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    Archive pour juillet, 2008

    Se mettre dans le rouge pour acheter vert.

    Une étude réalisée par le Gandalf Group pour le compte de l’agence Bensimon Byrne, a démontré que les Canadiens sont très sceptiques quant aux frais supérieurs associés aux produits respectueux de l’environnement dénonçant, par le fait même, le marketing « vert » de certaines compagnies. 75 % des Canadiens estiment que les arguments écologiques sont plutôt des arguments de vente et 65 % pensent que les compagnies abusent du terme « éco ». Près des deux tiers des gens sondés ont dit ne pas comprendre pourquoi c’est plus cher de consommer des produits non dommageables pour l’environnement. Le même pourcentage croient que cela ne coûte pas plus cher de produire de tels produits mais, que les compagnies en profitent pour vendre quand même plus cher (!). 93 % des gens interpellés pensent que l’achat d’un électroménager à haute efficacité énergétique est un bon geste à poser pour l’environnement, mais seulement 38 % considère en acheter vu son coût plus élevé. 85 % des répondants veulent que le gouvernement légifère les produits écologiques et force les compagnies à être plus transparent au niveau de ses emballages : définition et certification des termes « éco », « bio » et « .. À faible émission… ». Les consommateurs perçoivent les compagnies qui commercialisent ce genre de produits, comme étant la source d’informations la moins fiable sur l’impact de ceux-ci sur l’environnement. L’étude réalisée sur 1500 répondants, entre le 26 juin et le 9 juillet, nous dit que les Québec est la province avec le plus haut taux de personnes concernées et motivées à faire des changements dans ses habitudes consommation. je mets par contre un bémol personnel là-dessus : il faut lire Le mythe du Québec vert de François Cardinal, pour comprendre que le Québécois moyen est sensible à l’environnement, oui en théorie, mais très peu dans ses pratiques quotidiennes. Cela résume bien ce que je pense: la meilleure façon de présenter une compagnie est de diffuser qui ils sont vraiment. Pas comment il voudrait être perçu. Toute la différence entre être et paraître.

    Quand une police nous dévoile son caractère…

    Il faut maîtriser un peu d’anglais et avoir une légère base en typographie pour savourer toutes les subtilités de ce petit vidéo. Si c’est le cas, amusez-vous!

    Paul, John, la paix et le respect…

    Ou comment résumer une semaine pas comme les autres. Une semaine où vous avez vu le spectacle de votre vie. Oui oui, je faisais partie des 200,000, 250,000 ou 275,000 personnes qui ont vu le show de Paul McCartney sur les Plaines d’Abraham dimanche dernier. À 50 pieds de la scène. En pied de grue 10 heures avant pour en arriver là. Pour voir et entendre celui qui m’a fait découvrir la musique. Mon premier disque acheté avec mon argent de poche, été 1974 (j’avais 10 ans), était l’album 1962-1966 des Beatles. Quel spectacle, quelle générosité! Je ne ferai pas de critique ou de description du spectacle, tout a été dit là-dessus. Je ne commenterai pas non plus les critiques (ridicules?) nationalistes. Non, mais je vais m’attarder plutôt sur un fait et geste qui m’a sauté aux yeux lors du spectacle: où était passé la génération lyrique (!!!!), où était passé cette génération peace and love qui nous a tant fait découvrir le monde (selon eux !!!), où était cette génération qui s’autocongratule dans les médias depuis des siècles et à qui, toujours selon elle, on doit tout. Où était-elle cette génération? Elle était au spectacle de Paul McCartney comme elle était à Woodstock, à la différence que cette fois-ci elle avait laissé ses beaux principes d’amour et de fraternité dans sa maison cossue de banlieue. Dans cette foule survoltée, où chaque pouce carré était occupé par quelqu’un, le respect et le savoir-vivre sont non seulement obligatoires, mais deviennent presque une question de survie pour un groupe d’une telle ampleur. Il m’est arrivé plus d’une fois de voir des gens tenter de rejoindre des amis, d’aller se soulager ou simplement de sortir, se faire rabrouer par des personnes qui tenaient à « leurs » places. Je suis peut-être de mauvaise foi, mais la plupart du temps, les gens offusqués qui ne laissaient passer personne faisaient partie de cette génération d’amour. Pas loin de moi, un gars de 60 ans, a frappé au visage, un jeune homme de 20 ans (définitivement avec un retard mental) qui tentait de passer. On est loin de Woodstock. Le même mec était le premier à lever les bras et mettre ses doigts en signe de paix et chanter à tue-tête « Give Peace a Chance », pendant le super hommage à John Lennon que Paul McCartney nous a servi. « Give Peace A Chance » pour moi et ma famille… mais pas pour les autres! Bye bye les beaux principes. Mon chum Roger aime bien dire que les bottines doivent suivre les babines… j’adhère à ce principe aussi.

    Macanudo et Jiix.

    Quelle belle initiative que celle des Éditions de la Pastèque d’avoir publié le recueil de bandes dessinées Macanudo de l’auteur argentin Ricardo Liniers. La Pastèque est une minuscule maison d’édition avec un immense souci de qualité; elle publie, entre autres les albums magnifiques de Michel Rabagliati (Paul à la campagne, Paul en appartement, etc). Macanudo est une série quotidienne de comic strip diffusée dans le journal La Nacion à Buenos Aires. Même si certaines histoires ne sont pas sans nous rappeler Mafalda, Calvin and Hobes ou The Far Side, la série se veut absurde et très expérimentale… Cela peu paraître audacieux pour un grand quotidien d’oser présenter une telle série pour nous, Nord-Américains, mais cette pratique est assez répandue chez nos voisins d’Amérique du Sud (j’ai toujours été impressionné par l’ouverture d’esprit que l’on retrouve dans le graphisme ou l’art en général de ces régions là). Découvert sur le net sur un site consacré à la BD (Bédéthèque.com), j’ai commandé le livre chez mon libraire de bandes dessinées préférées, Jiix, à Chicoutimi. C’est toujours un plaisir de fouiner dans cette librairie décorée avec soin, dotée d’un service plus que courtois et animée par ses deux propriétaires avec passion. Une telle spécialisation est, disons-le, très rare à retrouver en région. Il faut l’encourager. Quelle ne fut pas ma surprise de recevoir, en cadeau, une superbe affiche imprimée pour la sortie du livre Macanudo, reprenant les personnages les plus connus de la série. Je vous invite à visiter le magnifique site de Liniers, de découvrir ce bédéiste et artiste de talent. Et j’invite les gens aussi à visiter Jiix, et découvrir, par le fait même toute la « nouvelle » bande dessinée, qu’elle nous vienne du Québec ou d’ailleurs.

    Du nouveau…

    J’ai ajouté un lien pour que vous puissiez envoyer, par courriel, un article qui pourrait intéresser un ou une amie. La preuve que je lis vos commentaires…

    Philosophie du lundi.

    5 trucs qui tournent dans mes oreilles…

    Voici la liste des 5 albums que j’aime bien écouter ces temps-ci. Au bureau, à la maison et sur mon iPod. En cliquant sur les pochettes ou sur les liens des artistes vous accéderez à leurs pages MySpace.

    CUT COPY – In Ghost Colours
    En 1980, la plupart des membres de ce groupe ne devaient même pas être nés, mais leur musique est imbibée du style «new wave» de ces années-là. Mélangez Bryan Ferry, New Order, The Cars, brassez (vos hanches) et hop dégustez «Feel The Love». À écouter à fond sur la route des vacances!

    M83 – Saturdays = Youth
    Si vous aimez la musique électronique, les airs planants, la «french touch» des groupes comme Air, voilà un album vraiment très bon. Ici encore on sent l’influence des années 80, des Depeche Mode et New Order mais plus subtil que sur l’album de Cut Copy. Un disque que je risque d’écouter encore une bonne partie de l’été.

    DUFFY – Rockferry
    Décidément ce sera mon année chanteuse soul venant de Grande-Bretagne. Après Amy Winehouse, Adèle, voici Duffy. Chanteuse jazz qui sent les années Motown à plein nez, Duffy débarque avec sa voix feutrée et ses rythmes soul et funk. Encore une fois, les comparaisons avec ses compatriotes s’arrêtent là. Amateur de pop-jazz, Duffy est pour vous.

    VAMPIRE WEEKEND – Vampire Weekend
    Avec un nom pareil, difficile de classer ce groupe! Décrivant leur son comme étant joyeux, afro-pop et rock (j’ajouterais musique classique, ska, reggae, punk… inclassable je vous dis!) , ce groupe de New York fait partie de ceux qui ont réussi à se faire connaître via la magie d’internet. J’ai tout de suite été séduit par ses chansons: c’est vivant, drôle et très original, impossible de rester insensible à Vampire Weekend. À écouter d’urgence, c’est tellement bon ! C’est mon groupe favori du moment.

    SCARLETT JOHANSSON – Anywhere I Lay My Head
    Massacré par la critique, l’album de la blonde actrice (préférée de Woody Allen) est avant tout étrange. On ne s’attend pas à une voix si grave de sa part, à la limite d’être androgyne. Les «covers» de Tom Waits sont intéressants mais le son est nul, dommage. Rien de génial mais un disque qui m’a quand même plu.

    100 ou sans commentaires?

    Je sais que je ne suis pas à la lettre les règles de base du Blog 101. Normalement, le fonctionnement d’un blog est d’émettre une opinion, de la partager, de susciter une réaction et de permettre un débat. C’est un résumé plutôt bébête du web 2.0. Disons que moi, je vous en cache un brin. Oui, je parle de choses et d’autres; oui, de temps en temps je prends position et bien sûr que je vous partage le tout, mais vos commentaires, opinions, je les garde pour moi. Pour la simple et unique raison que je ne veux pas, créer un forum de discussions et gérer des commentaires. Vous avez été plusieurs à me faire part que vous aimeriez répondre ou renchérir sur mes propos en ligne, mais je ne préfère pas. Geste égoïste, peut-être. Je considère que cet espace est le mien. Non pas que je veux y être seul… mais seul maître à bord, si. Et soyez assuré qu’ils soient positifs ou négatifs, j’adore recevoir vos commentaires. Qui sait, je changerai peut-être d’avis plus tard, en attendant, j’essaie d’écrire le plus souvent possible sur les sujets les plus variés sans nuire à tous les dossiers que je dois livrer. Voilà. Vous avez un commentaire, une opinion ou une question : n’hésitez pas à communiquer avec moi : info[at]traitdemarc.com. 100 ou sans commentaires? Moi seul le sais…

    «Mais quand je roule à vélo…

    … La tête dans les étoiles et dans le vide
    Le vent est doux, j’hallucine…
    Je roule à vélo
    La nuit est claire
    Le chemin désert
    Je suis invincible,
    Intouchable et immortel… »

    C’est la chanson (de Daniel Bélanger) qui me venait en tête quand je roulais en vélo en fin de journée. Plein soleil, légère brise, conditions idéales. Je n’ai pas pu rouler à mon goût depuis le début de la saison; beaucoup de boulot, mauvaise température… et une bonne dose de mauvaise foi. Mais aujourd’hui c’était génial! Fixé sur mon Devinci, plus rien ne m’arrêtait. J’avais presque oublié le sentiment de liberté, la douleur des muscles, mais surtout le bien-être intérieur d’une sortie en vélo. Pierre Lavoie me disait qu’il règle la plupart de ses projets ou trouve toutes ses idées en faisant son entraînement. Je le crois. En parlant d’idées et de vélo, ce n’est pas une nouvelle récente, mais je m’en voulais de ne pas en avoir parlé auparavant : Devinci va construire les vélos libre-service de la Ville de Montréal. En effet, imitant plusieurs villes européennes, Montréal mettra à la disposition de ses citoyens, des vélos dans plus de 300 endroits différents. Le vélo a été conçu par notre plus célèbre designer, Michel Dallaire (celui-là même qui avait conçu le flambeau olympique en 1976) et c’est mon ami Félix Gauthier et toute son équipe qui se chargeront de construire les 2400 vélos. Si le coeur vous en dit, vous pouvez participer à un concours pour trouver un nom au service. Vous pouvez soumettre vos idées d’ici au 8 août 2008 sur le site www.trouvemonnom.ca. Le gagnant remportera un abonnement à vie à ce service. En espérant que ce projet fasse des petits…

    ** Pour les amateurs de vélos et surtout pour les gens Devinci, je sais que je n’ai pas choisi, pour illustrer mon article, un modèle de cette année, mais c’est le mien et je l’aime bien mon vélo, moi. En plus, c’est mon blog, je fais ce que je veux! Parlant de blog, allez lire celui que Daniel Bélanger tient pendant sa tournée, c’est bon… et nous fait patienter avant sa venue à l’Opéra en septembre…