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    Archive pour octobre, 2009

    … Et si je n’étais qu’un tremplin?

    evelLa semaine dernière, je faisais une présentation d’un concept pour un nouveau client et cette rencontre m’a fait allumer sur un truc qui se répète très souvent lors de mes meetings client. Je vous décris la scène. Comme toutes les fois où je fais une prestation, le préambule est très court; je ne fais jamais de speech qui vend ou explique le concept avant son dévoilement pour deux raisons : la première est que lorsque ce concept aura à se battre seul sur une tablette/mur/radio/télé je ne serai pas à ses côtés pour le défendre, l’expliquer ou le traduire… deuxièmement, les arguments émis d’avance sont à mon avis pour justifier son axe créatif. Ce que je préfère, c’est de discuter du concept après son dévoilement. On discute à bâtons rompus de l’idée, on la met à l’épreuve, le client la challenge, je la défends, on la sort de son contexte, bref, il y a une sorte de jeu qui se crée autour de cette idée, un genre de brainstorming qui sert de debreefing. C’est lors de ces échanges que ressortent des idées vraiment intéressantes. Comme si l’idée de base proposée à mon client était un simple caillou que l’on polirait à quatre mains pour en faire une pierre précieuse. Je le répète, mais le client est le seul élément qui fait la différence entre une bonne campagne de pub et une campagne géniale. Il est celui qui décide si on risque un concept hors du commun, ou décide de jouer la carte du déjà-vu plus rassurant. D’où le titre de mon billet. Il arrive très souvent que le client fasse exploser le concept, qu’il lui fasse faire un saut créatif! La créativité n’est pas à sens unique. Ce n’est pas uniquement parce que j’ai comme titre sur ma carte d’affaires, celui de créateur, que je suis LE seul capable d’avoir une idée géniale dans ma relation avec mon client. C’est pourquoi j’ai l’impression de servir la plupart du temps de tremplin pour ceux-ci. Et c’est très bien ainsi. Quand le client s’approprie le concept, il en devient son meilleur défenseur et, surtout, son meilleur diffuseur. L’idée devient la sienne. Si certaines agences voient cette intervention du client comme une ingérence et un déni de leurs compétences, j’y vois plutôt une symbiose très intéressante qui permet d’avancer, exploser et réaliser des concepts géniaux différents et mieux intégrés au besoin du client.

    Philosophie du lundi

    philodulundi_15

    Vendez votre corps.

    Une amie Facebook disait à ses potes via son statut qu’elle voulait se faire tatouer un truc quelque part et sollicitait leur aide pour savoir quoi et où. À la blague je lui ai suggéré de se faire tatouer le logo de son employeur et de se faire verser une commandite. L’idée n’est pas nouvelle et m’a rappelé de vous faire part d’un reportage que j’avais ramassé sur mon agrégateur pour en parler ici. Un jeune étudiant en marketing de Toulouse, Tom French, a décidé de vendre tout son corps à des fins commerciales (son site, AdvertisingHim est disponile, ici). Devenir un panneau publicitaire vivant. Rien de moins. En réalisant ce défi, le français empocherait plus de 100,000 $ (haaaaa, ça te titille, Josée, hein?). Ce qui semble un bluff de l’étudiant pour attirer l’attention (en vue d’une future carrière en marketing…) amène quand même certains à se questionner sur la légitimité d’un tel geste. « Depuis l’abolition de l’esclavage au 19e siècle les corps ne se vendent plus, précise Gianni Haver, sociologue à l’Université de Lausanne.» Ce qui est intéressant dans le reportage, toujours selon French, c’est l’intérêt marqué de plusieurs entreprises pour le projet : une vingtaine d’entre elles auraient même déjà signé et réservé leur emplacement. À suivre. Où à subir, Josée…

    >via Nouvo

    Comment les réseaux sociaux démolissent le marketing traditionnel.

    Quand c’est bon, c’est bon. Diffusons. Voici une présentation qui explique en peu de diapos comment le marketing tel qu’on le connaissait depuis des décennies vit une révolution qui devrait le changer à jamais. Créée par Thomas Baekdal, un blogueur très intéressant et influent que je vous suggère de lire, cette présentation se veut une courte explication de ce qu’est devenue la relation client/fournisseur. On parle beaucoup de révolution dans le monde des médias, on cite souvent les journaux comme exemple, mais les agences de publicité traditionnelles vivent aussi des changements majeurs. Tant qu’à parler de ce qui est bon et bien fait, visionnez cette conférence que Martin Ouellet de Provokat à Montréal avait faite sur l’avenir des agences, au printemps passé lors d’une journée Infopresse. Son constat est tranchant et je suis tout à fait d’accord avec lui. Les vieux modèles d’affaires sont dépassés. En mettre plein la vue, monologuer, forcer un discours, ne pas écouter sont des paradigmes qui n’ont plus leurs places dans les relations que vit une entreprise par rapport à sa clientèle. Tant que les organisations ne comprendront pas que ce n’est plus ce que l’on dit sur soi qui importe, mais ce que les autres disent de nous, elles seront dans le trouble. Les organisations qui pensent contrôler tout ce qui se dit sur eux sont dans le champ. La bonne nouvelle, c’est que les gens veulent plus d’honneteté et de transparence. Et ça, c’est facile. Faut juste être soi-même. No bullshit.

    S.O.S. Montréal.

    dery_sarah_1Belle initiative que celle de Nelu Wolfensohn, professeur à l’UQAM qui a proposé à ses étudiants de 3e année du baccalauréat en design graphique d’exprimer, par le biais d’une affiche, leur mécontement et celui de la population envers les élus (anciens et futurs) de Montréal. Le résultat est disponible en visitant le site S.O.S. Montréal. Sur celui-ci, nous est expliquée la démarche proposée aux étudiants. « Montréalais, le 1er novembre allez voter! À l’heure du suffrage du 1er novembre, nous, les étudiants finissants du Programme de design graphique de l’École de design de l’UQAM, nous nous mobilisons pour exprimer en images la situation difficile dans laquelle se trouve la Métropole depuis plus de 30 ans. Nos affiches n’appuient pas les plateformes électorales des partis municipaux en lice pour le pouvoir, mais reflètent les vraies convictions et inquiétudes d’une cinquantaine de jeunes créateurs. Il ne s’agit donc pas de prendre position pour un politicien ou pour un autre, mais de faire connaître le point de vue personnel de chacun d’entre nous face aux problèmes récurrents à la Ville de Montréal. À une époque où on impute à la jeune génération son manque d’intérêt pour la vie politique, nos affiches sont un cri du cœur qui sonne l’alarme et veut réveiller. Montréalais, le 1er novembre allez aux urnes! Allez voter pour Montréal! » Même si les travaux réalisés par les étudiants ne sont pas tous géniaux, ils ont la grande qualité d’avoir réussi en peu de mots et d’images à illustrer des opinions diverses. En terre nord-américaine, nous ne sommes pas très habitués à ce genre de réalisations : l’affiche politique comme porte-étendard d’une opinion ou d’une prise de position sur un sujet précis n’est pas tout à fait ancrée dans nos moeurs. Et c’est bien dommage. Les pays d’Europe de l’Est, je pense surtout à la Pologne entre autres, ont un dense passé d’affichistes sociaux et culturels. Alors qu’ici l’affiche a toujours eu pour but d’annoncer un événement ou de vendre un produit, on assiste plutôt, dans ces pays, à de véritables plaidoyers envers des causes humanitaires, sociales ou politiques. Je parlais dernièrement dans un billet l’importance de la formation collégiale et universitaire vis-à-vis une profession comme celle de designer ou de publicitaire, ce projet mis sur pied par ce professeur illustre bien comment un étudiant peut développer sa créativité, certes, mais tout autant ses opinions, ce qui est, selon moi, primordial. Les meilleurs designers ne sont pas ceux qui réalisent des créations uniquement jugées en fonction de leur esthétisme, mais bien au niveau du thinking de celles-ci. J’ai lu un truc à propos de la différence majeure entre l’art et le design qui décrit bien ce que je veux exprimer; ça disait « Good art sends a different message to everyone – Good design sends the same message to everyone ». Et pour ça, il faut s’intéresser à son sujet. Le connaître. S’en imbiber. Créer de belles images est à la portée de bien des gens, réussir à délivrer un message convaincant et pertinent est pas mal plus difficile.

    > L’affiche est une réalisation de Sarah Déry | Via le blogue de Sylvain Allard de l’UQAM

    Macho Macho Man, I’d rather be a…

    village-peopleCette semaine on a eu droit à une mini tempête médiatique au sujet d’une publicité virale diffusée sur YouTube mettant en vedette le joueur des Canadiens de Montréal, Georges Laraque et de séduisantes nymphettes jouant au hockey bottine pour nous vanter les vertus d’une boisson énergétique alcoolisée (la pub est ici). Publicité banale et insipide comme le sont ces centaines de publicités de bière avec des bébés-big-boobs et des mecs-aux-pecs-impecs : y a de la joie, du party, de la plage, de la séduction, bref, le genre de pub qui oublie de nous dire que finalement le seul attrait physique qu’on risque d’avoir si on consomme trop du produit vanté n’est pas celui présenté à l’écran, mais une énorme bedaine de bière. La communauté blogueuse a largement couvert l’événement et contribué, en la diffusant, à créer le buzz recherché. La tempête a été déclarée par Axelle Beniey, de la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle, traitant la publicité de dégradante pour les femmes, de mauvaises images pour la jeunesse, bla-bla-bla… La cassette. Je suis tanné de ces sempiternels sermons rétrogrades de féminisme post 68; nous sommes presque en 2010, bordel! Ce qui me fait doublement pomper c’est que nous n’entendons jamais ce genre d’exposé dénonciateur quand on ridiculise des hommes dans des publicités… Un article très intéressant paru en août dans la section « affaires » du Globe And Mail (« Why men in ads are dumb goofy or completely inept » pas de lien disponible, sauf si vous êtes abonné au GAM) parlait d’une nouvelle tendance en publicité, celle de la misandrie (ho! ho! beau mot à chercher dans le dico). La mode est à réaliser des pubs où, dans plein de contextes différents, les hommes sont dépeints comme des incapables, des simplets, des gaffeurs ou de parfaits imbéciles surtout si on les compare directement à leurs épouses. Exemple : un homme a le rhume et se transforme immédiatement en gamin; un homme incapable de se retenir devant une plaque de biscuit préparée pas sa gentille épouse se brûle les doigts et finalement un homme joue le rôle d’un chat qui cherche à se faire nourrir par sa maîtresse (je n’ose imaginer quelle onde de choc celle-ci aurait créée si on avait inversé les rôles des protagonistes!). Ironiquement, ces publicités, toujours selon l’article, plaisent énormément aux femmes qui ne voient rien de bien méchant dans celles-ci. N’est-ce pas là un exemple de double discours? Pour citer un commentaire d’un lecteur sur le blogue de Patrick Lagacé à ce sujet : « si ça avait été Alexandra Wosniak qui jouait au tennis avec des Cupidons en boxers, ça aurait été tout à fait correct.» Deux poids, deux mesures. Comme le principe de la discrimination positive (comment de la discrimination peut-elle être positive!!!). La publicité dans laquelle Laraque joue est une mauvaise publicité. Point. Il ne faut rien chercher de plus que ça. L’exploitation du corps de la femme n’y est pas plus évidente que dans des pubs du même genre. Ni plus, ni moins. Madame Beniey, choisissez vos combats, celui-là n’en vaut pas la peine.

    Par nous, pour nous.

    FOIRE_COMMERCIALE-logo« Louise, citoyenne de Saguenay qui cherche toujours des bijoux uniques rencontrera Luc, bijoutier artisanal, qui lui, songe à changer ses fenêtres, pourra discuter avec Nathalie, fabricante de produits en aluminium, qui elle, fera la connaissance de Denis, toujours à l’affût de découvertes culinaires, et il sera surpris d’apprendre que Jean, éleveur bio, puisse offir ce type de produit ici, dans sa ville. À la Foire Commerciale de Saguenay, venez découvrir des produits faits par nous, pour nous. » Petit texte accompagnant la publicité journal pour l’événement qui se déroulera dans le hangar de la zone portuaire de l’arrondissement de Chicoutimi ce week-end. Une foire commerciale qui se rapproche de la façon de faire du commerce d’une époque révolue : celui d’avoir un lien direct avec le fabricant. C’est d’ailleurs l’image qui m’a inspiré le logo créé pour l’occasion : deux personnes qui fabriquent un truc pour un couple. Très intéressant comme formule cette foire, vous ne trouvez pas? À l’heure où les entreprises crient à l’injustice de la compétition mondiale qui vient d’internet ou celle des magasins grande surface, à l’heure où la consommation de proximité est un geste à valeur environnementale élevée, à l’heure, finalement, des campagnes d’achats chez nous, nous arrive un projet plus réaliste que théorique : celui de faire rencontrer des consommateurs et des fabricants locaux. Sans intermédiaire. Sans vendeur. Aujourd’hui, la seule façon qu’à une entreprise de se sortir du joug du prix, est d’offrir une valeur supplémentaire à son produit et service. Le prix peut en être une, mais il sera toujours contesté, négocié, et finalement réduit par un concurrent pas nécessairement près de chez vous. Le prix est une valeur pauvre (mmm, beau slogan…). Je veux bien encourager les gens de chez nous. On a tous cette honnête réflexion. Personne n’est contre la vertu. Mais l’idée de payer plus cher est un frein naturel et normal. À produit égal, le meilleur prix l’emportera toujours. C’est la dure loi du marché. La seule façon de s’en sortir, pour une entreprise, est de s’assurer que sa valeur ajoutée est non-négociable, introuvable ailleurs et difficilement copiable. Facile à dire devant mon écran, les mains sur mon clavier, vous vous dites. Oui et non. Je suis graphiste et publicitaire. Il existe à proximité de mon bureau des boîtes de pub connues pleines de talents, d’autres moins bonnes chargeant des pinotes et tout un chacun a sous la main un beau-frère capable de photoshoper tout ce qui bouge, s’improvisant artiste et prêt à vous créer un truc pas cher. J’ai aussi des clients qui ont le poids, le marché et les budgets pour se choisir une plus grosse agence dans une plus grande ville que Chicoutimi. Finalement, il existe des sites internet où il vous est loisible de télécharger un logo, un canevas de brochure ou de site internet pour moins de 100 $. Ça m’empêche de dormir? Non. Pas une miette. Ce qui m’empêche de dormir, c’est de chercher la meilleure façon pour mon client de se démarquer. Et de lui charger ce que cela vaut. Point. Je n’ai aucun contrôle sur le prix de mes concurrents, aucun sur leurs idées et encore moins sur leurs partenaires d’affaires. Aucun. Mais, eux non plus, ils ne l’ont pas sur mes trucs. Conclusion mon Marco? Travaille plus fort, gratte-toi la tête encore plus, botte-toi le cul et sois gentil avec tes clients. Ça devrait bien aller.

    > La Foire commerciale de Saguenay – Samedi, 10 et dimanche, 11 octobre, de 10h à 18h – Hangar du Vieux-Port de Chicoutimi

    Tck Tck Tck Tck.

    Un petit bijou de vidéo sur une reprise d’une chanson pas mal cool de Midnight Oil. Un beau mélange de plan continu et d’animation doublé d’un graphisme parfait qui donne un résultat super sharp. J’aime spécialement l’animation du cadran, l’intégration des logos et des choix typographiques. Conçu pour l’organisme Time For Climate Justice, le clip ainsi que la chanson sont distribués gratuitement sur la toile (en cliquant sur le site, vous y avez accès). Même si la chanson date de 1987, elle est toujours et plus que jamais brûlante (!) d’actualité. Appréciez malgré le discours déprimant…

    > merci à Denis Claveau, via Facebook, pour le lien

    Bye Anne, A+.

    coramh« On rencontre dans une vie des milliers de gens, des gens semblables, des gens différents… » C’est par ce texte que je concluais le film « Le rêve est une seconde vie ». Un vidéo que j’ai réalisé pour CORAMH qui parlait du dur quotidien des personnes atteintes ou avec des proches atteints de maladies héréditaires orphelines. CORAMH, c’est un organisme auquel je crois énormément. Avec des gens incroyables qui portent à bout de bras une cause tout aussi importante qu’eux. On rencontre dans une vie des gens incroyables. Des gens comme Anne Vigneault. Anne qui était à la barre de CORAMH depuis que je connais l’organisme. Anne qui quitte. Pour Montréal. Quand je lui ai parlé vendredi dernier, pour lui retourner son appel de la veille, j’étais loin de me de douter de cette nouvelle. Je m’attendais plutôt à me faire réprimander de mon retard sur un de ses dossiers. Quand Anne m’a annoncé qu’elle quittait la région, j’ai eu un flash, le même qu’on est supposé ressentir à sa mort : l’espace d’un instant, j’ai revu la relation affaires/amitié/engagement qu’a généré notre rencontre qui remonte à 6 ans. Je vais vous avouer un truc. Quand Anne m’a approché pour réaliser ce film basé sur des témoignages de gens aux prises avec une maladie héréditaire, j’ai accepté même si je n’avais jamais réalisé ce genre de truc auparavant. À part de la pub, mon expérience de réalisation se résumait à très peu. Mais je voulais le faire et Anne et sa gang aussi. Alors, j’ai dit oui. Le film a vieilli, certes, mais il passe encore le message. Quand je le revois, il me trouble encore. Ces 22 heures d’entrevues pour 22 minutes de film. 22 heures de confidences à vif. De tripes. De coeurs. De douleurs. Lorsqu’il fut le temps de conclure le film, j’avais pondu un texte de mes propres entrailles ou de mes propres souffrances. Un texte que j’ai moi-même narré dans le film à la demande de Anne. Un texte pour lequel Anne m’avait envoyé un courriel qui disait « qu’elle avait de la chance de m’avoir croisé » dans sa vie. Anne. Elle est comme ça, Anne. Un coeur gros comme la cause pour laquelle elle s’est battue autant d’années. Un coeur qui ne calculait pas ses heures. Dure, dure réalité des organismes communautaires. Des heures sans horaire. À travailler, oui. Mais à vivre surtout. Vivre des réalités, des vies et des morts comme peu de nous le feront dans toute une vie. Anne qui comprenait ces gens, qui compatissait avec eux, qui se battait pour faire connaître leur quotidien pas toujours facile. Anne quitte pour Montréal relever de nouveaux défis. Le Saguenay perd une battante, une femme de foi, mais Montréal gagne une femme intelligente, ouverte sur le monde qui l’entoure. Je suis privilégié de t’avoir croisé, Anne. Sans toi, je n’aurais pas fait ce film. Sans toi, je n’aurais pas vécu ces moments à la fois de bonheur et de tristesse. Sans toi, un paquet de gens seraient encore dans l’ignorance par rapport à leur situation. Sans toi, des familles ne comprendraient pas toute la souffrance qu’elles ont pu subir. Sans toi, les campagnes que j’ai créées pour CORAMH n’auraient jamais vu le jour. On attribue trop souvent le mérite aux concepteurs des messages, mais une cliente comme toi, nous pousse à aller plus loin. On ne va jamais plus loin que le client nous le permet. Anne qui remerciait toujours en disant à quel point elle était contente de travailler avec moi. Alors que je ne faisais que mon job. C’est dur de se faire engueuler par un client, mais tout autant difficile de se faire cajoler. Anne, je garderai en souvenir de toi nos fous rires lors de dîners/réunions, nos ragots qu’on aimait colporter au téléphone et nos récits de voyage personnels. Je te souhaite tout le succès que tu mérites dans tes nouvelles fonctions. Merci. A+.