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    Archive pour juin, 2008

    Place au consommateur 2.0

    Depuis l’avènement du web 2.0, on a vu exploser le contenu sur la toile. Le navigateur moyen sur le net n’est plus inactif, mais bien participatif. Blogs, forums, etc., la facilité et les outils disponibles ont permis l’éclosion du nouveau web. Le consommateur lui aussi prend le contrôle. Dans un premier temps, les sites de références où les gens décrivent leurs expériences d’achats dans tel ou tel magasin, suivi des « product reviews » sont à la mode. Les articles du type « Protégez-vous » avec test-produits foisonnent maintenant, et ce, de plus en plus sur le net. Comme il est de plus en plus facile de communiquer, les consommateurs s’organisent, pas seulement pour partager leurs avis, mais pour tenter de provoquer des bouleversements si certaines situations les dérangent. Prenons par exemple la venue de l’iPhone au Canada; comme aux États-Unis ou en Europe, Apple a décidé de privilégier un seul fournisseur téléphonique, AT&T pour les américains, et au Canada, Rogers. Or, depuis quelques semaines, des rumeurs venant d’un peu partout sur le web, nous divulguaient les forfaits que Rogers proposerait et cela paraissait intéressant. La semaine passée, celui-ci ramenait tout le monde à la réalité (moi compris!!!) en émettant un communiqué qui diffusait ses véritables prix. Bang! Loin des forfaits américains, ceux-ci n’incluaient pas de réception de données illimitées et étaient beaucoup plus dispendieux… Il n’en fallait pas plus pour que le Consommateur 2.0 se mette au travail. Le meilleur exemple à ce jour : ruinediphone.com, un blog avec une pétition dénonçant les tarifs abusifs, pour la haute direction de Rogers en copie conforme à Steve Jobs, président d’Apple. Prévue être envoyer le 11 juillet, date de mise en vente de l’iPhone au Canada, la pétition a à ce jour, plus de 16000 personnes (dont moi) qui ont dit NON à Rogers. Cela va donner quoi? Trop tôt pour le dire, mais cela démontre quand même l’impact négatif qu’une telle « publicité » peut créer sur une entreprise. Si une seule personne, en quelques jours, avec l’aide d’internet et de bons diffuseurs de nouvelles réussis à ébranler et entacher la réputation d’une corporation comme Rogers, c’est une preuve qu’une entreprise doit vraisemblablement présenter patte blanche sinon elle se place en danger. Oui, cela se faisait avant, mais aujourd’hui l’impact est immédiat et incontrôlable. Jusqu’à ce jour, Rogers n’a pas répliqué. C’est à suivre.

    Nouvelle image pour Vida Flamenca.

    Le flamenco est un art complexe, réunissant à la fois le chant, la danse et la musique. Avant tout inspiré de cultures gitanes d’Andalousie, le flamenco a réussi à passer les siècles et se moderniser. On n’a qu’à penser à des groupes musicaux comme Ojos de Brujo et Martires del Compas qui ont donné un second souffle à ce style musical et lancer ce que l’on peut appeler le neo flamenco. Tout près de nous, au Saguenay, le groupe Vida Flamenca a réussi en peu de temps à s’imposer comme un incontournable au niveau de la culture régionale. Il faut les avoir déjà vus en spectacle pour ressentir toute la passion et la fougue que la troupe dégage. En créant la toute nouvelle imagerie du groupe Vida Flamenca, j’ai voulu faire sentir le côté sensuel, dramatique de cet art. M’inspirant d’une des figures les plus connues de la danse flamenco, j’ai créé une image qui se veut à la fois classique et moderne. Les teintes de rouge et de noir étant très présentes dans leur univers: leurs costumes de scène, la couleur de leurs cheveux, le rouge à lèvres, la passion et le drame de leurs mises en scène. La gestuelle créée par le mouvement du V majuscule donne toute la grâce et la volupté au design. Je me suis permis d’insérer, plus haut, l’esquisse de départ de mon logo. Encore aujourd’hui, toutes mes premières esquisses sont faites à la main. Même si je suis un pro-mac, que je ne reviendrais jamais en arrière (au graphisme traditionnel); rien ne remplacera le feeling du crayon sur le papier, de sentir les formes et les masses, de rendre clair, en quelques lignes, des idées plutôt confuses. Que ce soit pour un logo, une publicité magazine ou même un scénario télé, le simple fait de griffonner et de mettre en images mes prémices me permet souvent d’expérimenter sans me soucier d’une précision quelconque. La différence majeure de créer dès le départ avec son ordinateur, c’est de se contenter d’un produit presque final dès les premières tentatives. Tout pour s’empêcher de continuer à creuser et d’arriver à une idée plus cernée, plus inventive.

    Reverse Graffiti Project. Quand le graffiti devient écolo.

    Un graffiti propre. Difficile de s’imaginer un tel projet? C’est pourtant ce que les artistes du Reverse Graffiti Project* ont fait. Laver un mur à l’aide d’un produit nettoyant écologique de la compagnie Green Works en créant une murale (… et une publicité très originale pour le fabricant). Les artistes ont vaporisé le produit à travers d’immenses pochoirs illustrant une forêt pour ainsi créer une véritable fresque par abstraction (d’où le nom reverse graffiti). Ce qui est dessiné est propre, le reste demeure sale. Le résultat est impressionnant. Si on parle de graffiti, c’est que le tout n’a pas été exécuté avec des autorisations officielles, mais plutôt de nuit, clandestinement, comme les vrais graffiteurs le font. Il a été réalisé dans le tunnel Broadway de San Francisco où plus de 20000 voitures circulent par jour, par conséquence les murs sont couverts d’une épaisse couche de terre, suie, pétrole, etc. Un endroit parfait pour démontrer l’efficacité d’un produit de nettoyage. C’est surprenant et en même temps agréable de constater qu’une entreprise comme Green Works a donné son appui à un tel projet : l’art graffiti demeure un acte illégal, même si dans ce cas-ci, on parle d’un acte propre…

    * Je vous invite à visiter le site, il y a un vidéo du making-of.

    Ouch… (la suite)

    Vous vous souvenez du petit vidéo mis sur mon site la semaine passée, le cellulaire qui fait exploser du popcorn. Je disais comme commentaire : rien de scientifique, mais très explicite; j’aurais dû ajouter « … et plein de marketing! ». En effet, je suis tombé dans le panneau (comme 4,5 millions de personnes) et me suis fait prendre au piège par une pub virale. De plus en plus populaire chez les agences de pub, la création de faux vidéos, de pubs cachées, mis sur des sites comme Youtube. Le bouche à oreille fait le reste. On a tous dans nos cercles d’amis, des spécialistes du net qui nous inclut dans leurs envois, tous les derniers buzz disponibles sur le net. Les agences de pub l’ont compris et produisent de plus en plus des publicités dites « parallèles ». Dans le cas qui nous concerne, Cardowireless, n’a mis en ondes pas une, mais plusieurs mise en scène « pop-corn » (français, anglais) mettant en vedette des gens différents. Le canular a été annoncé sur des blogs de référence, hier. Avec lien sur le client, bien sûr, et la mention « Making popcorn with a cellphone happens only in movies ». Bien joué.

    Clin d’oeil pour la Fête des pères…

    C’est bien meilleur en vrai.

    Imaginez-vous assis sur un sofa en pyjama en train de visionner un concert rock hyper énergique… Un travelling et hop, on voit la foule qui crie, et hop, changement de caméra, un sourire du chanteur. Ça ne vous branche pas plus que ça, hein? Imaginez vous maintenant devant une scène, à écouter le même spectacle, à sentir toute l’énergie qui de se dégage du groupe. Vous avez le choix de regarder le musicien de votre choix, pas celui que vous impose l’écran, vous sentez ses mains sur sa guitare, vous entendez presque les cordes glisser sur ses doigts. Vous sentez la chaleur, la fougue, l’artiste qui travaille sans filet. Sans pause, si ce n’est celle que l’artiste prend pour vous parler, s’adresser presque personnellement. Cela n’a rien à voir avec l’album que vous avez entendu d’eux et c’est tant mieux. C’est moins léché, mais plus vrai. C’est toujours meilleur en vrai. C’est le thème que j’ai développé pour la programmation automnale du Théâtre du Saguenay. Sentir le vrai travail de l’artiste sur scène. Pas de fla fla, pas de reprise, que du brut, du vrai travail. Avouez que c’est pas mal plus stimulant d’aller au concert que de rester inactif devant sa télé. En plus, économiquement, pour l’artiste, c’est beaucoup mieux. Ils ne vous le diront pas tous, mais entre acheter son album ou de le voir en concert, un musicien préférera toujours la performance. Oui, pour sentir lui aussi la présence de la foule, l’amour que l’on lui dédie, mais c’est aussi pas mal mieux pour son portefeuille. Quand on sait comment il revient à l’artiste pour la vente de son album (mais c’est un autre débat et on y reviendra). Donc, pour l’automne, le Théâtre du Saguenay nous dévoile une programmation pas mal intéressante: des valeurs sûres, mais aussi des artistes de la nouvelle génération. Je vous invite à aller voir des spectacles, à encourager les artistes, à risquer de voir des artistes qui vous sont moins familiers. Faites des découvertes. Soyez au poste, et, vous aussi, vous verrez que c’est bien meilleur en vrai.

    Ouch…

    Rien de très scientifique, mais disons assez explicite…

    Philosophie du lundi.

    Africa Works par Benetton.

    Benetton a toujours fait les choses autrement. On se rappelle de sa campagne de pub provocante des années 90 dans laquelle les tabous tels tombaient un après l’autre; rien n’était épargné, homosexualité, sida, drogues, etc. Sa constance en communication a toujours été exemplaire : omniprésence du blanc, photo sans décor, logo à droite (souvent absent, c’est dire comment la reconnaissance de la marque est forte). Sa grande ouverture sur les cultures du monde a toujours marqué aussi ses communications, le magazine Colors en est le meilleur exemple. Pour sa campagne mondiale de communication 2008 Benetton met de l’avant un projet de microcrédit au Sénégal : Birima, la société de crédit coopératif fondée par le chanteur sénégalais Youssou N’Dour à laquelle le Groupe Benetton assure aussi un solide soutien économique. Birima, offre des services financiers à de petites et moyennes entreprises, à des artisans, des professionnels et des artistes pour leur permettre de lancer et de développer leur activité en toute autonomie. Titre d’un succès international de l’artiste, Birima est aussi le nom d’un roi légendaire du Sénégal qui, ne s’adressant qu’une fois par an à ses sujets, est devenu le symbole de la valeur de la parole donnée, d’un code moral qui rappelle le principe essentiel de la société : le demandeur de crédit ne doit fournir aucune autre garantie que sa parole et la respectabilité de sa famille. Birima aide les Sénégalais à créer leurs propres activités, en développant de petites entreprises. Il aide aussi les artistes et musiciens émergents. Ce fonds de crédit est ouvert à tous, et encourage en particulier l’adhésion des femmes et des jeunes. Le fonds Birima fournit à ses adhérents l’assistance nécessaire leur permettant de mener à bien leurs projets. Comme chez nous, l’aide aux jeunes entrepreneurs et aux petites et moyennes entreprises donne souvent plus de résultats que l’aide aux grands projets.

    Un grand détour… pour tes yeux.

    Quand je suis revenu au Saguenay en 1989, après un exil à Montréal, j’avais fait le tour des boîtes de communication, le porte-folio sous le bras et la tête pleine d’idées. J’avais décidé de descendre la rue Racine, la rue principale, et de faire les agences une par une. Je suis entré dans la première sur ma liste : Concept Communication et en suis sorti… 5 ans après. Jean-Pierre Cyr et Bruno Simard étaient à l’époque partenaire et j’ai complété le trio en démarrant le département de graphisme de l’agence. Si je parle de mes débuts au Saguenay, c’est que la vie nous réserve souvent de drôles de surprises. À l’époque, Concept occupait des bureaux au deuxième étage de la Librairie Régionale, un super bâtiment avec beaucoup de cachet, maintenant le Cabaret urbain Opéra remplace la librairie… et j’ai élu mon nouveau bureau au-dessus de celui-ci. À deux portes de mon ancien bureau. Cela m’a pris quasiment 20 ans avant de revenir sur mes pas. J’ai donc trouvé très drôle quand Jean-Pierre Cyr (maintenant JLN Technologie) m’a appelé pour travailler sur le re-design de son site internet de rencontre : pourtesyeux.com. Nouveau logo, nouvelles couleurs ainsi qu’une navigation simplifiée. Un look finalement un peu plus « clean », sérieux dans la démarche, mais avec un côté séduisant et humoristique. Jean-Pierre est derrière le succès du site Réseau Contact. Avec pourtesyeux.com, il est allé un peu plus loin avec des jeux, des activités différentes des sites de rencontre traditionnels. Toujours à la recherche de nouvelles idées, lui et son équipe font la manchette des journaux nationaux ces jours-ci avec leur nouvel outil de recherche Findloo.com. On y reviendra puisque je travaillerai aussi sur le dossier. À suivre…