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    Archive pour septembre, 2009

    It’s not personal, Sonny. It’s strictly business.

    MichaelcoreleoneC’est ce que Michael Corleone répond à Tom Hagen quand il lui annonce son intention de tuer le flic corrompu McClusley lors d’un repas au restaurant dans le film The Godfather (Le Parrain). Je ne vous ai jamais dit à quel point je suis un fan de ce classique du cinéma. Je l’ai vu des dizaines et des dizaines de fois, sans m’en lasser, je ne peux pas passer une année sans me lancer dans la trilogie complète. C’est mon rituel. Quand Michael lance cette phrase, il convainc son demi-frère, Tom, que sa décision d’abattre le ripou est basée sur une réflexion rationnelle et non émotionnelle. Business, Tom. Strickly business. On connaît la suite. Bullshit. Le mot business m’horripile. Il est défini par des codes qui n’ont plus leur place maintenant. Strickly business. No Way. Ne me mentez pas. Cette vieille rengaine de baser ses actions uniquement sur du tangible, sur des modèles d’affaires, des codes est dépassée pour moi. On ne fait pas des affaires avec des machines. On fait des affaires avec des personnes. Qui dit personne, dit relation personnelle. Lâchez-moi avec les relations d’affaires, uniquement basées sur des modèles économiques stricts. Qui dit personne humaine, dit sentiment humain. Réduire ses décisions d’affaires à des colonnes de chiffres sans tenir compte des gens qui représentent ces chiffres m’est très difficile à imaginer. Attention, je n’ai rien de la gauche. Je ne suis pas un socialiste, ni un communiste, encore moins un syndicaliste. Je suis assez de droite. Capitaliste. J’aime la liberté en affaires. J’aime les entreprises novatrices. J’aime les gars et femmes qui vivent de leurs passions, ces gens aux idées vivifiantes qui mettent tous ce qu’ils ont dans la vie pour créer une entreprise et de réaliser leurs rêves. Je ne suis pas un fan des subventions, à moins d’une justification extrême, en s’assurant de ne pas nuire au marché naturel qui s’est bâti seul. Quand Michael dit que c’est business seulement, il ment. Il a un sentiment de vengeance en lui. Venger son père. Se venger de McClusley qui l’avait malmené devant l’hôpital où son père était gardé. Business? Pan tout’. Et c’est normal. Quand je travaille avec un client sur un projet, je m’intéresse bien plus à ce client qu’à son besoin primaire de communiquer. Je m’intéresse à lui bien avant son produit. Dans ma philosophie, je ne peux bien saisir un mandat, sans bien connaître le client. Son ADN. Et ça ne s’arrête pas à ce qu’il fait dans la vie, mais qui il est vraiment. En apprendre sur les gens est aussi important que de tout savoir le pedigree d’une entreprise. Être émotif en relation d’affaires n’est pas une faiblesse, mais une ouverture d’esprit qui donne des résultats constructifs. Je suis un intermédiaire entre deux humains. Une entreprise menée par des humains qui offrent un produit à d’autres humains. Pas une business vers un marché cible. Si je réussis à connecter les deux personnes et faire vivre une rencontre intéressante et constructive, je réussis à bâtir une relation basée sur des valeurs. Si mon unique but est de dire à A que B est moins cher que C et meilleur que D, je ne vais pas très loin. La magie des réseaux sociaux est d’avoir permis à une entreprise d’être plus près de sa clientèle, en la rendant disponible et accessible, qu’importe la grosseur de cette entreprise. Créer des relations c’est s’assurer d’une meilleure compréhension lors d’une crise (comme une crise économique, par exemple) avec ses clients. C’est lorsque ton client vit une période difficile et qu’il a besoin de toi que cette relation, basée sur le respect mutuel, devient importante. Quand les chiffres deviennent accessoires. It’s not business, Sonny. It’s strickly personal. Personal.

    Prêt pour la « vraie » vie?

    appleVendredi dernier, je recevais à mon bureau une jeune étudiante du Cégep de Jonquière inscrite en ATM (Arts et Technologie des Médias). Sa mère qui travaille dans le milieu des médias m’avait référé afin de lui brosser un tableau assez réel de la profession de créateur publicitaire. Sous forme d’entrevue, j’ai répondu aux questions à la fois candides et pertinentes de mon apprentie journaliste. Je dis candide avec beaucoup de respect, car je trouve que la jeunesse a cette qualité, souvent hélas de moins en moins véhiculée aujourd’hui, d’être animé par cette petite flamme qu’on appelle la passion. Si pour elle, cette entrevue avait pour but de mieux orienter son choix de carrière en optant pour la création publicitaire (au lieu d’animateur/ journaliste/ technicienne/ etc.), pour moi ce fut un bel exercice d’introspection. Même si ce blogue me permet assez souvent d’écrire des réflexions sur le sujet, le fait de répondre à des questions précises à quelqu’un dont le but est de suivre mes traces était un exercice différent pas mal intéressant. Dans ce genre de situation, je suis assez volubile. J’adore parler de ce que je fais dans la vie. Je me sens surtout privilégié d’exercer un métier que j’adore qui me permet de bien gagner ma vie tout en me réalisant personnellement. Je sais que c’est plutôt cliché comme affirmation, mais le fait demeure qu’autour de soi, trop peu de gens sont heureux de leurs sort professionnel, comptant les jours comme des détenus jusqu’à leur libération (lire retraite). Ce que j’ai particulièrement apprécié dans cette rencontre, c’est surtout le fait que cette étudiante décide de rencontrer quelqu’un comme moi qui travaille tous les jours dans le domaine afin de lui brosser un portrait juste et précis du quotidien qui l’attend à la fin de son cours. Non pas que je doute que ses professeurs le fassent, mais la pratique est souvent loin de l’apprentissage. Je pense qu’il est impensable de choisir une formation collégiale ou universitaire et de ne pas faire plusieurs stages en milieu de travail, ne serait-ce qu’au début de simples stages d’observation. Dans une autre vie professionnelle, j’ai eu l’occasion de prendre des stagiaires d’ATM, en fin de formation. Toutes les fois, je suis arrivé à la même conclusion qu’eux : pourquoi avoir attendu à la fin de leur formation pour leur faire découvrir la réalité qui les attendait? Trois ans en vase clos, dans une classe douillette, à apprendre « théoriquement » la profession, parce que la vraie vie est la plupart du temps bien différente des grandes théories. Je me souviens surtout de stagiaires gonflés à bloc, persuadés d’être prêts à faire flèches de tout bois, se dégonfler tout doucement pour se rendre compte que le métier n’était peut-être pas ce à quoi ils s’attendaient. Pas plaisant ça. Et surtout évitable. Je pense que les étudiants gagnent à se frotter au milieu, à mieux saisir leur futur, à mieux challenger leurs professeurs au retour d’un stage en leur soumettant des questions plus précises de manière à réorienter le tir; et c’est finalement le métier qui gagne, en fin de compte, à mieux former sa relève.

    On parle de goût, pas dégout.

    filletteÇa arrive à l’occasion. Pas souvent, mais juste assez pour en parler ici. Je campe une situation tout à faite fictive. Dans celle çi, je présente la maquette d’un projet à un client, celui-ci réagit de cette façon : il aime bien le concept, l’idée générale, le slogan, le body copy, tout baigne, MAIS je vois bien que quelque chose le titille. Il me dit qu’il déteste la couleur dominante. Ce n’est pas dans sa palette. Il n’aime pas. Et il n’en démord pas. « Ce n’est pas beau! » Comme un enfant qui dit : « C’est pas bon! » Tu as beau expliquer que c’est une couleur très tendance, saisonnière, représentative, contrastante, différente, complémentaire, tendre, pimpante, apaisante, tonique, froide, chaude, distinctive, full 80′s, full 70′s, full mode-genre-truc… « Ce n’est pas beau! » Point. Il ne dit pas que cette couleur est inappropriée, ni qu’elle manque de contraste. Non. Il n’aime pas. Point. En fait, il serait quasiment prêt à saborder le concept tellement il la déteste. L’idée sort moins bien sur cette couleur, bla-bla, le slogan est moins bon sur cette couleur, bla-bla, bref, y a vraiment rien qui va. Uniquement par rapport à ses goûts personnels. Pas de logique. Pur sentiment. On parle de couleur, mais il va de même pour la typographie. « Haaaa, pas en italique! Je déteste les italiques… C’est laid des italiques! C’est moche des italiques! C’est croche des italiques! » « Pourquoi utilises-tu des italiques? Ce n’est pas beau! » Beau? Moi, je trouve le contraire. J’aime bien les italiques. C’est pourtant utile des italiques. Ça danse des italiques. Ça s’exprime des italiques. Ç’est délicat. Instable. Charmant. Plein de qualités. Mais ça ne passe pas. Les arguments techniques, professionnels, rationnels, historiques et métaphysiques n’ébranlent pas la haine que l’on peut porter à ce style typographique. Rien à faire. Le dégoût l’emporte. « Et mon logo, il pourrait être plus gros? Vraiment très gros! Parce que j’ai lu le livre de monsieur Truc – 101 trucs publicitaires – et il le dit, lui, à la page 64, que le logo n’est jamais assez gros… » Heu. Je suis bouche bée là. « Vous ne l’avez pas lu? » Non désolé, seulement feuilleté. Ce n’est pas mon truc, les trucs de M. Trucs. Mais, si c’est écrit, c’est donc vrai, non? Oui, comme ce blogue. « Mais vous n’êtes pas M. Truc! » Revenons à notre maquette, maintenant que je l’ai modifiée à votre goût. Pardon? Vous me demandez c’est quoi ces minuscules bidules autour de votre logo ? C’est votre concept, monsieur. J’ai pensé vous faire plaisir, alors j’ai mis votre logo gros comme la page et j’ai mis un tout petit concept, gros comme un pois (mais pas vert, car vous trouvez que c’est laid, le vert), minuscule, microscopique, de façon à ne pas nuire à votre logo, j’ai mis le slogan en minuscule Arial (je n’ai pas osé mettre Helvetica…). Place au logo! Comme Monsieur Truc le dit. En page 64. 101 trucs publicitaires. L’évangile selon Truc. Les recettes publicitaires de Truc. Ajoutez seulement de l’eau. Concept en poudre. Évitez d’inhaler. Peut vous donner une apparence normale, parfaitement comme tout le monde. Pour être certain de ne pas vous démarquer. N’est-ce pas qu’il est bien votre logo comme ça dans la page. Il prend toute la place et comme ça, tout le monde c’est que c’est vous qui annoncez. Génial non? Vous serez vu. C’est ce qu’on veut est être vu, non? . Pas nécessairement compris ou apprécié, mais vu.

    MAJ
    Après les commentaires reçus sur Facebook à la suite de la parution de ce billet (j’aurais aimé avoir les commentaires ici, mais l’important c’est d’en avoir…), j’ai senti le besoin d’approfondir ce billet. C’est vachement drôle les perceptions. Je n’ai pas eu l’impression de me lamenter dans ce billet, mais plutôt de tenter d’expliquer uniquement qu’un client peut avoir de la difficulté (quelques fois) à prendre un certain recul par rapport à son entreprise. Le fait d’engager un gars comme moi est déjà une ouverture et surtout une manière d’accepter de se faire dire par quelqu’un d’autre qu’on serait mieux de se présenter de telle ou telle façon. Et de faire confiance. C’est surtout l’aspect majeur que je voulais que l’on comprenne de ce billet. Surtout pas que je considère mes clients comme des plaies qui agissent en bornés. J’ai trop de respect pour eux pour ça. Ce qui est difficile dans un métier comme le mien est de faire accepter des idées qui ne sont pas là pour faire plaisir ou plaire à mon client, mais bien aux clients de mes clients. C’est une nuance majeure. J’ai déjà présenté à un client un projet monté pour des adolescents. Lors du dévoilement de mon créatif, le client a eu une réaction intéressante : il m’a dit qu’il n’aimait pas vraiment le style de graphisme utilisé, mais qu’il considérait que c’était normal puisqu’il avait 55 ans et donc très loin du marché cible auquel cette production s’adressait. Pas facile comme exercice, mais tellement important et promordial. C’est ce que je pense qui fait toute la différence. Je ne fais pas de la pub ou du design pour moi, ni pour mes clients, mais pour les clients de mes clients. Il faut être en mesure de faire abstraction de ses goûts personnels, moi le premier, et penser en fonction de notre clientèle visée. Voilà, pour la mise à jour.

    Mille Lieux.

    mille-lieuxOuf. Mon dernier billet remonte à plus d’une semaine… Pas eu beaucoup de temps à moi dernièrement; comme j’ai beaucoup de dossiers à mener de front, je néglige un peu cet espace. Parlons de l’un de ces mandats. On m’a confié la recherche du nom et le design du logo de ce qu’on appelait avant Le Village de Sécurité routière. Un parc thématique pour enfant dont la particularité était d’avoir reproduit un village miniature dans lequel les enfants pouvaient rouler en voiturette ou vélo. Cet endroit avait connu son apogée dans les années 80 pour tomber vétuste dans la dernière décennie. Je connaissais très bien l’endroit pour y avoir travaillé l’été de mes 16 ans. Mon deuxième emploi à vie. J’en ai gardé des souvenirs ineffaçables : emploi d’été parfait, à l’extérieur, avec 12 animatrices (remarquez le féminin!!!), et un horaire de semaine. On gagnait peu, mais le travail était assez facile. Bref, disons que j’étais en terrain connu. Le parc sera rénové l’an prochain pour lui donner une seconde vie et une nouvelle vocation : un parc voué à une clientèle plus jeune (0-12 ans) et composé de mondes différents : le labyrinthe, la forêt, le village, les jeux d’eau, etc. Des mondes laissant place à l’imaginaire des enfants. Au lieu d’avoir développé des endroits précis, les concepteurs ont préféré laisser les jeunes explorer eux-mêmes et décider de la vocation finale des habitats. Magnifiquement conçu par le bureau Daniel Arbour & Associés et piloté par la talentueuse Dominique Baril, le parc devrait recevoir ses premiers clients à l’automne 2010. Comme je le mentionnais plus haut, mon mandat était de baptiser le nouveau parc; j’ai opté pour « Mille Lieux ». Inspiré par les mondes qui le composent, le nom a un côté magique digne des contes de fées et le double sens de le placer géographiquement (le parc se situe au coeur du Parc de la colline). « Mille Lieux » renforce la notion d’imagination, en exagérant le nombre de possibilités que représentent les mondes proposés. Le design du logo est venu tout simplement en observant les plans : chacune des lettres devenant un objet représentatif du parc : le M qui fait une maison, les L qui font la forêt, etc. Le logo se veut très ludique et amplifie la notion de jeu. Les couleurs utilisées sont pures et simples, des couleurs de base utilisées par les enfants. Belle initiative pour la Ville de Saguenay que de créer cet univers pour les plus jeunes enfants, à la fois ceux de ces citoyens, mais ceux des touristes en visite. Il y a avait d’ailleurs un manque à ce niveau dans l’offre touristique régionale. À noter que le parc sera ouvert été comme hiver…

    Vision 2025.

    madmenVendredi, j’assistais au Forum Vision 2025, forum sur l’enjeu de la relance économique régionale du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Une activité organisée par le centre de recherche sur le développement territorial de l’UQAC. En fait, j’étais panelliste avec 5 autres intervenants à la table ronde sur « la mise en valeur du capital de créativité régional ». Bien que le forum fût un exercice très théorique, j’ai aimé l’expérience et apprécié échanger avec des gens de différents milieux sur le sujet fascinant qu’est la créativité. Voici le texte que j’avais préparé pour l’occasion…

    Quand j’étais étudiant en design graphique à l’UQAM, mes professeurs venaient presque tous d’Europe. Ce qu’on m’enseignait était la façon de faire européenne en matière d’idéation : une façon de faire basée sur la créativité des idées et non sur leur faisabilité. Il y avait là une grande nuance. Alors que les autres universités préparaient des designers pratiquants, beaucoup plus bercés par des principes américains, l’UQAM, elle, forçait ses étudiants à se questionner, à trouver des idées nouvelles, sans se badrer des contraintes d’essayer de les réaliser. Libéré de cette emprise, naissaient des idées quelques fois farfelues, impossibles et parfois vertigineuses, mais rarement ennuyantes. Je suis avant tout un gars de pub. Un gars qui vous vend des trucs. Pas les siennes, celles de ses clients. Tous les jours, je me creuse la tête pour trouver une idée qui va me permettre de vous présenter mon client sous son meilleur jour. Tous les jours, je cherche une façon de démarquer mes clients par rapport à sa concurrence qu’elle soit locale ou nationale. Chaque jour, finalement, je suis imputable aux idées que je soumets à mes clients. C’est ma seule planche de salut. La créativité est mon leitmotiv. Mon Do It Or Die. C’est mon quotidien. Le dossier le plus difficile à réaliser est celui dont le budget n’a pas d’importance, dont les délais sont flous et les conséquences de retard absentes. L’ennemi de la créativité, c’est la liberté totale. De la contrainte naît la créativité. Et avouez que des contraintes, dans une région comme la nôtre, c’est assez facile à trouver. Il faut toujours faire plus avec moins. Il faut être en mesure de propulser nos forces et de combler nos faiblesses. Prenons par exemple le tourisme : pourquoi s’acharne-t’-on à jouer dans les mêmes plates-bandes que les autres régions. On n’arrête pas de nous dire que nos étés sont pourris, mais que notre hiver est époustouflant et que ça nous distingue, pour quoi ne pas faire de l’hiver, notre principale destination et laissez l’été aux autres. Pourquoi qu’à chaque fois qu’un entrepreneur nous épate avec un nouveau produit, on se précipite à faire la même chose pour être certain que le marché se dilue et devient obsolète. Pourquoi faut-il toujours que nos idées soient calquées sur des idées d’ailleurs. Pourquoi quand tout le monde zig, on ne zag pas? Il faut oser. Les gens qui réussissent à redéfinir leur profession, à sortir des sentiers battus, à créer des nouvelles façons de voir et de faire, le font souvent à contre courant des marchés, des demandes et des modes. Il faut cesser d’avoir peur d’être différent. Il faut cesser d’avoir peur des nouvelles idées. Il faut cesser d’avoir peur d’avoir peur. Vous me parlez de créativité, je vous parlerai de travail. Laissez-moi vous louanger les vertus de la sueur de bras. Laissez-moi surtout la chance de redonner au mot « labeur » ses lettres de noblesse. Parce que l’on a trop souvent dénigré, ces dernières années, les gens qui travaillent trop; vous comprendrez ici que le mot trop est entre guillemets. Parce que notre société de loisirs a décidé que la notion de travail ne devrait plus occuper la place qui lui revient. On a droit à une belle campagne qui nous dit qu’ici c’est possible, il faudrait en faire une aussi qui dit que travailler plus, c’est aussi possible et ça rapporte. Il faut valoriser les initiatives. Notre lourd passé syndical nous a fait rouler trop longtemps sur la voie de service; prenons notre place sur la grand-route et mettons-nous au travail. Félicitons les initiatives. Il faut se responsabiliser. J’adhère au principe de 1 % d’inspiration pour 99 % de transpiration. Des idées c’est assez facile à trouver, des bonnes, ça prend pas mal plus de temps. La région est-elle prête à mettre autant d’effort à s’en sortir? La région est-elle prête à prendre des risques? À se mettre à penser autrement? À se mettre à travailler plus fort? Rassurez-moi.

    > Image générée par le site Mad Men Yourself – où il est possible de vous transformer en un personnage de ma série télé préférée.

    Philosophie du lundi

    philodulundi_15

    Le nouveau site de Chlorophylle est en ligne.

    chloro_2009Enfin. La mise en ondes d’un site est aussi stressante que celle d’une émission en direct de télévision. On est là devant notre écran, espérant l’accouchement sans douleur. Vous comprendrez que le « on » est très très inclusif, je ne suis pas le mec qui a mis le site en ondes. Voilà, c’est aujourd’hui que le nouveau site de Chlorophylle est lancé. Complètement revu, redesigné, reprogrammé, c’est un site tout neuf qui entre en ligne. Créé conjointement avec Savate, mes potes à la programmation et l’équipe interne de Chlorophylle, mes potes aux textes et au graphisme, le nouveau site se veut plus près des nouvelles tendances du web. Le principal ajout est la possibilité de devenir un Chlorophyllien. Un membre de la gang. Au-delà des couleurs et styles, Chlorophylle veut avant tout que vous adhériez à ses valeurs; en devenant Chlorophyllien, il vous donne l’opportunité de dialoguer avec eux. Vous bénéficiez ainsi d’exclusivités, d’éditions spéciales, de promotions uniques, d’un processus de garantie simplifié et d’une communauté de gens aux passions communes. J’ai écrit souvent sur ce site combien je me sens privilégié d’avoir développé une relation (j’hésite à apposer le mot « affaires » tellement je trouve le terme strict et peu chaleureux); une relation de confiance mutuelle, une relation professionnelle exceptionnelle avec cette organisation. Je suis un Chlorophyllien dans l’âme. Quand je suis à leurs bureaux, je me sens chez moi. On a des discussions autres que « business ». Le site est « slick ». Désolé y a pas de termes plus précis en français. Je n’en suis pas l’unique responsable, vous vous en doutez bien. La boîte de programmation Savate, avec à sa tête Jérome Bouchard, a fait un travail extraordinaire en construisant le site à partir de son tout nouveau module CMS (système de gestion de contenu). Le site est administrable de A à Z, laissant au client, la chance de tout changer, de créer, modifier, améliorer, de se passer de nous, finalement… Bien intéressant pour un designer de créer un site sur papier, mais d’être appuyé par des plus whiz que soi, c’est génial. Bravo les gars. Maintenant, laissez-moi vous parler de l’équipe interne de chez Chlorophylle : Catherine, fraîchement issue du BAC en plein air de l’UQAC, a fait un travail exceptionnel depuis qu’elle s’est jointe à l’entreprise, en donnant un coup de pouce au niveau de la rédaction des textes (on lui doit d’ailleurs le terme « Chlorophyllien » et la rédaction de la plupart des textes sur le blogue interne et externe de l’entreprise), mais avant tout en organisant des activités plein-air pour les employés et planifiant les sorties de photos. Nico, Anne-Julie et Véronique, aux photos et vidéos (ainsi qu’à l’intégration) ont également eu leur mot à dire. J’aime bien me retrouver parmi eux. J’imagine que pour un travailleur autonome, comme moi, se retrouver dans une grosse organisation c’est comme pour un enfant unique de se retrouver à la table d’une grande famille : enivrant et différent, mais surtout ça me sort complètement de mon quotidien. Vistez le site. Et faites ce que vous dit le nouveau catalogue automne-hiver 2009 : sortez. Sortez, Chlorophylle s’occupe de vous garder au chaud, sec, tempéré, confortable…