Mad Men.
Quelle belle série télé que ce bijou de Mad Men. Pour ceux qui la connaissaient déjà (la deuxième saison est commencée depuis juillet), veuillez excuser mon ignorance, car je viens tout juste de la découvrir. Une série qui nous conduit au début des années 60, à New York, dans le merveilleux monde de la publicité (!). Joliment tournée, la série dépeint les moeurs de l’époque et dépeint un monde que les plus jeunes d’entre vous ne peuvent avoir connu. Ce qui est le plus bouleversant c’est de constater l’importance du tabac et de l’alcool dans chacun des épisodes, presque la totalité des personnages fument, et ce, partout où bon leur semble : train, bureau, restaurant ou clinique médicale. Dans une société comme la nôtre où les fumeurs sont devenus persona non grata, c’est tout un choc. Mad Men est le sobriquet que les gens donnaient aux personnes qui travaillaient en publicité sur Madison Avenue, à l’époque. Don Draper, un des personnages principaux de la série est le directeur de création de Sterling Cooper, une des meilleures agences de New York. Personnage complexe, il est très représentatif des hommes de la série : buveur, marié, mais très volage, sexiste et raciste. À l’opposé, son épouse, réservée, à la maison et complètement dévouée est le portrait type de la femme des années 60. Un magnifique tableau des moeurs américaines de ces années-là, quoi. L’action se déroule donc à l’agence, où le sexisme envers les employées féminines est stupéfiant, où les chassés-croisés y sont nombreux. Il faut voir s’exprimer des clients, comme Lucky Strike (cigarette) qui juge que le gouvernement est trop sévère au sujet du tabac, qui trouvent déplorable qu’ils ne puissent plus faire témoigner des médecins dans leurs pubs, vantant les mérites de leurs produits (!). On est loin des lois d’aujourd’hui. Magnifiquement réalisée par l’excellent Matthew Weiner (on lui doit aussi Les Sopranos), la série Mad Men veut le coup d’oeil. Les comédiens sont vraiment bons, le ton juste, l’atmosphère crédible, et le monde naissant de la publicité tel qu’on la connaît aujourd’hui y est superbement présenté. En passant, question de censure : la série est disponible pour téléchargement sur iTunes Music Store, mais les gens d’Apple ont censuré l’affiche en enlevant la cigarette au personnage en ombre (image ci-haut)… Par chance qu’ils n’ont pas décidé de flouer l’image à toutes les fois qu’un personnage fume…
Posté: août 31st, 2008 sous Coup de coeur!, Pub.
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C’est impressionnant de voir à quel point certaines entreprises ont de la difficulté à se laisser convaincre de revitaliser un peu leurs logos. Même si ces entreprises sont pourtant souvent prêtes à se faire suggérer des nouveaux trucs, des concepts qui sortent de l’ordinaire, de nouvelles approches, mais lorsque vient le temps de parler du logo: niet, on n’y touche pas! La plupart des raisons évoquées pour refuser une telle opération sont une question d’identité ou de référence même si, à la base, les modifications suggérées sont pour la plupart pratiques ou esthétiques. Pourquoi une telle résistance alors que la plupart des grosses pointures mondiales ont toujours revampé petit à petit leurs signatures. Jamais dramatiquement, bien sûr, mais subtilement. Des marques prestigieuses comme
Il y a toujours eu des tendances et des modes au niveau marketing, du « one to one costumer » des années 90 au branding d’aujourd’hui, se sont mélangées plusieurs notions comme celles du guérilla et buzz marketing. Sauf que jamais notion n’aura été autant nébuleuse et mal comprise, pour les entreprises, que celle du branding. Le printemps passé, j’ai assisté à une conférence à Montréal sur ce sujet et bien que rien de nouveau ne nous a été présenté, ce qui m’a le plus surpris est la mauvaise interprétation de ce que le branding signifie pour les gens. En fait, la confusion vient plus souvent qu’autrement quant à l’utilisation du mot. Commençons par dire ce que ce n’est pas en premier. Un branding n’est pas un logo, ni la déclinaison graphique d’une entreprise. Ce n’est pas non plus un produit. Le branding est ce que les consommateurs vivent par rapport à votre entreprise. Sentimentalement. L’expérience globale. Ce n’est pas ce que vous dites que vous êtes, mais bien ce qu’eux disent ce que vous êtes. Nuance majeure. On peut toujours tenter d’influencer par nos communications, mais ultimement c’est le client qui décide ce que vous représentez pour eux. Plus facile en théorie qu’en pratique. Cela rejoint un peu ce dont j’avais mentionné lors de ma lecture du livre 
Étrange comme les choses changent dans une vie. Prenez par exemple l’image que j’ai de moi-même par rapport à ma profession. Quand j’ai débuté dans le métier, il y a une chose que je n’étais pas capable d’entendre à mon sujet : « haaa, vous êtes un artiste? », ou, « vous, les artistes… ». Je me débattais haut et fort. Je criais au monde entier que je n’étais pas un artiste! J’étais plus que ça. J’étais un communicateur. Un publicitaire. Un consultant. MAIS surtout pas un artiste. Parce que la notion d’artiste me semblait péjorative. Parce que, selon moi, un artiste n’en faisait qu’à sa tête, ne se basait que sur son pif, ne prenait aucune critique; bref, il manquait de professionnalisme. Pour moi, la différence était majeure entre un designer graphique et un artiste. Surtout vis-à-vis le client: l’artiste n’en avait pas : il avait des admirateurs ou des collectionneurs. Cela m’a pris presque 25 ans avant de réaliser que, finalement, je l’aime bien ce chapeau d’artiste dont l’on m’a coiffé. Que maintenant si un client me traite d’artiste, je trouve cela plutôt flatteur! Après des années de reniement me voilà serein devant l’évidence : ben oui, dans le fin fond, un graphiste c’est un artiste. Pas de la façon dont je le décrivais précédemment, mais plutôt comme un individu qui cherche à créer et briser les paradigmes qui nous entourent, qui cherche à réinventer; une personne dont la routine rend morose. Je pense que ce changement majeur de perception, par rapport à mon métier, vient en grande partie des observations que je fais des autres qui pratiquent le même métier que moi. Dans une certaine mesure, le métier de graphiste, designer graphique ou de communicateur a tellement changé depuis l’avènement des ordinateurs que la notion même du métier a changé. Auparavant, on était un dessinateur publicitaire. On devait avoir le talent de créer, de dessiner. Par la suite, il a fallu se mettre à conjuguer avec les nouvelles technologies. Qui dit technologie, dit production, dit série. Une certaine conformité s’est établie. On reconnaissait de plus en plus, dans le travail des graphistes, le logiciel qu’ils utilisaient afin de réaliser une production; on pouvait savoir la version du dit-logiciel par la façon d’utiliser certaines nouveautés rajoutées dans cette mouture. On dénote depuis quelques années un grand retour de l’illustration, des techniques manuelles, de créations se rapprochant plus des techniques mixtes de l’art que du graphisme par ordinateur. Peut-être parce que les « vrais » graphistes en ont marre d’être comparés aux spécialistes du copier-coller. Que les professionnels du métier veulent faire un pied de nez aux gens qui s’improvisent en leur disant : « OK, vous voulez jouer dans la cour des grands, suivez-nous! »; comme un skieur extrême qui amènerait un skieur du dimanche à une petite randonnée « free skiing » où la technique fait la différence. Un retour aux sources, quoi. Qu’on ne m’étiquette pas de traditionaliste : je ne me passerais plus jamais de mon mac même si j’aime bien encore griffoner et donner vie à une idée sur du papier. Finalement, il ne me manque que le chevalet, le béret et le foulard. Parce que moi, vous savez, je suis un artiste. Haa…? Et moi qui vous croyais graphiste… Vraiment? Ben, je le suis un peu… quoique un peu plus… heuuu… beaucoup, finalement. Comme les temps changent.
Un mois. J’ai pu me retenir un mois. Un mois exactement. Depuis le 11 juillet , en fait que cela me titillait. Le mac évangéliste en moi était en sevrage… jusqu’à samedi dernier. J’ai couru chez
Quelques chiffres intéressants, parus dans la section « Crunch » du magazine
L’illustrateur et artiste de Montréal,