À mon père.
Il y a un an tu t’es présenté devant une montagne plus haute que celles des Monts-Valin. Je n’étais pas trop inquiet; les montagnes, tu connaissais. En hiver, tu en avais tellement descendu avec tes amis. Des pentes de toutes les sortes : des poudreuses ou des glacées, des douces et des abruptes. Et dans ta vie aussi tu avais connu des descentes vertigineuses. Des versants si abrupts qu’on en perd le soleil. Tu avais même connu le vide. La perte de l’essentiel. La perte d’elle, ta fille. Même au plus bas de cette pente insurmontable, avec l’aide de ta compagne, tu avais su regagner, petit à petit, sans remonte-pente, le sommet de ta vie. Il y a un an, cette nouvelle montagne que tu devais affronter était plus maligne que toutes les autres. Elle ne te laisserait aucune chance. Même tes efforts surhumains, ceux de ma mère et de tes proches n’ont pu la vaincre. Il y a un mois, la nouvelle nous ensevelissait tous. Une avalanche nous emportait avec toi. Même nos larmes, la chaleur de nos coeurs ne pouvaient vaincre la neige qui te recouvrait. Même en creusant à nous casser les ongles, ton corps était le seul à fondre sous cette neige qui durcissait. Sous la neige, qui te dissimulait, on entendait ton coeur. Ce grand coeur. Ce coeur que savaient apprécier tes amis et craindre tes ennemis. Ce coeur qui savait battre le rythme. Ce coeur si vaillant. Maintenant que tu es plus haut que les montagnes, tu garderas un oeil sur nous. Il y a tellement à faire là-haut pour un gars comme toi. Tant de trucs à réparer. Tant de personnes à aider. Tu ne manqueras plus jamais de temps pour tout faire. Et quand tes proches auront une montagne à gravir, eux aussi, s’ils trouvent que la pente est plus douce que prévu, c’est que tu seras passé avant eux.
Posté: octobre 31st, 2008 sous Humeur.
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Quand mon garçon a terminé le secondaire et prit le chemin du Cégep, je lui ai écrit une lettre lui disant qu’il entamait l’une des étapes les plus passionnantes de sa vie : entrer dans le monde, le refaire, le défaire, le réinventer, mais surtout amener sa participation à celui-ci. J’ai toujours été un grand défenseur des Cégeps. Toutes les fois que des débats sociaux ont condamné ces institutions au pilori, je me suis souvenu de ma propre expérience en imaginant comment ma vie aurait été différente si je n’avais pas vécu à fond ma vie de cégépien. Au delà de ses qualités éducatives, la vie collégiale représente un incubateur de vie : l’endroit où se forge le citoyen de demain, l’endroit où tu découvres que tes passions peuvent t’amener ailleurs, où tu découvres, à la sortie de l’adolescence, l’embryon de ce que tu deviendras. Quand je suis entré au Cegep de Chicoutimi en 1982, je me voyais devenir écrivain ou journaliste. Je me suis impliqué à fond dans des activités connexes : journal étudiant, radio étudiante, improvisation, théâtre; tellement impliqué que cela a changé mon plan de carrière. Je me suis rendu compte que je voulais faire autre chose que ce dont j’avais planifié. Que les expériences diverses vécues au Cégep m’avaient autant aidé à cheminer que les cours que j’avais suivis. Si je parle du terrain fertile des collèges, c’est que 3 cégeps de la région :
J’avais omis d’en parler et je m’en voulais un peu, car je trouve pas mal important de promouvoir un produit bien de chez nous. Les fermes Laurier Bouchard, en affaires depuis 1930, est une entreprise spécialisée dans l’élevage de bœuf. Jusque là, rien de bien exceptionnel vous me direz; mais ses méthodes d’élevage naturelles, le vieillissement de sa viande pendant un minimum de 21 jours, et l’acquisition de veaux exclusivement nés au Lac-Saint-Jean, en font des producteurs différents. L’entreprise avait cessé sa distribution en 2006 dû à un manque d’infrastructures adéquates pour desservir efficacement les marchés d’alimentation de la région. Mais voilà que l’implantation d’un atelier de coupe permet à l’entreprise de remettre sur le marché son bœuf 100% régional, sans hormones de croissance et nourrit exclusivement d’une alimentation végétale. Une qualité de viande et une garantie de traçabilité unique dans le marché. Le bœuf est disponible dans plusieurs points de vente de la région du Saguenay Lac-Saint-Jean, dont des marchés d’alimentation et boucheries spécialisées ainsi que dans certains restaurants. Il faut goûter! Et comme dit mon ami André Michaud : pourquoi ne pas se faire un hamburger « made in » Saguenay-Lac-Saint-Jean avec du 







