ce que tu aimes, ce qui t&#8217;inspire. Les variantes sont infinies. À toi de les découvrir. Je voudrais bien te les dire, mais je te gâcherais ton plaisir. Cuisine les ingrédients exotiques en t&#8217;inspirant du monde entier. Ne t&#8217;impose surtout aucune barrière. J&#8217;oubliais aussi de te parler des accidents. Oui, oui, je sais que tu as peur d&#8217;un paquet de trucs. Tu as même peur de la peur. En cuisine, tu vas te brûler quelques fois, te couper aussi. Ça aussi, ça fait partie de la game. Je ne connais personne qui cuisine à qui ce n&#8217;est jamais arrivé. À moins de cuisiner au micro-ondes. Et je voudrais surtout  que tu ne t&#8217;abaisses jamais à ça. Ce qui parait simple peut s&#8217;avérer de mauvais goût. Alors, sors tes chaudrons et réinvente-toi. Tu verras, c&#8217;est tellement valorisant.</p>
<p>J&#8217;aurais aimé te parler de la vie qui commence pour toi, te dire comment faire, mais j&#8217;ai comme une petite fringale qui m&#8217;en empêche et je ne suis pas de très bon conseil. Alors, fais comme moi et croque dans tout ce qui bouge. Et n&#8217;aie surtout pas peur de mordre parfois. x x x</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.traitdemarc.com/2011/08/ma-petite-prend-le-large/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>6</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>À vos coupes!</title>
		<link>http://www.traitdemarc.com/2011/07/a-vos-coupes/</link>
		<comments>http://www.traitdemarc.com/2011/07/a-vos-coupes/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 09 Jul 2011 15:00:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>marc</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bouffe]]></category>
		<category><![CDATA[Client]]></category>
		<category><![CDATA[Coup de coeur!]]></category>
		<category><![CDATA[Design]]></category>
		<category><![CDATA[Portfolio]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.traitdemarc.com/?p=4585</guid>
		<description><![CDATA[C&#8217;est le 8 et le 9 juillet que les amateurs de vins du Saguenay pourront assouvir leur soif&#8230; de savoir. Oui, oui, je sais, pas uniquement de savoir, mais gardons-nous petite gêne, si vous voulez bien. Vous êtes sur un blogue sérieux, ici. Et le vin, quoique festif est de plus en plus devenu un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignright size-full wp-image-4586" style="margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="FVS-2011" src="http://www.traitdemarc.com/traitdemarc_blog/wp-content/uploads/2011/07/FVS-2011.jpg" alt="" width="324" height="329" />C&#8217;est le 8 et le 9 juillet que les amateurs de vins du Saguenay pourront assouvir leur soif&#8230; de savoir. Oui, oui, je sais, pas uniquement de savoir, mais gardons-nous petite gêne, si vous voulez bien. Vous êtes sur un blogue sérieux, ici. Et le vin, quoique festif est de plus en plus devenu un sujet sérieux dans la plupart des chaumières québécoises. Du breuvage des grandes occasions d&#8217;autrefois, le vin a pris une place encore plus importante sur les tables du Québec d&#8217;aujourd&#8217;hui. Les caves à vins personnelles sont dorénavant courantes, les connaissances des amateurs encore plus développées et le choix, grâce aux importations privées, est devenu d&#8217;ordre mondial.<br />
Se déroulant sur la rue Racine, dans le centre-ville ou la zone portuaire, en cas de pluie, le <a href="http://festivinsaguenay.ca/">Festival des Vins de Saguenay</a> regorge d&#8217;activités pour parfaire ses connaissances et surtout faire des découvertes. L’accès sur le site est gratuit ainsi que toutes les activités de dégustations présentées durant le <a href="http://festivinsaguenay.ca/">Festival</a>. Des coupons sont disponibles au coût de 1 $ chacun sur le site de l’événement et le nombre de coupons demandés varie selon les produits offerts. Des activités de dégustation vous sont présentées par des passionnés du milieu ou tout simplement par ceux qui ont fabriqué les produits que vous aurez la chance de découvrir.<br />
Pour sa cinquième année, j&#8217;ai revu complètement le visuel. Changement de logo et création d&#8217;un visuel facilement adaptable : tous les éléments graphiques (bouteille, serviette de table, visages) sont autonomes et peuvent être appliqués de façon différente, permettant de mieux s&#8217;adapter aux différentes pièces de communication. Par exemple, le programme a été créé à la verticale, le poster à l&#8217;horizontale. Les visages créés par les cernes des verres laissés sur la serviette de table donnent le ton au véritable sens d&#8217;un tel festival : oui, nous y sommes pour parler de vins, mais surtout de parler à ses artisans, distributeurs et créer des liens avec ceux-ci. C&#8217;est là que le <a href="http://festivinsaguenay.ca/">Festival des Vins de Saguenay</a> prend tout son sens. Parler, découvrir, apprendre et passer du bon temps avec gens passionnés qui font un métier hors du commun.<br />
Belle nouveauté cette année, le Festival a développé une <a href="http://itunes.apple.com/WebObjects/MZStore.woa/wa/viewSoftware?id=441907158&amp;mt=8">application pour iPhone</a>, permettant de scanner les code-barres des bouteilles dégustées afin de pouvoir en saisir les informations. Bel outil qui permet aux étourdis, comme moi de se souvenir de vins dégustés.<br />
Allez vous pointer le nez au <a href="http://festivinsaguenay.ca/">Festival</a> et prenez une coupe à ma santé!</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.traitdemarc.com/2011/07/a-vos-coupes/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Chroniques helléniques &#8211; partie 4</title>
		<link>http://www.traitdemarc.com/2011/06/chroniques-helleniques-partie-4/</link>
		<comments>http://www.traitdemarc.com/2011/06/chroniques-helleniques-partie-4/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 29 Jun 2011 06:00:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>marc</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bouffe]]></category>
		<category><![CDATA[Coup de coeur!]]></category>
		<category><![CDATA[Humeur]]></category>
		<category><![CDATA[Lecture]]></category>
		<category><![CDATA[Réflexion]]></category>
		<category><![CDATA[Voyage]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.traitdemarc.com/2011/06/chroniques-helleniques-partie-4/</guid>
		<description><![CDATA[De grève en grève Après avoir foulé la grève dorée de Mykonos, l&#8217;inexistante de Santorini et la poudreuse de Paros, voilà que demain nous foulerons celle d&#8217;Athènes. Une autre genre de grève j&#8217;en conviens. Pas de sable fin, ni d&#8217;eau salée, mais une avec une peu plus de vagues je pense. Voilà que la Grèce [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.traitdemarc.com/traitdemarc_blog/wp-content/uploads/2011/06/20110629-095505-300x285.jpg" alt="" title="20110629-095505.jpg" width="300" height="285" class="alignright size-medium wp-image-4531" /><strong>De grève en grève</strong><br />
Après avoir foulé la grève dorée de Mykonos, l&#8217;inexistante de Santorini et la poudreuse de Paros, voilà que demain nous foulerons celle d&#8217;Athènes. Une autre genre de grève j&#8217;en conviens. Pas de sable fin, ni d&#8217;eau salée, mais une avec une peu plus de vagues je pense. Voilà que la Grèce toute entière est mise sous arrêt. Une grève générale perturbe le pays mettant en tutelle tous transports en commun et services publics. Le traversier qui devait nous mener de Paros au port de Pirée est paralysé par celle-ci. Nous avons dû trouver un plan B : passer par un autre port, çelui de Raffina, à quelques 30km de la capitale. On verra comment se rendre par la suite à notre hôtel&#8230; en plein coeur du centre-ville d&#8217;Athènes. Les voyages forment la jeunesse. On verra demain si on a encore la fibre adolescente de l&#8217;aventure&#8230;</p>
<p><strong>On est au ralenti&#8230; comme le pays.</strong><br />
Si nous avons atteint le neutre et que la vie se passe tout doucement pour nous, il y va différemment pour les Grecs. On sent bien que les touristes ont boudé cette destination cette année : terrasses plutôt vides, rues moins achalandées, mêmes les îles voient leur économie ralentir. Cette artiste de qui nous avons acheté des bijoux, cassant le français, heureuse de nous dire qu&#8217;elle connaissait des canadiens en Ontario qui nous confessait qu&#8217;il y avait si peu de touristes cette année à ces serveurs qui en mettent un peu plus qu&#8217;à l&#8217;habitude, il faut être aveugle pour ne pas sentir que les choses ne tournent pas rond ici. Austérité, peut-être, mais malveillance, jamais. Avant notre départ, plusieurs personnes s&#8217;inquiétaient ou tentaient de nous faire peur sur les possibilités que notre séjour soit perturbé d&#8217;une façon ou d&#8217;une autre, mais jusqu&#8217;à maintenant les grecs rencontrés nous ont parus très sympas. Un peu bourrus,  comme le sont les  méditerranéens, mais gentils, drôles&#8230; et fumeurs! Diable que nous n&#8217;étions plus habitués a être boucanés de la sorte. Sur les terrasses, dans les restos, plages, etc, toujours cette fumée secondaire qui nous agresse. L&#8217;ancien fumeur en moi a su distinguer certaines marques, mais pas d&#8217;envie d&#8217;y regoûter. </p>
<p>Assis à un café, en attente du bateau, j&#8217;écris ces quelques lignes à la sauvette afin de replonger dans mon roman au plus vite. Je tenterai de prendre quelques clichés des manifestations à Athènes&#8230;</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.traitdemarc.com/2011/06/chroniques-helleniques-partie-4/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Chroniques helléniques &#8211; partie 3</title>
		<link>http://www.traitdemarc.com/2011/06/chroniques-helleniques-partie-3/</link>
		<comments>http://www.traitdemarc.com/2011/06/chroniques-helleniques-partie-3/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 25 Jun 2011 17:24:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>marc</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bouffe]]></category>
		<category><![CDATA[Coup de coeur!]]></category>
		<category><![CDATA[Humeur]]></category>
		<category><![CDATA[Lecture]]></category>
		<category><![CDATA[Réflexion]]></category>
		<category><![CDATA[Voyage]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.traitdemarc.com/2011/06/4510/</guid>
		<description><![CDATA[En relisant mon dernier billet, j&#8217;ai ressenti un certain malaise. De ceux qu&#8217;on a quand on se rend compte que ce qu&#8217;on a écrit en 600 mots auraient pu se résumer en 25 derrière une carte postale. Des balivernes. Des mots qu&#8217;on aligne un après l&#8217;autre pour rassurer les proches, des mots clichés sans saveur. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.traitdemarc.com/traitdemarc_blog/wp-content/uploads/2011/06/20110625-083359-300x291.jpg" alt="" title="20110625-083359.jpg" width="300" height="291" class="alignright size-medium wp-image-4513" />En relisant mon dernier billet, j&#8217;ai ressenti un certain malaise. De ceux qu&#8217;on a quand on se rend compte que ce qu&#8217;on a écrit en 600 mots auraient pu se résumer en 25 derrière une carte postale. Des balivernes. Des mots qu&#8217;on aligne un après l&#8217;autre pour rassurer les proches, des mots clichés sans saveur. Il fait beau, on pense à vous. Mon dernier billet avait le sex-appeal d&#8217;un Guide Michelin et goutait l&#8217;agenda. Voilà, c&#8217;est terminé. N&#8217;en parlons plus. Parlons désormais des vrais affaires:il faut beau, on pense à vous.</p>
<p><strong>Miam.</strong><br />
Quand je reviens de voyage, il ne faut pas me demander ce que j&#8217;ai vu ou fait, il faut m&#8217;interroger sur ce que j&#8217;ai mangé. À Athènes, un resto trouvé grâce à mes recherches sur internet, Kuzina, a réussi a bouleverser mes papilles. Le restaurant réinvente la cuisine grecque, puisant dans sa riche histoire des recettes oubliées ou de nouvelles interprétations de classiques, et ce, toujours avec un souci d&#8217;utiliser des aliments frais de provenance. C&#8217;est ici que j&#8217;ai goûté pour la première fois à la bottarga, une pâte créée à partir d&#8217;oeufs de poisson, salés et séchés que l&#8217;on tranche en fines lamelles et réveille d&#8217;un filet d&#8217;huile d&#8217;olive sur un petit pain. Délicieux, ça m&#8217;a rappelé un peu l&#8217;anchois et la sardine. Je tenterai d&#8217;en apporter innocemment dans mes valises.<br />
À Mikonos, en soupant à la Taverna Matthew, j&#8217;ai eu la chance d&#8217;échanger quelques mots avec une gentille dame d&#8217;une table voisine. Grecque émigrée aux States, elle venait passer quelques mois dans sa maison à Ano Mera. Elle a eu la gentillesse après un toast d&#8217;ouzo, de m&#8217;orienter sur le menu. Les anchois marinés étaient fabuleux! Je pesterai encore pendant plusieurs mois contre ceux que j&#8217;achète, même chez Milano à Montréal, en pensant à ce goût sans saumure si savoureux. Je vivrai le même backslach qu&#8217;à mon retour de Barcelone. Misère.<br />
De Santorini, je ramènerai des feuilles de câpres. J&#8217;aurais bien ramené des tomates, mais je doute que Douanes Canada approuve.  Il faut savoir que le volcan n&#8217;a pas que laissé un paysage à couper le souffle à cette île grecque, son sol ravagé par la lave a vu son ADN se modifier. Sa terre devenue très fertile a développé des saveurs que l&#8217;on ne retrouve nulle part ailleurs; aubergine blanche, tomate miniature a peau croquante, fava, etc. Même chose pour les fromages; depuis mon arrivée j&#8217;ai mangé du feta tous les jours, sans jamais avoir eu l&#8217;impression de manger le même fromage. J&#8217;en bave à en parler.</p>
<p><strong>Des kilomètres de mots.</strong><br />
Y a pas que la bouffe qui me fait vibrer depuis que j&#8217;ai posé le cul ici. Ça n&#8217;a rien à voir avec le pays, mais avec mon état d&#8217;esprit. J&#8217;ai repris le goût à la lecture. Pas que je l&#8217;avais perdu, mais je ne lisais que des trucs reliés au travail, des magazines, etc. Je m&#8217;apprête à entamer les romans de ma blonde, je suis venu à bout des miens. Des milliers de pages englouties voracement, je m&#8217;en voudrais de passer sous silence Middlesex . Ce roman racontant l’histoire d’un hermaphrodite et plus largement l’histoire d’une famille : des immigrés grecs arrivés aux États-Unis en 1922 après avoir fui leur ville natal envahi par les Turcs. Des terres d’Asie Mineure aux quartiers de Detroit, Jeffrey Eugenides, celui à qui l&#8217;on doit Virgin Suicides &#8211; mis en film par Sophia Coppola, dresse un portrait de l’Amérique des années 20 aux années 70. Un livre difficile, mais terriblement beau. Trouvaille qui allait parfaitement avec ma destination. Il parait que le goût d&#8217;écrire vient avec celui de lire. Ça me donnera le coup de pied au cul pour cesser de négliger ce blogue.</p>
<p>Sinon, en 25 mots : il fait beau, le paysage est époustouflant (marcher la dizaine de kilomètres à flancs de montagne, reliant Fira à Oia, pour y voir mourir le soleil dans la mer Égée fût génial) et on a hâte de vous revoir (pfff, quel menteur!).</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.traitdemarc.com/2011/06/chroniques-helleniques-partie-3/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Chroniques helléniques &#8211; partie 2</title>
		<link>http://www.traitdemarc.com/2011/06/chroniques-helleniques-partie-2/</link>
		<comments>http://www.traitdemarc.com/2011/06/chroniques-helleniques-partie-2/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 22 Jun 2011 13:07:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>marc</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bouffe]]></category>
		<category><![CDATA[Coup de coeur!]]></category>
		<category><![CDATA[Humeur]]></category>
		<category><![CDATA[Voyage]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.traitdemarc.com/?p=4497</guid>
		<description><![CDATA[Ça tangue. J&#8217;ai l&#8217;impression d&#8217;être dans le manège de la Pitoune à La Ronde. Y a de l&#8217;eau qui perle sur les vitres. Ça tangue encore. On vient à peine de quitter l&#8217;île de Mykonos sur une frégate rapide. Elle nous mènera à Santorini, troisième étape de notre voyage. Le bateau est tout de même [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.traitdemarc.com/traitdemarc_blog/wp-content/uploads/2011/06/20110622-040803-300x286.jpg" alt="" title="20110622-040803.jpg" width="300" height="286" class="alignright size-medium wp-image-4499" />Ça tangue. J&#8217;ai l&#8217;impression d&#8217;être dans le manège de la Pitoune à La Ronde. Y a de l&#8217;eau qui perle sur les vitres. Ça tangue encore. On vient à peine de quitter l&#8217;île de Mykonos sur une frégate rapide. Elle nous mènera à Santorini, troisième étape de notre voyage. Le bateau est tout de même confortable. Ma blonde n&#8217;est pas du même avis que moi. Elle lutte contre le mal de mer. Il faut dire que les vents extrêmes de ce matin rendent la traversée plus périlleuse. J&#8217;ai l&#8217;impression que les trois heures que dureront la croisière ne sera pas de tout repos&#8230;</p>
<p><strong>Retour sur Mykonos</strong><br />
Relaxe. Si la destination est reconnue pour ses fêtes éternelles, prisée par toute une jeunesse, pour nous elle aura été tout le contraire. Sous les soins de Maria, la propriétaire du Amazing View Hotel, le complexe de huit petits studios que nous avions choisi, on nous a bichonné comme des bébés. D&#8217;abord, le studio : je ne pense pas que le nom soit exagéré, la vue de notre terrasse était hallucinante. Surplombant la plage d&#8217;Agio Stefanos, juché à plus de 750m du niveau de la mer, nous avons pu décrocher et se reposer comme nous le souhaitions. La marche pour se rendre à la plage a fait passer les kilos de fêta engloutis depuis notre arrivée. Si l&#8217;expression monter dans la face d&#8217;un singe décrit une pente extreme, mon chympanzé n&#8217;avait pas de nez, ni de menton. Un mur.<br />
Puis les déjeuners de Maria. La plupart des hôtels offrent un petit déjeuner de base constitué d&#8217;un café et d&#8217;un yogourt. Pas ici. Deux cabarets apparaissaient chaque matin : fromages, fruits, charcuteries, tomates, olives, beignets, miel, confitures, jus, etc. Place charmante, je vous le recommande chaudement.<br />
Mise a part notre petit nid, Mykonos s&#8217;est avéré sympathique, surtout quand on sort de la Chora, le village le plus important de l&#8217;île ou s&#8217;agglutinent mauvais restos hors de prix, boutiques de souvenirs made in china et les hordes de touristes et de croisiéristes débarqués pour la journée. Une location de voiture nous a permis de faire un tour de l&#8217;île, d&#8217;emmagasiner d&#8217;autres points de vue, mais surtout de constater que les grecs conduisent de façon assez cavalière. Les minuscules routes, sans accotement ni garde-fou, tournant a 90 degré dans les montées dans lesquelles je me faisais passé à toutes vitesses m&#8217;ont fait apprécié la petitesse de ma voiture. Comme dans les autos tamponneuses de La Ronde, nous en sommes sortis avec plus de peur que de mal.<br />
Ce qui nous ramène à La Pitoune. Qui tangue. Qui donne mal au coeur à ma blonde. Qui lui rappelle les trops gros déjeuners de Maria&#8230;</p>
<p><strong>De bonnes nouvelles</strong><br />
Si vous suivez mon blogue, vous vous rappellerez que lors de notre dernier voyage à New York, nous avons été les premiers arrivés sur les lieux d&#8217;un terrible accident de voiture (raconté <a href="http://www.traitdemarc.com/2011/03/boris-et-sonia-dans-les-adirondacks/">ici</a>). Avec la magie de Google et de son service de traduction, une des victimes, Boris, est tombé sur mon récit et m&#8217;a adressé un commentaire de remerciement extrêmement touchant. Je suis content que cette aventure se termine mieux pour eux. Bonne chance pour le reste.</p>
<p>Aussi lu sur Facebook, deux petits messages de mes deux enfants qui m&#8217;ont adressés des voeux pour la fête des pères. Je vous aime aussi.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.traitdemarc.com/2011/06/chroniques-helleniques-partie-2/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Chroniques helléniques &#8211; partie 1</title>
		<link>http://www.traitdemarc.com/2011/06/chroniques-helleniques-partie-1/</link>
		<comments>http://www.traitdemarc.com/2011/06/chroniques-helleniques-partie-1/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 20 Jun 2011 22:31:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>marc</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bouffe]]></category>
		<category><![CDATA[Coup de coeur!]]></category>
		<category><![CDATA[Humeur]]></category>
		<category><![CDATA[Lecture]]></category>
		<category><![CDATA[Voyage]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.traitdemarc.com/?p=4481</guid>
		<description><![CDATA[Farniente. Même si c&#8217;est du latin et que je suis en Grèce, c&#8217;est le mot qui définit le mieux ma vie depuis mercredi dernier. Rien. Rien faire. Je me suis arrêté tout d&#8217;un coup. Après une course folle de plusieurs jours, de plusieurs heures par jour, j&#8217;ai subitement tout arrêté et pris la direction vacances. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.traitdemarc.com/traitdemarc_blog/wp-content/uploads/2011/06/20110621-092639.jpg"><img src="http://www.traitdemarc.com/traitdemarc_blog/wp-content/uploads/2011/06/20110621-092639-300x290.jpg" alt="" title="20110621-092639.jpg" width="300" height="290" class="alignright size-medium wp-image-4489" /></a>Farniente. Même si c&#8217;est du latin et que je suis en Grèce, c&#8217;est le mot qui définit le mieux ma vie depuis mercredi dernier. Rien. Rien faire. Je me suis arrêté tout d&#8217;un coup. Après une course folle de plusieurs jours, de plusieurs heures par jour, j&#8217;ai subitement tout arrêté et pris la direction vacances.</p>
<p>Je n&#8217;ai vraiment aucune difficulté à me mettre dans ce mood-là. On pourrait croire à tort que puisque je travaille beaucoup j&#8217;ai de la difficulté à tout mettre en suspend. Bien au contraire. Quand je suis entré dans ma voiture mercredi matin, en direction de Montréal pour prendre l&#8217;avion, j&#8217;étais déjà ailleurs, arrêté, dans un état de grâce. J&#8217;écris ce billet de Mykonos. De mon balcon qui donne sur la mer. Je comprends les Dieux d&#8217;avoir choisi la Grèce comme terre d&#8217;accueil, moi aussi, je me sens soudain invincible, en train de me reconstruire, de prendre des forces, de revivre&#8230; Voici donc quelques notes de voyage, prises ici et là.</p>
<p><strong>Athènes que pourra, on y arrivera</strong>.<br />
La Grèce vit des moments plutôt difficiles, économiquement parlant. On manifeste un peu partout perturbant l&#8217;ordre social. Athènes, sa capitale est aux prises avec des grèves de plus en plus fréquentes. À la sortie de l&#8217;aéroport, le chauffeur du bus public devant nous mener à la Place Syntagma, a décidé de nous faire descendre quelques kilomètres avant : la place était inaccessible pour cause de manifestations, on a du se rabattre à héler deux taxis qui nous ont aussi laissés tomber. Le premier parce qu&#8217;il n&#8217;arrivait pas a comprendre la direction que je lui demandais, le deuxième me disant que comme l&#8217;autobus, il lui était impossible d&#8217;accéder au quartier. On a dû se rabattre à prendre le métro. On a finalement pu rejoindre notre hôtel&#8230;<br />
Le Fresh Hotel fait partie du cercle très fermé des «Design Hotel», lignes pures,  couleurs vives, matériaux synthétiques, il ressemble aux hôtels très tendances comme le Pur à Quebec, ou le W a Montréal. Super cool comme endroit. Je n&#8217;aurais jamais payé pour le prix indiqué, bénéficiant d&#8217;un prix trouvé via Expedia.ca. </p>
<p>Mes impressions sur Athènes? Pas si pire. On m&#8217;avait tellement dépeind la capitale comme étant un endroit dangereux et désagréable que j&#8217;ai été plutôt conquis. Oui, la ville est sale et plutôt lugubre par endroits, mais de là à ne pas me sentir en sécurité, non. Je connais des endroits au Saguenay, où j&#8217;aurais plus peur de me promener la nuit. Mon hôtel, bien que très design se trouvait dans le red light : prostituées, junkies, etc, faisaient partie de la faune qu&#8217;on a croisé vers 1h00 lors du retour d&#8217;un excellent souper. Pas pire que de marcher sur St-Laurent / Ste-Catherine, un vendredi soir. Je ne me suis jamais senti en danger. </p>
<p><strong>Les pieds dans le jus de poisson.</strong><br />
Je le confesse; si certains en voyages courent les musées ou les casinos, moi ce sont les marchés. Et l&#8217;avantage d&#8217;avoir choisi un hôtel en plein coeur de la ville était d&#8217;avoir la chance d&#8217;avoir accès au marché central d&#8217;Athènes. Bien que j&#8217;ai eu l&#8217;opportunité d&#8217;en visiter des supers comme le marché de la Boqueria à Barcelone, celui d&#8217;Athènes n&#8217;avait pas uniquement l&#8217;attrait de ses produits, mais bien celui de ces bouchers et poissonniers. Il faut les voir attirer les clients marchant dans l&#8217;allée centrale, proposant des prix, hurlant des deals plus alléchants que son compétiteur d&#8217;en face. Comme nous y sommes passés très tôt, nous avons pu voir les marchants placer leurs victuailles, nous avons eu le privilège de marcher dans l&#8217;eau des poissons qui dégoûtaient des étales, transportant sous nos chaussures cette odeur jusqu&#8217;aux confins du Parthénon. Je vous fais grâce de cette visite. Bien que grandiose et intéressantes, ces visites le seraient encore plus si on avait pas à subir tous ces touristes zezons qui te font sentir bête de faire partie de leur groupe.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.traitdemarc.com/2011/06/chroniques-helleniques-partie-1/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Je veux, je veux, je veux, mais je veux pas payer</title>
		<link>http://www.traitdemarc.com/2011/02/je-veux-je-veux-je-veux-mais-je-veux-pas-payer/</link>
		<comments>http://www.traitdemarc.com/2011/02/je-veux-je-veux-je-veux-mais-je-veux-pas-payer/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 08 Feb 2011 15:02:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>marc</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bouffe]]></category>
		<category><![CDATA[Client]]></category>
		<category><![CDATA[Réflexion]]></category>
		<category><![CDATA[Stratégie]]></category>
		<category><![CDATA[Tendance]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.traitdemarc.com/?p=4142</guid>
		<description><![CDATA[Downsizing vs. Rightsizing Un article intéressant de La Presse signé Marie Allard, traitant de la réduction des formats dans l&#8217;alimentation (downsizing) a retenu mon attention ce matin. On y explique que l&#8217;augmentation des valeurs premières (on cite l&#8217;exemple du prix du cacao qui a monté de plus de 25 % en deux mois) combinée à un refus [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><img class="alignright size-medium wp-image-4153" style="margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="cadbury" src="http://www.traitdemarc.com/traitdemarc_blog/wp-content/uploads/2011/02/cadbury-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" />Downsizing vs. Rightsizing</strong><br />
Un <a href="http://www.cyberpresse.ca/actualites/201102/07/01-4367900-alimentation-pour-ne-pas-hausser-les-prix-on-reduit-les-formats.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&amp;utm_contenuinterne=cyberpresse_B4_manchettes_231_accueil_POS4">article intéressant</a> de <a href="http://www.cyberpresse.ca">La Presse</a> signé Marie Allard, traitant de la réduction des formats dans l&#8217;alimentation (downsizing) a retenu mon attention ce matin. On y explique que l&#8217;augmentation des valeurs premières (on cite l&#8217;exemple du prix du cacao qui a monté de plus de 25 % en deux mois) combinée à un refus catégorique des clients de payer plus, forcent les fabricants à réduire le format de leurs produits de façon considérable. Un exemple frappant l&#8217;Oeuf de Pâques Cadbury qui passe de 39g à 34g, question de garder un prix plancher. Cette notion n&#8217;est pas nouvelle pour moi. J&#8217;ai des clients qui sont dans le domaine alimentaire ainsi que de la restauration, alors je comprends très bien la problématique dans laquelle sont plongées ces entreprises. Quand tes matières premières reçoivent une hausse de 25 %, on s&#8217;entend pour dire que ce sont tes profits directs qui en souffrent; le domaine alimentaire n&#8217;étant pas reconnu pour en être un à large marge, alors il est assez facile de comprendre pourquoi ces commerces doivent réagir rapidement. Assez facile à comprendre? Mmm&#8230; pas pour tout le monde, semble-t&#8217;-il. On cite dans l&#8217;article de <a href="http://www.cyberpresse.ca">La Presse</a>, les analystes d&#8217;Option Consommateurs qui décrivent la pratique du downsizing, « sans être illégale de choquante&#8230; ». Pour leur part, les fabriquant parleraient plutôt de rightsizing, simple question de mettre à niveau. Suis-je le seul à trouver la version des entreprises, logique?</p>
<p><strong>Cacher cette augmentation que je ne saurais&#8230; boire.</strong><br />
On diabolise le méchant fabricant qui « crosse » le consommateur de 10 %. Alors qu&#8217;il ne fait que ce que demandent les consommateurs : ne touchez pas au prix! Comme ceux-ci ne veulent pas payer une cenne de plus, le fabricant cré l&#8217;illusion que rien n&#8217;a changé&#8230;  Les consommateurs désirent un statu quo sans penser à qui seront facturées les frais d&#8217;une augmentation des matières premières? À personne? C&#8217;est impossible. On parle ici, d&#8217;une négation de la réalité. On ne veut pas le savoir; on ne veut surtout pas un emballage qui nous nous annoncerait : maintenant avec 25 % de moins! On préfère se fermer les yeux&#8230; On veut, on veut, on veut, mais on veut pas payer!</p>
<p><strong>Toute vérité n’est pas bonne à entendre<br />
</strong> On demande de plus en plus de transparence aux entreprises. Les réseaux sociaux ont permis un canal d&#8217;information incroyable entre les fabricants et leurs consommateurs. Mais ces derniers veulent-ils vraiment entendre la vérité? Veulent-ils vraiment comprendre la réalité que vivent certains marchés? ll existe un monde entre la perception que se font les consommateurs et la réalité. Dites-nous que nous sommes fins, que vous nous aimez, mais ne nous dites surtout pas que vous passez des moments plus difficiles. Nous vivons encore dans une société où l&#8217;entreprise ou le patronat sont décrits comme des profiteurs et des machines à imprimer de l&#8217;argent sans sentiment, et le consommateur comme un esclave que l&#8217;on exploite. Le méchant commerçant vs le gentil consommateur. On pense, trop souvent à tort que les entreprises profitent toujours des situations en leur faveur. Je travaille avec des entrepreneurs de milieux très différents : alimentation, industrielle, service professionnel, etc.; chacun avec sa réalité. Des entrepreneurs qui tentent bien que mal de sortir gagnants d&#8217;une lutte pas toujours facile où la concurrence est omniprésente et provient maintenant du monde entier. Penser qu’il y a juste le consommateur qui paie les frais des augmentations ou de la réduction des profits, c&#8217;est nier les mises à pied et les fermetures. On vit dans une société de consommation en le niant. Oui, je veux bien que l&#8217;on fasse de la simplicité volontaire, mais ça prendra toujours un payeur pour permettre de le faire. On ne peut pas vivre avec les biens que quelqu&#8217;un d&#8217;autre te cède si personne ne consomme rien — j&#8217;ai toujours en tête cette fille qui se vantait de ne pas acheter de vêtements griffés à ses enfants, mais qui acceptaient ceux des miens avec plaisir; n&#8217;est-ce pas là encore un déni ?</p>
<p>Dans un monde idéal, les prix ne changeraient jamais, ni le format des produits. Dans un monde idéal, on ne payerait pas d&#8217;impôts et aucunes taxes ne seraient perçues et les services gouvernementaux seraient toujours là, mais plus rapides et améliorés. Ce monde-là existe. On l&#8217;appelle Utopie&#8230;</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.traitdemarc.com/2011/02/je-veux-je-veux-je-veux-mais-je-veux-pas-payer/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Chroniques Sénégalaises – Partie 8</title>
		<link>http://www.traitdemarc.com/2011/01/chroniques-senegalaises-partie-8/</link>
		<comments>http://www.traitdemarc.com/2011/01/chroniques-senegalaises-partie-8/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 15 Jan 2011 23:38:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>marc</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bouffe]]></category>
		<category><![CDATA[Coup de coeur!]]></category>
		<category><![CDATA[Lecture]]></category>
		<category><![CDATA[Réflexion]]></category>
		<category><![CDATA[Sénégal]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.traitdemarc.com/?p=4099</guid>
		<description><![CDATA[Une des craintes partagées par notre équipe dans notre voyage humanitaire portait sur la qualité de la nourriture, sa quantité et sa salubrité. C&#8217;était avant que Dieudonné Gandoul se joigne à nous à Thiaré. Ce dernier est notre chef attitré. Il est responsable de planifier les achats pour la cuisine et de préparer les repas, matin, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="_mcePaste">
<div id="_mcePaste"><img class="alignright size-full wp-image-4100" style="margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="senegal-07" src="http://www.traitdemarc.com/traitdemarc_blog/wp-content/uploads/2011/01/senegal-07.jpg" alt="" width="320" height="320" />Une des craintes partagées par notre équipe dans notre voyage humanitaire portait sur la qualité de la nourriture, sa quantité et sa salubrité. C&#8217;était avant que Dieudonné Gandoul se joigne à nous à Thiaré. Ce dernier est notre chef attitré. Il est responsable de planifier les achats pour la cuisine et de préparer les repas, matin, midi et soir. Et il est très bon. Nous avons eu droit à des spécialités sénégalaises comme le sombi dijierté (riz au lait amélioré), un plat qui goûte et ressemble à un tapioca : un riz très collant avec des noix et des bananes; le thièbe djiéne (riz au poisson) — poisson frit avec riz tomaté épicé et légumes; thièbe yapp (rz à la viande) — riz avec boeuf et légumes; thiou à la viande de mouton — on aurait pu ajouter récalcitrante sous la dent… mais au goût c’était excellent; du poulet yassa — riz et poulet mariné. Mais comme la bouffe est de plus en plus métissée et que les cuisines se ressemblent, nous avons eu aussi droit à du couscous marocain aux légumes, du spaghetti bolognais et du poulet frit. Servi à la sénégalaise dans de grands plats que tout le monde se partage. Stratégiquement, il faut savoir avec qui se placer. Un conseil, si c&#8217;est un plat que vous aimez, évitez de vous assoir devant un goinfre&#8230;</div>
<div id="_mcePaste">Comme je filtre l&#8217;eau tous les jours et que cette besogne est réalisée près de la cuisine, combiné à ma passion de la bouffe, j&#8217;ai eu la chance de discuter souvent avec Dieudonné. Quand il était enfant, il avait deux rêves, celui d&#8217;être infirmier et celui d&#8217;être cuisinier; le voilà comblé de préparer les repas dans un dispensaire de santé pour un mois. Charmeur et bavard, il m&#8217;a raconté qu&#8217;à sa naissance, son père et sa mère ont divorcé et que son père avait demandé et obtenu la garde de celui-ci. Mais comme son père ne s&#8217;est jamais remarié, il s&#8217;était rapidement retrouvé pensionnaire chez les pères catholiques pour y parfaire son éducation. Il fait donc partie du maigre 5 % de confession catholique alors que plus de 85 % de la population sénégalaise est musulmane. Une religion pratiquée à la sénégalaise : calmemement et pacifiquement. Les chants à Allah nous réveillent chaque matin vers 6 h 15 et reviennent 3 fois dans la journée. Même si la religion, c&#8217;est une affaire personnelle, je ne peux m&#8217;empêcher de penser à Richard Desjardins qui disait « Que cé que le Bon Dieu a contre l&#8217;Afrique…» quand je vois les conditions difficiles dans lesquelles certains vivent en région comme Thiaré…</div>
<div><strong>EN VRAC</strong></div>
<div id="_mcePaste">Je ne suis pas le seul a avoir eu ma dose d&#8217;émotion. Alors que la clinique était fermée un peu avant le souper et que chacun de nous était dispersé, une femme et son jeune poupon se sont présentés. La petite éprouvait des difficultés respiratoires majeures. Un étudiant l&#8217;a pris en charge et lui a fait une technique de claping. Le petit corps inerte de la petite dans ses bras, lui faisait craindre le pire. Après une dose de Ventolin, la mère est repartie avec un enfant qui nécessiterait des soins beaucoup plus spécialisés que ceux dont est capable de dispenser la clinique. C&#8217;est le constat difficile que ce futur infirmier a été en mesure de vivre…</div>
<div>— — —</div>
<div>Selon un sondage paru dans le Dakar Life, un magazine acheté dans la rue jeudi, la femme idéale pour le Sénégalais a la peau claire; une poitrine généreuse; ni trop ronde, ni trop mince; élancée; cheveux longs; pieuse religieuse croyante; âgée de 25 à 29 ans; niveau Bac et au-delà; elle doit savoir éduquer et elle ne doit pas être menteuse… Pour ma part, je peux vous garantir que la femme sénégalaise est vraiment très jolie…</div>
<div>— — —</div>
<div>Vendredi soir, nous avons eu droit à un petit party improvisé : les griots sont venus jouer du djembé en face du dispensaire pour nous faire danser. Oui, oui, je me suis encore couvert de ridicule… On a été rapidement rejoint par une foule. La danse africaine, c&#8217;est génial, séduisant et très physique. Fallait voir les petites d&#8217;à peine 3 ans donner des coups de hanches sur le rythme des percussions… On avait du sable jusque dans le fond de nos bobettes&#8230;</div>
</div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.traitdemarc.com/2011/01/chroniques-senegalaises-partie-8/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>3</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;effet Velveeta.</title>
		<link>http://www.traitdemarc.com/2010/08/leffet-velveeta/</link>
		<comments>http://www.traitdemarc.com/2010/08/leffet-velveeta/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 05 Aug 2010 00:38:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>marc</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bouffe]]></category>
		<category><![CDATA[Réflexion]]></category>
		<category><![CDATA[Tendance]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.traitdemarc.com/?p=3486</guid>
		<description><![CDATA[Cet après-midi je faisais remarquer à ma copine qu&#8217;une telle personne avait changé d&#8217;attitude du tout au tout vis-à-vis moi. Il n&#8217;était pas devenu soudainement un grand ami, mais il m&#8217;apparaissait beaucoup plus sympathique et agréable que par le passé. Ma conclusion était simple : il avait changé. Pour le mieux. Après tant d&#8217;années, il avait [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignright size-full wp-image-3501" title="velveeta_cheese" src="http://www.traitdemarc.com/traitdemarc_blog/wp-content/uploads/2010/08/velveeta_cheese.jpg" alt="" width="338" height="183" />Cet après-midi je faisais remarquer à ma copine qu&#8217;une telle personne avait changé d&#8217;attitude du tout au tout vis-à-vis moi. Il n&#8217;était pas devenu soudainement un grand ami, mais il m&#8217;apparaissait beaucoup plus sympathique et agréable que par le passé. Ma conclusion était simple : il avait changé. Pour le mieux. Après tant d&#8217;années, il avait enfin compris que son comportement n&#8217;était pas le plus cordial et qu&#8217;un changement s&#8217;imposait; ce qu&#8217;il avait fait en apportant des améliorations majeures à sa personnalité. J&#8217;en étais persuadé; jusqu&#8217;à ce que ma blonde me manifeste bêtement un scepticisme sur ce constat simpliste en me balançant : « &#8230; et si c&#8217;était toi qui avais changé? »<br />
Ouin. Vu de même. J&#8217;avoue que je n&#8217;avais pas pensé à cette alternative. Je me suis mis à me rappeler certains épisodes de ma relation avec cet individu et mes arguments prouvant qu&#8217;il ait changé se sont effrités lentement pour laisser place à une auto-évaluation quelque peu sévère. Dans ma conclusion tardive, j&#8217;avais omis combien l&#8217;on est trop souvent d&#8217;accord avec soi-même. Tellement, que l&#8217;on oublie que les autres évoluent en satellite autour de notre nombril. Que contrairement à ce que l&#8217;on pense la faute d&#8217;une situation négative n&#8217;est pas toujours attribuable à autrui, mais bien au contraire, à soi-même. Que ce que l&#8217;on perçoit comme changement chez les autres n&#8217;est peut-être inconsciemment qu&#8217;un réaiguillage de nos perceptions personnelles qui ont évoluées. J&#8217;appelle ça l&#8217;effet <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Velveeta">Velveeta</a>.<br />
Quand j&#8217;étais enfant, je raffolais de ce fromage orange enveloppé dans un papier ciré et déposé dans une boîte de carton jaune. J&#8217;habitais avec mes parents, l&#8217;appartement au-dessus de chez mes grands-parents et je descendais souvent déjeuner chez eux. Mon grand-père mangeait de ce fromage-là tous les matins. Il nous préparait des rôties de pain cuit sur la sole et nous appliquions notre délicieux fromage sur celles-çi. C&#8217;était un moment magique. La preuve est que je m&#8217;en souviens encore. Il y a quelques années, alors que je faisais l&#8217;épicerie, je suis tombé au hasard des allées sur cette fameuse boîte de fromage et je n&#8217;ai pas pu résister à m&#8217;en procurer. Le lendemain matin, j&#8217;ai tenté de recréer ce petit rituel d’enfant, en me préparant à déjeuner comme « dans le temps ». Quand j&#8217;engouffrai ma première bouchée, je ne pus me convaincre de la garder dans ma bouche plus longtemps. Le fromage jaune dans ma bouche avait une texture de plastique et un goût de composé chimique. Mon rêve a pris le bord, en même temps que le fromage fût recraché. Cette expérience gastronomique était à des années-lumières de mes souvenirs. C&#8217;était dégueulasse et aucunement comme je me l&#8217;imaginais. Au début, je me suis mis à penser que <a href="http://www.kraftfoodscompany.com/pages/welcome.aspx">Kraft</a> avait changé la recette et que le « nouveau <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Velveeta">Velveeta</a> » n&#8217;arrivait pas à la cheville de l&#8217;ancien. La conclusion était pas mal plus primaire que ça : c&#8217;était moi qui étais nouveau dans cette expérience. C&#8217;était moi qui avais « évolué ». C&#8217;était moi qui avais affiné mon bagage gastronomique et était dorénavant capable de saisir les subtilités culinaires. Le goût du fromage <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Velveeta">Velveeta</a> n&#8217;avait rien à voir là-dedans. Il n&#8217;avait pas été modifié depuis 40 ans. Mais moi, si.<br />
Cette conscientisation n&#8217;est pas qu&#8217;applicable aux produits que nous consommons, mais aux gens que nous côtoyons, les lieux que nous visitons et les entreprises avec qui nous faisons des affaires. Nous sommes souvent sévères avec ces produits ou ces personnes par rapport à des changements perçus alors qu&#8217;ils ne sont imputables qu&#8217;à nous mêmes. Certes, le monde évolue, mais rarement au même rythme que nos perceptions. Si vous en doutez et que vous avez l&#8217;estomac solide, faites comme moi le test <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Velveeta">Velveeta</a>.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.traitdemarc.com/2010/08/leffet-velveeta/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>3</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>

